Urgent : le gouvernement décrète la mobilisation nationale médicale contre la rougeole

Bonjour

L’heure est à l’action. Depuis le 1er janvier 2019, 288 cas de rougeole ont été déclarés en France et 90% de ces cas sont survenus chez des sujets non ou mal vaccinés. Par ailleurs, plusieurs foyers épidémiques actifs, dont certains dans des zones touristiques, ont été rapportés avec un risque important de propagation sur le territoire national et à l’étranger.

Outre la mobilisation de la réserve sanitaire 1, voici donc ce que vient d’adresser la Direction générale de la santé aux membres du corps médical français :

« Il est important que vous puissiez signaler les cas de rougeole, dès la suspicion du diagnostic, pour permettre un déclenchement rapide des investigations et la mise en œuvre de mesures prophylactiques pour les personnes contacts. Le signalement peut s’effectuer par appel au numéro de téléphone unique de la plateforme régionale de veille et d’urgence sanitaire de votre ARS (ou par e-mail ou par fax).

« La nécessité de recommander l’éviction de la collectivité jusqu’à 5 jours après le début de l’éruption et de mettre en place des mesures barrières et d’hygiène adaptées face à tout cas de rougeole doit être rappelée à vos patients : Isoler dès la suspicion du diagnostic de rougeole posée et bien aérer les zones de présence du patient car la transmission aérienne du virus reste possible jusqu’à 2 heures après son départ dans un espace clos, se laver les mains et porter un masque chirurgical et enfin rappeler à l’entourage les règles d’hygiène (solution hydro-alcoolique pour la désinfection des mains).

Combien de médecins non vaccinés ? 

« Il convient, dans la mesure du possible, de limiter au maximum le nombre d’intervenants auprès du patient suspect (ces intervenants devant être, si possible, à jour de leur vaccination) et d’assurer la protection individuelle des professionnels par le port d’un masque chirurgical.

Compte-tenu de la situation épidémiologique, la vérification du statut vaccinal et, au besoin, sa mise à jour est indispensable pour tous les professionnels et notamment pour ceux travaillant dans vos cabinets ou dans les services accueillant des patients à risque de rougeole grave.

Vous pourrez consulter la conduite à tenir devant un ou plusieurs cas de rougeole et retrouver toutes les informations et documents utiles sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santéhttps://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/rougeole/rougeole-professionnels-de-sante »

Question : combien de médecins français (sans même parler de tous les « professionnels de santé ») ne sont-ils toujours pas, aujourd’hui, vaccinés contre la rougeole ?

A demain

@jynau

1 Arrêté du 4 mars 2019 relatif à la mobilisation de la réserve sanitaire (Journal Officiel du 12 mars)

La ministre des solidarités et de la santé, Vu le code de la santé publique, notamment ses articles L. 3132-1 et L. 3134-1 ; Considérant le contexte de l’augmentation du nombre de cas de rougeole, notamment chez des personnes non vaccinées, sur le territoire national ; Considérant la nécessité de pouvoir investiguer rapidement toute situation de survenue de cas groupés sur le territoire national ; Considérant la nécessité de vacciner rapidement toute personne ayant été en contact avec un cas de rougeole et éligible à cette vaccination,

Arrête : Art. 1er. – La réserve sanitaire est mobilisée à compter du 5 mars 2019 pour une durée de 3 mois, renouvelable une fois, afin de renforcer les capacités d’investigation et de vaccination autour des situations de cas groupés de rougeole sur le territoire national. Art. 2. – Les réservistes mentionnés à l’article 1er sont affectés auprès du directeur général de l’agence régionale de santé du territoire au sein duquel elle intervient. Art. 3. – Le directeur général de la santé et le directeur général de l’agence nationale de santé publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Fait le 4 mars 2019.

