Un cadeau original, discret et urgent : pour les fêtes de fin d’année, un peu de votre sang

Bonjour

Qui écrit les communiqués de presse de l’Établissement français du sang (EFS) ? Jadis c’était du copié-collé : il fallait donner. Avec le temps le texte a évolué. Aujourd’hui on pianote sur plusieurs claviers, pour toucher plusieurs « cibles ». Cela donne :

« Engagez-vous ! Prenez le temps de sauver des vies. Partagez votre pouvoir ! »

S’engager, comme dans l’armée. Prendre un peu de son temps, contre la mort. Reste le partage du pouvoir ? Voilà qui est plus complexe. Plus dangereux aussi, qui pourrait paradoxalement nous rapprocher de la marchandisation des éléments du corps humain. Pour l’heure nous sommes toujours dans un pays laïc qui, contre les vents capitalistes mauvais, maintient son credo du don corporel anonyme bénévole et gratuit. Notamment à l’approche des « fêtes de Noël ».

Moins d’une heure

Et puis l’essentiel : les réserves de sang sont en baisse depuis une dizaine de jours et sont désormais trop fragiles pour aborder en sécurité le début de l’année nouvelle.

« Alors que la fin de l’année est marquée par une baisse de la collecte de sang du fait des congés, des phénomènes météorologiques et des épidémies saisonnières, l’EFS en appelle à la générosité de toutes et tous en cette période de fêtes en les conviant dans l’un de ses 128 centres de collecte ou dans l’une des nombreuses collectes mobiles qui se tiennent en décembre. Vous êtes surbooké ? Cela ne prendra que 45 minutes de votre temps (dont seulement une dizaine pour le prélèvement).

« Engagez-vous ! Prenez le temps de sauver des vies. Partagez votre pouvoir ! »

A demain

Urgences : la relecture, par Martin Hirsch, de l’affaire de la femme morte de Cochin

 

Bonjour

C’était le 15 février 2014. Une femme de 61 ans avait été transférée à 16h 48 par les sapeurs-pompiers aux urgences de l’hôpital Cochin « pour une plaie au pied » à la suite d’une « chute sans signe de gravité ». Elle était retrouvée morte six heures plus tard – morte dans un fauteuil d’une salle des urgences de ce célèbre hôpital. Une enquête interne  avait  été ouverte par l’AP-HP. La règle de l’entre-soi.

« A ma connaissance (…), il n’y a pas de faute individuelle qui justifierait des sanctions individuelles, il y a des erreurs d’organisation suffisamment graves pour qu’on prenne des corrections, pour qu’on les prenne au sérieux et qu’on rende des comptes », déclarait le 25 février 2014, sur France Inter, Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP

 Il dira encore : « Dans l’état actuel de l’enquête, même si [la patiente] avait été tout de suite prise en charge correctement, ça n’aurait pas eu d’influence, ça ne l’aurait pas sauvée ». Sans jamais apporter la preuve de cette affirmation.

Suivit une invraisemblable affaire de cache-cache marquée par l’incompréhensible absence d’une autopsie médicolégale, l’inaction, le silence et l’embarras du procureur de la République de Paris, la fuite et l’effacement des responsabilités, l’écriture d’une impossible vérité 1.

Quatre ans plus tard

Nous sommes le 21 novembre 2017. Le directeur général de l’AP-HP est l’invité des « Matins » de France Culture. Il y parle de l’hôpital et de son nouvel ouvrage « à cœur ouvert ». Guillaume Erner l’interroge sur les urgences et leurs abcès. Martin Hirsch :

« Je raconte dans ce livre que quand je suis arrivé [à la tête de l’AP-HP] il n’était pas possible qu’on laisse des temps d’attente qui soit en moyenne de quatre heures. J’ai entendu le discours habituel – pas de tous mais de certains – me disant et bien finalement c’est pas si mal d’attendre, c’est ce qui permet d’identifier ceux qui en ont vraiment besoin, de les discriminer par rapport aux autres. Un discours aussi absurde que le discours d’il y a vingt ans quand on disait que la douleur c’était bien, qu’il ne fallait pas la calmer, parce qu’elle était l’auxiliaire de la médecine ; parce qu’elle apportait des informations tout à fait utiles (…)

