Le président Emmanuel Macron, un Gilet Jaune qui aurait été vacciné par scarification

Bonjour

31 janvier 2019. Lors d’une « réunion informelle » avec cinq journalistes convoqués à l’Elysée, le chef de l’État s’est confié sur son début de quinquennat. Il a livré sa vision du mouvement des Gilets Jaunes et expliqué que l’issue du Grand Débat National pourrait bien être un référendum. Selon Paris Match (Bruno Jeudy) le chef de l’Etat a notamment confié : « J’ai beaucoup appris de ces vingt mois. Ça m’a scarifié ». Et encore : « Si être Gilet Jaune, ça veut dire qu’on est pour que le travail paie plus et que le Parlement fonctionne mieux, alors je suis Gilet Jaune ».

Où l’on en vient à se pencher sur « scarifier » et « scarifications ».

Pour le premier : Inciser superficiellement (la peau, une muqueuse, une partie du corps). P. métaph. ou au fig. Faire souffrir cruellement; meurtrir. « Comme deux couteaux, elles étaient à le scarifier par leurs réflexions et leurs observations » (Flaub.,MmeBovary, t. 1, 1857, p. 19).

Pour le second : Petite incision faite sur la peau ou les muqueuses à l’aide de divers instruments (bistouri, lancette, scarificateur, vaccinostyle) pour produire un écoulement de sang ou de sérosité, pratiquer une vaccination, une cuti-réaction ou pour introduire dans l’épiderme certains produits médicamenteux; opération qui consiste à pratiquer de telles incisions.  Mais aussi : Incision pratiquée sur la peau afin d’obtenir des cicatrices en relief ou en creux constituant une marque tribale, un rite d’initiation ou répondant seulement à des fins esthétiques.

Par anal.Écorchure, meurtrissure.[Un oiseause déchire la poitrine à coups de bec, afin de se débarrasser de sa graisse et se rendre plus léger. (…) Paganel, à son grand regret, ne put s’emparer d’un seul échantillon de ces oiseaux et montrer à l’incrédule major les sanglantes scarifications de leur poitrine (Verne,Enf. cap. Grant, t. 3, 1868, p. 96).

On n’oubliera pas, pour être complet, le « scarificateur » : instrument manuel ou motorisé, agricole, équipé de dents ou de couteaux métalliques. Il est utilisé pour « défeutrer » – c’est-à-dire lacérer la couche de végétaux qui se forme ou va se déposer progressivement sur la pelouse. Invisible au début, cette accumulation étouffe peu à peu le gazon qui jaunit et se dégrade. D’où son usage.

A demain

@jynau

 

Ehpad d’Orléans : on ne saura jamais si les deux soignants sont, ou non, morts de la grippe

Bonjour

Une certitude : ces deux soignants ne s’étaient pas fait vacciner contre la grippe. Une autre certitude : on ne saura jamais s’ils sont ou non morts d’une infection grippale. L’affaire de « l’Ehpad d’Orléans » restera comme une occasion manquée : celle de fournir la démonstration qu’un soignant non vacciné peut mourir de la grippe.

Rappelons les données disponibles. On apprenait il y a quelques jours qu’un patient de l’Ehpad Les Ombrages (La Chapelle-Saint-Mesmin, Loiret) était mort au centre hospitalier régional d’Orléans-La Source. Un décès liée à l’épidémie de grippe qui avait déjà causé la mort de cinq personnes en quelques jours. Parmi ces cinq personnes figuraient deux soignants, salariés d’un centre de soins voisin (CRF des Coteaux) décédés à leur domicile le 24 janvier. Un décès, précisaient les autorités sanitaires, « vraisemblablement » dû à un « syndrome grippal » ; syndrome pour lequel elles étaient en « arrêt maladie ».

Puis, dans un communiqué diffusé dans l’après-midi du 29 janvier, l’ARS Centre-Val de Loire apportait les précisions suivantes :

« Parmi les six décès, le virus de la grippe a été isolé chez un résident. Il s’agit d’un des virus circulants de l’épidémie actuelle de grippe saisonnière, faisant partie des virus inclus dans le vaccin cette année. Il ne s’agit en aucun cas de la grippe aviaire. 

«  La cause du décès ne sera pas formellement établie pour les deux personnes membres du personnel de l’établissement. Leurs décès sont vraisemblablement liés à cette épidémie. Ces personnes, qui n’étaient pas vaccinées, ont présenté des symptômes respiratoires ou pulmonaires, dans le contexte d’un foyer grippal confirmé au sein de l’établissement et de circulation active des virus grippaux dans la région. »

 Mais encore ? Contactée, l’ARS nous précise qu’elle ne donnera pas plus d’éléments concernant ces deux décès. A la fois parce qu’elle ne le peut pas mais aussi parce qu’elle ne dispose pas de plus d’informations quant à la cause de ces deux morts. On peut le dire autrement : aucun prélèvement biologique n’a été fait, en temps et en heure, qui permettrait de rattacher l’issue fatale à une infection grippale.