 

Madagascar, la rougeole flambe. Mille morts sous peu. Motus des anti-vaccinaux occidentaux

Bonjour

Selon les dernières statistiques de l’OMS on a recensé, entre septembre 2018 et février 2019, plus de 79 000 cas de rougeole à Madagascar. Et 926 cas ont été mortels. « Madagascar n’avait pas connu de flambée de rougeole depuis les flambées de 2003 et 2004, durant lesquelles 62 233 et 35 558 cas avaient été signalés, respectivement. Le nombre de cas avait ensuite fortement diminué, jusqu’à la flambée actuelle » précise l’OMS.

« Les enfants âgés de 1 à 14 ans représentent 64 % de tous les cas survenus dans le cadre de cette épidémie. Au sein de ce groupe, la distribution par âge est la suivante : 35 % pour les enfants de moins de cinq ans, 22 % pour la tranche d’âge de 5 à 9 ans et 19 % pour celle de 10 à 14 ans. Les deux sexes sont touchés dans une égale mesure, le ratio entre cas masculins et féminins s’établissant à 1,04.

Le programme national malgache de vaccination recommande une vaccination antirougeoleuse systématique chez les enfants de neuf mois. Selon les estimations de l’OMS et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), la couverture de la vaccination antirougeoleuse à Madagascar était de 58 % en 2017. Plus de la moitié (51 %) des cas signalés lors de la flambée actuelle concernait des personnes qui n’avaient pas été vaccinées ou dont le statut vaccinal était inconnu. Madagascar est le pays de la Région africaine où le taux de malnutrition des enfants de moins de cinq ans est le plus élevé (47 %), ce qui peut accroître le risque de complications graves ou de décès liés à la rougeole parmi les enfants. »

« À Madagascar, les raisons sont multiples pour expliquer l’épidémie, ajoute Le Quotidien du Médecin (Irène Drogou).  La promiscuité sociale et la malnutrition facilitent la propagation de la maladie, tandis qu’une défiance vis-à-vis du système de soins est vivace au profit de ‘’médecines traditionnelles’’. Les remèdes proposés vont de tisanes d’écorce de l’arbre lazalaza aux décoctions à base de bouse de vache pour inhalation. »

L’OMS estime à 5,6 millions d’euros le nombre de doses nécessaires pour enrayer l’épidémie actuelle. Il manque encore 1,6 million de dollars pour boucler le budget de l’opération, estimé à 11,2 millions. Mais qui, en Occident, s’intéresse à une population qui, dans sa majorité, ne croit plus à la vaccination ?

A demain

@jynau

L’écologiste Yannick Jadot s’explique, enfin, sur les vaccins, les lobbies et Michèle Rivasi

Bonjour

Yannick Jadot est tête de liste Europe Écologie-Les Verts (EELV) aux élections européennes. Il est ce matin l’invité de RTL (Elisabeth Martichoux). D’emblée sur le grill avec une question sur le comportement plus qu’ambivalent de sa collègue Michèle Rivasi concernant la vaccination et les vaccins 1. Est-il, sur ce point, ennuyé  ? Où l’on découvre qu’il est, pour le moins, embarrassé. Extraits :

« Ce qui me pose un problème c’est le procès qui est fait à Michèle Rivasi. Nous avons dans ce pays un problème depuis quelques années de consentement à la vaccination. Avec ce qui s’est passé sur la grippe H1N1 2, les centaines de millions d’euros qui ont été perdus, les millions de vaccins qui ont été détruits, vous vous souvenez les queues tout ça … On a eu une réduction extraordinaire du consentement à la vaccination dans ce pays et c’est extrêmement dangereux.

 « Michèle Rivasi elle est vaccinée, ses enfants sont vaccinés .. comme je suis vacciné, mes enfants sont vaccinés…J’imagine que c’est la même chose pour vous… Elle a toujours dit qu’elle était pour les vaccins… Simplement on a parfois dans ce pays des collusions d’intérêt entre la décision publique et les grands labos pharmaceutiques. Le travail que fait Michèle Rivasi c’est d’obliger d’imposer la transparence sur les labos pharmaceutiques, sur l’Agence du médicament au niveau européen comme au niveau français (…)