 « Malheureusement les faits m’ont donné raison puisque … une patiente est morte, en attendant, au milieu d’une salle d’attente … Vous vous rappelez peut-être, c’était il y a trois ans et demi, et on a mis trois heures pour s’apercevoir  qu’elle était morte au milieu des autres patients dans une salle d’attente. Donc attendre n’est pas bon. »

 Près de quatre ans plus tard, à quelques éléments près, la démonstration est parfaite. Où il est démontré que les faits, ainsi racontés, donnent raison au directeur général de l’AP-HP. Où il est aussi confirmé qu’en matière d’urgences trop attendre n’est jamais très bon.

A demain

1 Tous les articles de ce blog consacrés à cette affaire sont disponibles ici : https://jeanyvesnau.com/?s=cochin+femme+morte. Et sur Slate.fr : « Urgences de Cochin: faute d’autopsie, on ne saura jamais la vérité » (1er mars 2014) ; « Décès de Cochin: le Parquet ouvre une enquête. Enfin » (10 mars 2014).

Des infirmières et des pompiers gazés : les urgences de l’hôpital de Saint-Denis envahies

 

Bonjour

Aujourd’hui 10 octobre 2017, manifestations dans toute la France d’agents hospitaliers en grève parce qu’inquiets. En grève contre les « attaques » du gouvernement et les menaces d’un président « des riches ». Et brutale confirmation que les espaces des « urgences » sont désacralisés.

C’est une information du Parisien : « Saint-Denis : ils envahissent les urgences et gazent pompiers et infirmières ». Où l’on apprend qu’une échauffourée survenue dans la soirée du vendredi 6 octobre, non loin du « Décathlon » de la Plaine-Saint-Denis, s’est prolongée jusqu’aux urgences de l’hôpital Delafontaine. Les assaillants poursuivaient leurs victimes admises peu auparavant dans le service.

Ils ont alors pénétré dans le sas et gazé quatre pompiers et deux infirmières.  « Aucun patient n’a été blessé. La salle d’attente où se trouvaient de nombreuses personnes n’a pas été touchée, précise Le Parisien. Grâce au dispositif de sécurité renforcé, en vigueur à l’hôpital depuis 2008, la police est intervenue dans les minutes qui ont suivi l’incident. Elle a interpellé les cinq agresseurs. »

Des urgences-banques

Les trois blessés s’étaient quant à eux réfugiés dans le laboratoire. Ils ont alors pu sortir de leur cachette et leurs soins ont pu être poursuivis.  Pendant la demi-heure de fermeture, les patients ont été acheminés vers les hôpitaux de Montreuil et de Bobigny. « Cela a créé un grand émoi dans l’hôpital, a déclaré au quotidien Yolande Di Natale, directrice du centre hospitalier de Saint-Denis. Mais nous sommes directement reliés au commissariat. Immédiatement, quatre véhicules de police se sont présentés à l’hôpital. Nous disposons en outre d’un vigile et d’une équipe de sécurité. Nous sommes confrontés une à deux fois par an à ce type de débordements. C’est très spectaculaire, mais la police est très réactive. »
Les cinq agresseurs ont été placés en garde à vue – puis remis en liberté. La direction de l’hôpital a porté plainte. Nul ne sait si Agnès Buzyn, ministre de la Santé a fait un geste vis-à-vis du personnel hospitalier et des pompiers agressés. Reste, en France, face à la spectaculaire désacralisation des urgences, le « presse-bouton » qui assure la réactivité de la police. Comme dans les banques. Reste un espace hospitalier français qui, à grande vitesse, change de visage. Et un personnel inquiet, souvent très mal payé, qui manifeste encadré par les forces de police.