Etrangeté vs exemplarité

Pourquoi ? On ne le saura sans doute pas. Reste un « faisceau d’indices » et deux points d’interrogation. Et ce commentaire de l’un de nos fidèles lecteur (U. Ucelli) :

« Deux soignants (donc âgés de moins de 65 voire de moins de 60 ans) qui meurent à domicile avec des signes de syndrome grippal, c’est très mystérieux.  On s’attend à ce que les complications de la grippe amènenent à consulter et les malades non abandonnés par la famille ou la société, s’ils meurent meurent à l’hôpital en service réanimation éventuellement sous curculation extracorporelle.

« Habituellement avec la grippe si on en meurt c’est à l’hopital ou dans les 30 jours suivant la sortie, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5632265/ .. de pneumonie, de staphylococcies, autres surinfections, d’infarctus du myocarde, d’encephalite, myocardite, de défaillance multiviscérale, mais je ne pense pas que ça prenne soudainement les gens dans leur sommeil à la maison. Sauf erreur d’évaluation de la gravité par l’entourage ou le médecin. Mais là deux travailleurs d’un Ehpad quasi simultanément morts chez eux, ce peut être un hasard mais c’est étrange. »

Aujourd’hui, à Orléans,  l’ARS « rappelle que la vaccination des professionnels soignants n’est pas obligatoire mais qu’elle est recommandée, pour protéger leurs patients et se protéger eux-mêmes ». On peut aussi rappeler que  ce sujet avait été abordé lors d’une conférence de presse, en janvier 2017, par le Pr Benoît Vallet, alors Directeur Général de la Santé 1. L’Etat français peut contraindre les soignants à se faire vacciner, au nom de la santé publique et dans leur propre intérêt.

Cette obligation existe déjà aujourd’hui pour un certain nombre de vaccinations, comme celle contre l’hépatite virale de type B. Mais bien que prévue par l’article L. 3111-4 comme une obligation vaccinale pour les professionnels de santé, l’obligation vaccinale contre la grippe a été suspendue par le décret n° 2006-1260 du 14 octobre 2006. Elle demeure toutefois fortement recommandée pour les professionnels concernés, en particulier pour les protéger des grippes saisonnières. » Le décret suspensif du 14 octobre 2006 avait été signé par Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé et des Solidarités d’un gouvernement dirigé par Dominique de Villepin.  Puis, pendant cinq ans Marisol Touraine n’avait pas jugé bon d’abroger ce décret.

Quant à Agnès Buzyn, qui lui a succédé, elle enjoint régulièrement « les professionnels de santé à adopter une conduite exemplaire ». Sans les y contraindre. Et sans grand succès.

A demain

@jynau

1 Sur ce thème  « Il faut obliger tous les soignants à se faire vacciner contre la grippe » Slate.fr, 12 janvier 2017

 

 

Vaccination: quelle sanction pour un homéopathe signant un faux certificat de contre-indication ?

Bonjour

C’est une histoire pour le Grand Débat National. Un fait divers édifiant, au croisement du médical et du politique.

Un médecin homéopathe exerçant à Angers vient d’être condamné par le Conseil départemental du Maine-et-Loire de l’Ordre des médecins – information rapportée par Le Parisien. Il était reproché au Dr François Beaudoin d’avoir, en février 2017, délivré un «certificat de complaisance» de «contre-indication» à la vaccination. Ce certificat avait été signé à la demande des parents, pour que leur enfant de deux ans puisse être admis à la crèche. On peut voir là une conséquence directe des nouvelles obligations vaccinales voulues et imposées par le gouvernement 1.

« Le certificat a été découvert par un médecin du CHU d’Angers, où était prise en charge la petite sœur de l’enfant, expliqua Le Figaro. Cette dernière, née prématurément, avait contracté la coqueluche par l’intermédiaire de l’enfant qui n’était pas vacciné. La coqueluche fait en effet partie des onze maladies contre lesquelles les parents ont l’obligation de faire vacciner leurs enfants nés depuis le 1er janvier 2018. Le médecin du CHU a alors signalé ce manquement auprès du conseil de l’Ordre. »

Le médecin homéopathe, âgé de 65 ans, a expliqué avoir été «poussé» par les parents à délivrer le certificat, et a précisé qu’il signait «en général peu de certificats de ce type». Il n’avait jusqu’alors jamais été sanctionné pour de tels actes. Pour se défendre il a fait valoir «le problème de la très difficile gestion des parents hostiles à la vaccination précoce de leurs enfants». La mère du petit garçon aurait ainsi expliqué que son enfant était sujet à des otites et des poussées d’eczéma pour convaincre le médecin de ne pas le vacciner.