 « Le problème c’est qu’on a dans notre pays le sentiment que les décisions des autorités publiques qui sont prises sur les vaccins ne sont pas 100% prises pour l’intérêt général, pour la santé publique, mais sont également prises pour favoriser des labos pharmaceutiques (…)

Scandales sanitaires et lobbies pharmaceutiques

 « On a toujours défendu l’obligation de vaccination, mais quand dans notre pays le consentement à la vaccination est en retrait il faut s’interroger pourquoi. Pourquoi les gens doutent des vaccins ? Parce que ce qui s’est passé sur le H1N1, ce qui s’est passé de manière générale sur Mediator, sur toute une série de scandales sanitaires pose la question de la place des lobbies pharmaceutiques (…)

 « On est pour les vaccins mais on veut simplement garantir que les vaccins qui sont donnés n’ont pas dans leur composition d’adjuvants dangereux. Nous voulons que l’Agence du médicament garantissent qu’il n’y a pas de conflits d’intérêts. Nous défendons la santé publique. Nous défendons la vaccination. Et nous voulons justement qu’il n’y ait pas le moindre doute sur le fait que toute décision des autorités publiques, de l’Agence du médicament est faite pour l’intérêt général (….)

 « On a dans ce pays des labos pharmaceutiques extrêmement puissants qui du fait des décisions des autorités publiques ont créé un doute/ Michèle Rivasi, comme tous les écologistes, sont pour la vaccination mais veulent lever tous les doutes sur les liens entre l’Etat et les labos pharmaceutiques. »

A demain

@jynau

1 Sur ce thème on conseillera « Antivax. La résistance aux vaccins, du XVIIème siècle à nos jours » de François Salvadori et Laurent-Henri Vignaud. Editions Vendémiaire

2 Principale responsable politique visée, Roselyne Bachelot, ministre de l’Ecologie (2002-2004) puis de la Santé (2007-2012) est aujourd’hui fréquemment sur RTL dans l’émission Les Grosses Têtes.

 

Extrémismes : la ministre Agnès Buzyn sait désormais où sont cachés les citoyens antivaccins

Bonjour

Avant son départ vers d’autres cieux politiques Agnès Buzyn a accordé un entretien au Parisien ( Elsa Mari). Sur le thème de la recrudescence mondiale de la rougeole – et des responsabilité françaises en particulier  : «On est vu comme le pays capable de propager la rougeole dans le monde» (sic).

Où l’on entend la ministre des Solidarités et de la Santé se féliciter d’avoir, pour endiguer la baisse de la couverture vaccinale,  rendu obligatoires onze vaccinations pédiatriques – dont celle contre la rougeole. Combien de temps va-t-il nous falloir pour rattraper le retard ? « Je n’ai pas fait le calcul, avoue la ministre. Mais ce sera peut-être un peu plus rapide que prévu. Nous avons observé un rattrapage progressif de la vaccination chez les familles. Les parents qui ont des nourrissons et qui doivent donc maintenant être obligatoirement immunisés ont pris conscience qu’il n’y avait pas de raison de ne pas le faire avec leurs autres enfants, plus âgés. »

Au pays de Louis Pasteur

« Il y a encore vingt ou trente ans, notre taux de vaccination était tout à fait suffisant. Comme beaucoup de pays, la France a subi les campagnes de désinformation et elle y a été visiblement très sensible. L’Organisation mondiale de la santé nous regarde désormais comme une bizarrerie. On est le pays de Pasteur et pourtant on nous considère commue un mauvais élève, capable de propager le virus dans le monde. »

 Le Parisien demande à Agnès Buzyn si elle a « identifié les groupes à l’origine des campagnes anti-vaccination » ?

« On sait qu’il s’agit, en général, de gens d’extrême gauche ou d’extrême droite. Il y a aussi des mouvances au sein de certains partis politiques. Regardez la liste d’Europe écologie-Les Verts aux européennes. La numéro 2, Michèle Rivasi, est une fervente antivaccin. C’est quand même un drôle de choix.»