A demain

Etat d’urgence : le gouvernement imposera-t-il onze vaccinations chez les jeunes enfants ?  

Bonjour

A la veille des élections législatives, Agnès Buzyn a choisi Le Parisien : « La ministre de la Santé Agnès Buzyn réfléchit à ‘’rendre onze vaccins obligatoires’’ » 1. C’est un entretien exclusif doublé d’une opération « coup de sonde ». La nouvelle ministre de la Santé (et des Solidarités) n’annonce pas une décision politique mais fait part de ses réflexions. Elle envisage d’élargir une obligation. Cela donne des phrases comme : « Je déteste la coercition. Ce n’est pas dans mon tempérament, mais là, il y a urgence ».

On connaît le dossier. Aujourd’hui, seuls trois vaccins sont obligatoires chez l’enfant (contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite). Or ces trois vaccins ne sont pas disponibles à eux seuls. Ils sont, sous différentes formes, associés à d’autres qui ne sont que recommandés (contre la coqueluche, l’hépatite B ou la rougeole) C’est là une incohérence qui alimente les nouveaux bataillons anti-vaccinaux. Agnès Buzyn :

« Ce double système est une exception française. Cela pose un vrai problème de santé publique. Aujourd’hui, en France, la rougeole réapparaît. Il n’est pas tolérable que des enfants en meurent : dix sont décédés depuis 2008. Comme ce vaccin est seulement recommandé et non obligatoire, le taux de couverture est de 75 % alors qu’il devrait être de 95 % pour prévenir cette épidémie. On a le même problème avec la méningite. Il n’est pas supportable qu’un ado de 15 ans puisse en mourir parce qu’il n’est pas vacciné. Nous réfléchissons donc à rendre obligatoires les onze vaccins pour une durée limitée, qui pourrait être de cinq à dix ans. L’Italie l’a fait la semaine dernière. »

La foudre et les éclairs

Reprenant une idée développée par le Pr Benoît Vallet, Directeur Général de la Santé la nouvelle ministre « se pose tous les jours la question » de savoir si elle ne va pas imposer à l’ensemble des professionnels de la santé la vaccination anti-grippale : « Je ne comprends pas ceux qui ne s’immunisent pas, ils font courir un risque à leurs patients. On réfléchit à ce que cela devienne obligatoire pour eux. J’en discuterai avec l’ordre des médecins et des pharmaciens. »

Sans même avoir pris une décision la ministre a d’ores et déjà déclenché la foudre.  « Dès que l’on parle d’obligation vaccinale cela déclenche des polémiques », prévient dans les colonnes du Parisien le Pr Alain Fischer, président de la récente Concertation citoyenne sur les vaccinations. Malheureusement, il n’y a pas d’autres solutions. » « Ce serait une hérésie, estime pour sa part Jacques Bessin, président de l’Union nationale des associations citoyennes de santé. Les vaccins ont des effets secondaires neurologiques, musculaires mal mesurés et parfois irréversibles ».

Le mépris et l’industrie

Et, déjà, il faut compter avec la réaction de Michèle Rivasi (« députée européenne EELV, biologiste normalienne et agrégée ») :

« Alors que la défiance des citoyens envers les vaccins est considérable suite à la multiplication des scandales sanitaires à répétition, la restauration de la confiance ne passe pas par l’infantilisation et le mépris des parents inquiets pour la santé et le système immunitaire de leurs enfants.

D’autre part, on peut s’interroger sur le cadeau fait aux laboratoires pharmaceutiques par une Ministre qui s’est toujours dit proche de l’industrie pharmaceutique et qui a même légitimé les conflits d’intérêts qui sont en partie à l’origine de la mise en péril de notre système de santé publique aujourd’hui. »

On attend la suite du dossier. Un dossier éminemment politique qui, à l’évidence, sera arbitré par le locataire du Palais de l’Elysée.

A demain

1 Vaccinations contre la poliomyélite, le tétanos, la diphtérie, la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l’hépatite B, et les infections par Haemophilus influenzae, un pneumocoque et le méningocoque C.

 

 

Circulation extracorporelle et extrahospitalière : les vies sauvées du Samu de Paris

Bonjour

Depuis Napoléon, le baron Larrey et ses « ambulances volantes » les servants de la médecine d’urgence n’ont qu’une obsession : dispenser les soins le plus tôt possible au plus près des victimes. C’est cette belle tradition que poursuivent les urgentistes et que l’on retrouve aujourd’hui dans une publication remarquable de Resuscitation : « A Pre-Hospital Extracorporeal Cardio Pulmonary Resuscitation (ECPR) strategy for treatment of refractory out hospital cardiac arrest: An observational study and propensity analysis ». Dirigés par le Dr Lionel Lamhaut, urgentiste anesthésiste réanimateur au Samu de Paris les auteurs 1 rapportent les résultats d’un large essai fondé sur le recours à la circulation extracorporelle (ECMO – Extracorporelle Membrane Oxygenation) sur la voie publique.

On sait que l’EMCO fut longtemps réservée aux blocs chirurgicaux notamment dans les interventions dites « à cœur ouvert ». « Son intérêt pour augmenter les chances de survie en cas d’arrêt cardiaque a été démontré dès 2008, rappelle Le Figaro (Pauline Fréour) qui salue le travail du Samu de Paris. Elle stabilise le patient, permettant aux médecins d’évaluer l’état de son cerveau. La pratique s’est alors répandue en milieu hospitalier en France. Mais le Samu de Paris est récemment passé à la vitesse supérieure en faisant le pari de l’emporter au chevet du malade. »

« Avancée exceptionnelle »

La publication fait état des résultats obtenus auprès de 156 patients. Dans un premier temps (de 2011 à 2014), la CEC était demandée par le médecin envoyé sur place par le 15. Une équipe composée d’un médecin, d’un infirmier réanimateur et d’un aide-soignant, venait alors la mettre en place – si les délais étaient trop courts pour transporter le patient à l’hôpital. Dans la seconde partie de l’étude (2015), l’équipe formée à la CEC était envoyée systématiquement en parallèle des secouristes – quand le patient remplissait certains critères (moins de 70 ans et massage cardiaque commencé dès les premières minutes).

Le premier protocole  a permis de sauver 8 % des patients, le second 28 %. « Ce sont des patients qui seraient quasiment tous morts sans cela, explique le Dr Lamhaut au Figaro. L’évolution de la survie est donc vraiment importante. Nous devons toutefois encore vérifier si cela tient à une meilleure sélection des patients entre la phase 1 et 2, ou si c’est bien lié au temps gagné. »

Deux siècles après

Le Samu de Paris a d’ores et déjà formé des équipes à Lyon, Perpignan, Madrid et bientôt Bruxelles, Vienne, Londres et Melbourne. « C’est une avancée médicale et technologique exceptionnelle, estime pour sa part le Pr Patrick Goldstein, chef du pôle des urgences au CHRU de Lille (qui n’a pas participé à l’étude). La miniaturisation des pompes devrait encore faciliter l’intervention dans le futur, même si la pratique «ne sera peut-être pas reproductible partout dans le monde ».

Et rien n’interdit, deux siècles plus tard, de voir dans ces CEC extra-hospitalières les directes héritières des « ambulances volantes » du Dr Dominique-Jean Larrey (1766-1842), chirurgien en chef de la Grande Armée.

A demain

1 Lionel Lamhaut, Alice Hutin, Etienne Puymirat, Jérome Jouan, Jean-Herlé Raphalen, Romain Jouffroy, Murielle Jaffry, Christelle Dagron, Kim An, Florence Dumas, Eloi Marijon, Wulfran Bougouin, Jean-Pierre Tourtier, Frédéric Baud, Xavier Jouven, Nicolas Danchin, Christian Spaulding et Pierre Carli.