Drôle de déclaration. Dans un NDLR Le Parisien rappelle que Michèle Rivasi conteste être une « fervente antivaccin ». La numéro 2 de la liste d’Europe écologie-Les Verts aux européennes va-t-elle demander réparation à Agnès Buzyn,  future numéro 1 de la liste La République en Marche ?

A demain

@jynau

 

Vaccins : au théâtre Déjazet, le Pr Luc Montagnier démêlera bientôt « le faux du vrai »

Bonjour

Du 16 mars au 17 juin prochain : « Prenez votre santé en main », cycle de douze conférences « prévention-santé » du célèbre Pr Henri Joyeux. Toutes au théâtre Déjazet, 41 Bd du Temple, dans le 3ème arrondissement de la capitale. Tarif : 18 euros l’unité.

« En 2016, le Professeur Henri Joyeux, grand habitué des conférences, en donnait pour la première fois à Paris. Il invitait ainsi toutes les personnes en quête de solutions naturelles pour préserver ou retrouver leur santé, à suivre une série de Conférences-débats d’Education-Information à la Santé, documentée, scientifique et mise à la portée de tous.

« Conforté par le succès de ce premier cycle de conférences, et face au besoin prégnant de réponses et de conseils d’un public de plus en plus inquiet, il propose du 16 mars au 17 juin 2019 un nouveau cycle de 12 conférences. Il sera accompagné d’intervenants de renom : Edgar Morin, Pr. Luc Montagnier (…) ».

L’objectif du Pr Joyeux : « informer et accompagner le public dans sa propre prise en charge de sa santé pour une meilleure prévention, tout en garantissant d’être libre de s’exprimer en-dehors des lobbies pharmaceutiques ou de l’Agro-alimentaire ».

Au programme du 11 mai le Pr Luc Montagnier et Edgar Morin.

D’abord le prix Nobel de médecine 2008 : « Les vaccins : démêler le vrai du faux avec le Pr Luc Montagnier. Un sujet mondial ! » 1

« Pourquoi a-t-on abandonné le classique DTP sans Aluminium ? Pourquoi est-on passé d’un vaccin Trivalent puis Tétra, Penta pour imposer l’Hexavalent contre DTP + coqueluche, hemophilus influenzae b et hépatite B ? Pourquoi veut-on vacciner le nourrisson dès 2 mois ? Pourquoi a-t-on ajouté l’Aluminium ? Comment se construit le système immunitaire du nourrisson ? Quelles sont les contreindications des vaccinations ? Quels vaccins pour les voyageurs ? Qui doit être vacciné contre la grippe, contre les hépatites A, B ou C ? Que penser des vaccins contre les papillomavirus de plus en plus tôt chez les filles et les garçons ? »

 Ensuite, avec le sociologue et philosophe Edgar Morin:

« Notre école ne va pas bien. Edgar Morin a magnifiquement préparé le terrain avec son livre « Enseigner à vivre ». Batailles syndicales, grèves incessantes, fédérations de parents d’élèves dans l’impasse : l’enfant est devenu le jouet de conflits idéologiques. Les ministres et leurs réformes se succèdent, mais la France recule dans les classements internationaux et le mécontentement des enseignants gronde.

« Forts de leur expérience de terrain, le Pr Henri Joyeux et Edgar Morin nous livrent des solutions inédites pour transformer en profondeur notre système éducatif : suppression du collège unique, lycée à la carte, revalorisation des salaires de 25 %… Parents et enseignants, enfin complémentaires, sans confusion des rôles, pourront se consacrer à un seul objectif : aider le jeune à devenir libre, autonome et responsable. »

 A demain

 1 L’affaire n’est pas nouvelle. Le 7 novembre 2017, sur les planches parisiennes du théâtre Michel lors d’une conférence-débat centrée sur les nouvelles obligations vaccinales imposées par le nouveau gouvernement, aux côtés du Pr Joyeux, le Pr Montagnier avait déclaré :

« Nous sommes ici pour lancer une alerte, à tout le pays, au monde. Je voudrais alerter sur la mort subite du nourrisson. C’est quelque chose d’épouvantable, la cause est inconnue, mais il existe des faits scientifiques, montrant qu’un grand nombre de ces morts intervient après une vaccination. On ne peut pas démontrer une causalité, mais il y a une relation temporelle. [Les vaccins avec un adjuvant aluminique] sont responsables d’une tempête immunitaire chez le nourrisson (…) Ce qui est en cause, c’est la vaccination de masse, cela doit disparaître (…) «Je voudrais vous parler aussi du paracétamol, que l’on donne aux nourrissons quand ils ont une réaction au vaccin. C’est du poison. »

 

La France fait partie des dix pays qui facilitent la diffusion de la rougeole dans le monde

Bonjour

1er mars 2019. Nouveau cri d’alarme de l’ONU : « Alarming global surge of measles cases a growing threat to children – UNICEF ». Où l’on apprend que dix pays ont été responsables de trois-quarts environ de l’augmentation totale des cas de rougeole entre 2017 et 2018 : l’Ukraine (30 338 cas), les Philippines (13.192), le Brésil (10.262), le Yémen (6.641), le Venezuela (4916), la Serbie (4355), Madagascar (4307), le Soudan (3496), la Thaïlande (2758) et la France (2269).

A l’échelle mondiale, quatre-vingt-dix-huit pays ont signalé une augmentation du nombre des de cas de rougeole en 2018 par rapport à 2017 – une régression majeure par rapport aux progrès accomplis dans la lutte contre cette maladie pouvant être aisément prévenue mais potentiellement mortelle. « C’est un appel au réveil. Nous disposons d’un vaccin sûr, efficace et peu coûteux contre une maladie très contagieuse – un vaccin qui a sauvé près d’un million de vies chaque année au cours des deux dernières décennies », a déclaré Henrietta Fore, directrice générale de l’Unicef.

Un appel au réveil ? Comment se réveiller face à la médiocrité des infrastructures de santé, aux troubles civils et aux guerres, à la faible sensibilisation de  communautés entière, à la complaisance et aux hésitations/répulsions/fantasmes face à la vaccination antirougeoleuse ?

Le ministère de de la santé costaricain a annoncé la semaine dernière qu’une famille française venait de réintroduire la rougeole dans le pays – un pays où  la maladie avait disparu depuis cinq ans. Arrivés via un vol Air France un enfant de 5 ans et ses deux parents, arrivés au Costa Rica le 18 février, ont du être prise en charge à l’hôpital de Puntaneras, où ils ont été placés en quarantaine.

Vols long-courriers, tempête et amnésie

Le petit garçon et sa mère n’étaient pas vaccinés et le père n’était pas à jour dans ses immunisations. Les parents ont expliqué aux autorités que des camarades d’école de leur fils avaient contracté la rougeole. Les autorités sanitaires costaricaines recherchent les personnes avec qui la famille a pu être en contact depuis son arrivée sur le sol costaricain. Selon le site du journal La Nacion, vingt-six adultes ont été vaccinés dans l’hôtel de la capitale San José où les trois voyageurs ont séjourné à leur arrivée. La rougeole n’était pas réapparue au Costa Rica depuis 2014 – il s’agissait également d’un cas « importé ». Le dernier cas autochtone remonte à 2006.

« Les conditions d’une véritable tempête sont réunies, prévient Paul Duprex, Professor of Microbiology and Molecular Genetics (University of Pittsburgh) sur le site The Conversation Les vols long-courriers ont raccourci les distances entre l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du Sud et l’Asie du Sud-Est, et le virus de la rougeole est si infectieux… Un cas qui se déclare quelque part peut déclencher une infection en n’importe quel endroit du globe. S’avérer incapable de vacciner de larges pans de population favorise la réemergence du virus. De la Californie à New York, de l’État de Washington au Minnesota et à la Géorgie, la rougeole fait un retour en force. Désormais, nous ne pouvons qu’espérer que le dernier décès causé par cette maladie mortelle sur le sol des États-Unis demeurera celui de 2015. Mais rien n’est moins sûr. »

Le Pr Duprex parle ici d’ « amnésie collective ». La France en est désormais atteinte. On attend la thérapeutique.