Ebola a été identifié en République démocratique du Congo. L’OMS fera-t-elle diligence ?

 

Bonjour

Cette fois l’OMS fera-t-elle diligence ?  Les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) ont, jeudi 11 mai, prévenu l’Organisation mondiale de la santé qu’une épidémie à virus Ebola avait été identifiée dans le pays. Selon les informations de RFI, neuf cas suspects auraient été signalés depuis le 22 avril. Trois personnes sont déjà décédées. Pour l’heure, un seul cas a pu être confirmé par des tests menés dans un laboratoire de Kinshasa.

L’épidémie en RDC se serait déclarée dans le nord du pays, à Likati, dans la province du Bas-Uélé – une zone difficile d’accès. Il y a quarante ans c’était en RDC que le virus Ebola avait, pour la première fois, été identifié en 1976, le long de la rivière dont il porte le nom, pas très loin de la zone actuellement touchée 1.

Incurie

Le ministère de la Santé de RDC a sollicité l’appui de l’OMS afin de renforcer la riposte. Dans une déclaration faite à la télévision publique, le ministre de la santé congolais, M. Ilunga Kalenga, a confirmé la réapparition du virus tout en appelant la population « à ne pas céder à la panique ». L’OMS explique qu’elle « travaille en étroite collaboration » avec les autorités congolaises « pour faciliter le déploiement des matériels de protection et du personnel sur le terrain afin de renforcer la surveillance épidémiologique et contrôler très rapidement l’épidémie ».

L’organisation onusienne avait été accusée d’incurie lors de la dernière épidémie qui avait fait 11.000 morts en Afrique de l’Ouest entre 2013 et 2016. On peut espérer que l’accusation n’aura pas été sans effet.

A demain

1 Sur ce thème : « Une course contre la montre Mes combats contre les virus mortels, sida et Ebola » de Peter Piot. Editions Odile Jacob

Nuits et dimanches après-midi : pour un médecin de garde, un nouveau numéro est à composer

 

Bonjour,

Dans les déserts et dans la nuit, une lumière à six chiffres. Elle est portée par Marisol Touraine, ministre de la Santé.

« Comment faire face à la poussée de fièvre d’un enfant au milieu de la nuit ? Où trouver un médecin un dimanche après-midi ? Autant de questions que chacun peut se poser lorsqu’il a un doute sur son état de santé en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux, c’est-à-dire le soir après 20h, le week-end à partir du samedi midi et les jours fériés. »

Chacun sait qu’aujourd’hui la multiplicité des numéros d’appels permettant d’accéder à un médecin de garde (numéros différents à quatre ou à dix chiffres, le 15, etc.) nuisent à la lisibilité de la permanence des soins ambulatoires.

Gravité de la situation

Mais voici que vient d’être créé un « numéro de téléphone national et gratuit ». Il vise à « simplifier les démarches des Français en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux ». Pour l’heure ce nouveau numéro est opérationnel dans les Pays-de-la-Loire, la Corse et la Normandie. Son déploiement national est prévu d’ici fin 2017. Explications :

« Le 116 117 est le nouveau numéro gratuit pour joindre un médecin généraliste de garde aux heures de fermeture des cabinets médicaux : tous les soirs après 20h, le week-end à partir du samedi midi et les jours fériés. Réservé aux urgences graves, le 15 reste disponible 7j/7 et 24h/24. En cas de doute sur la gravité de la situation, il faut continuer de composer le 15. En journée durant la semaine, le 116 117 ne sera pas accessible puisqu’il n’a pas vocation à se substituer aux consultations assurées par le médecin traitant. »

Faire le 116 117 c’est l’espoir d’une réponse médicale adaptée aux besoins de chaque patient : un conseil médical ; l’orientation vers un médecin généraliste ou une maison médicale de garde ; l’organisation d’une visite à domicile en cas d’incapacité de la personne à se déplacer ; la prise en charge sans délai par les services de l’aide médicale urgente (SAMU) si nécessaire. »

A demain