A demain

@jynau

Agnès Buzyn fait une croix sur l’obligation du BCG pour les professionnel.le.s de la santé

Bonjour

On l’attendait depuis si longtemps qu’on l’avait oublié. Puis le voici : « Décret n° 2019-149 du 27 février 2019 modifiant le décret n° 2007-1111 du 17 juillet 2007 relatif à l’obligation vaccinale par le vaccin antituberculeux BCG . Un décret signé d’Agnès Buzyn. A compter du 1er avril prochain l’obligation vaccinale par le vaccin antituberculeux BCG sera « suspendue » pour « certaines activités et professions ». « Publics concernés » :

« Etudiants en vue de l’exercice de professions médicales et pharmaceutiques et des professions à caractère sanitaire et de caractère social ; personnes et personnels exerçant une activité dans les établissements accueillant des enfants de moins de 6 ans, dans les laboratoires d’analyses médicales, dans les établissements pénitentiaires, dans les services de probation, dans les établissements et services de la protection judiciaire de la jeunesse ; personnels soignants et susceptibles d’avoir des contacts répétés avec des malades tuberculeux dans les établissements de santé, dans les hôpitaux des armées et l’Institution nationale des invalides, dans les dispensaires ou centres de soins, dans les centres et consultations de protection maternelle infantile, dans les établissements d’hébergement et services pour personnes âgées, dans les structures prenant en charge des malades porteurs du virus de l’immunodéficience humaine ou des toxicomanes, dans les centres d’hébergement et de réinsertion sociale, dans les structures contribuant à l’accueil de personnes en situation de précarité, dans les foyers d’hébergement pour travailleurs migrants ; assistantes maternelles ; sapeurs-pompiers des services d’incendie et de secours. »

Guyane et Mayotte

« C’était attendu depuis plusieurs années, a expliqué au Quotidien du Médecin le Pr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations. Le Haut Conseil de la santé publique avait rendu un avis en 2017 en ce sens. C’était très discutable de faire une obligation pour un vaccin à l’efficacité limitée chez l’adulte. D’autant plus que la proportion de jeunes non vaccinés dans l’enfance pour le BCG va aller en croissant, depuis la levée de l’obligation de ce vaccin en 2007 chez l’enfant. »

Vaccin controversé, à l’efficacité hautement discutée, le BCG ne fait pas partie des onze vaccins rendus obligatoires avant l’âge de deux ans pour les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018. Précision toutefois pour ceux qui, en France, seraient en quête de doses 1 : il faudra demander le « BCG AJVaccines », nouveau vaccin en remplacement du vaccin « BCG SSI ». Il est produit par le laboratoire AJVaccines (titulaire de l’autorisation de mise sur le marché), qui a racheté le site de production du vaccin « BCG SSI ».

Le « BCG AJVaccines » est distribué en France par le laboratoire Centre Spécialités Pharmaceutiques (CSP) : distribution à titre exceptionnel et transitoire (doses de vaccin initialement destinées au marché finlandais) depuis le 5 décembre 2018, avant une remise à disposition normale prévue au cours du deuxième trimestre 2019.

C’est écrit : la tuberculose est loin d’avoir disparu; pour autant on aura bientôt oublié jusqu’aux noms d’Albert Calmette et de Camille Guérin

A demain

@jynau

1 Pour les enfants « exposés à un risque élevé  » de tuberculose, la vaccination par le BCG est recommandée à partir de l’âge d’un mois, idéalement au cours du deuxième mois. Toutefois, pour les enfants originaires de Guyane, de Mayotte ou ayant un membre de l’entourage atteint d’une tuberculose récente (moins de 5 ans), la vaccination est recommandée avant la sortie de la maternité. Le vaccin peut être co-administré avec les vaccins prévus à l’âge de 2 mois. Chez les enfants à risque non vaccinés, la vaccination peut être réalisée jusqu’à l’âge de 15 ans.