La chambre disciplinaire du conseil de l’Ordre a quant à elle estimé que ce confrère avait «fait courir un risque injustifié à l’enfant et à son entourage» et qu’il avait «manqué à son obligation déontologique de vigilance sanitaire».  «Aujourd’hui, un médecin ne peut s’opposer à la vaccination sans motif prouvé scientifiquement», a rappelé le Dr Charles Rouessé, membre du conseil de l’Ordre du Maine-et-Loire.

Le Quotidien du Médecin (Martin Dumas Primbault) ajoute que l’institution ordinale s’est saisie de cette affaire pour alerter la profession sur les dangers des certificats de « complaisance » en matière vaccinale.  Après le premier signalement, le conseil du Maine-et-Loire avait adressé un premier courriel à tous les généralistes et pédiatres du département pour leur rappeler, certes, leur droit de faire appel à leur clause de conscience pour refuser de vacciner un enfant, mais à condition seulement de transférer le patient vers un confrère.

Chasse aux sorcières

Mais au vu de l’ampleur médiatique prise par cette affaire, l’Ordre a jugé nécessaire d’adresser une mise en garde à tous les directeurs de crèche l’information suivante :

« Le conseil de l’Ordre lutte contre les certificats de complaisance de contre-indication médicale à la vaccination. Ainsi, en cas de certificat médical de contre-indication à la vaccination pour un enfant accueilli dans votre Etablissement d’accueil des jeunes enfants, il est nécessaire d’en informer le médecin de votre structure ou, à défaut, le médecin de PMI de votre secteur pour suites à donner. »

 « Il faut battre en brèche le refus de la vaccination, a déclaré au Quotidien le Dr Luc Fouché, président du conseil de l’Ordre du Maine-et-Loire et généraliste à Seiches-sur-le-Loir.C’est notre conviction générale !  Le médecin peut avoir ses convictions mais il doit respecter la loi. » Selon lui les praticiens délivrant des certificats de contre-indication à la vaccination doivent se protéger. « Le certificat d’un généraliste seul ne suffit pas, il faut s’entourer d’un service hospitalier d’allergologie, d’immunologie ou de pédiatrie pour prouver qu’il y a une contre-indication, souligne-t-il. Nous ne menons pas une chasse aux sorcières, mais les médecins doivent prendre conscience de leurs actes. »

A Angers le praticien fautif a été condamné six mois d’interdiction d’exercer dont quatre avec sursis. Une peine qui devra être exécutée à compter du 1er mars.

A demain

@jynau

1 Information officielle destinée aux parents:

« Pour que votre enfant soit admis en crèche ou dans les autres collectivités d’enfants (école, centre de loisirs, colonie, garde par une assistante maternelle…), vous devez présenter les pages vaccination du carnet de santé (fournir une photocopie) ou un document signé par un professionnel de santé autorisé à pratiquer les vaccinations et attestant de la réalisation des vaccinations obligatoires en fonction de l’âge de votre enfant.

 Si l’enfant n’est pas à jour de ses vaccinations obligatoires, seule une admission provisoire est possible en crèche, chez une assistante maternelle ou à l’école. Les parents ont alors trois mois pour régulariser la situation en fonction du calendrier des vaccinations. Si les vaccinations ne sont pas pratiquées dans ce délai, l’enfant ne pourra pas être maintenu en collectivité.

 Pour les enfants nés avant le 1er janvier 2018, seules les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite sont exigées pour leur entrée en collectivité. Toutefois, toutes les autres vaccinations du calendrier vaccinal sont indispensables pour protéger ces enfants des maladies infectieuses évitables par la vaccination. Pour en savoir plus consulter le site vaccination-info-service »

Le médecin qui cachait aux médias l’argent touché de Big Pharma – et ce qui lui arriva

Bonjour

Une grande première française. Ethique, Déontologique. Juridique. Médiatique. Financière. C’est aussi « une sanction disciplinaire lourde de symbole » estime Le Quotidien du Médecin (Loan Tranthimy). Reste à connaître le poids exact du symbole quand la section est un « avertissement ».

C’est l’histoire du Dr Robert Cohen, spécialiste de pédiatrie à Saint-Maur (Val-de-Marne) par ailleurs habitué des médias généralistes. Il était interrogé, début 2017, sur les nouvelles obligations vaccinales – et, plus précisément, s’exprimait le 9 février sur deux radios nationales (France Info puis RTL- première radio de France).

C’est aussi l’histoire de l’association E3M (Entraide aux malades de myofasciite à macrophages) qui milite (très) activement pour la mise à disposition de vaccins sans adjuvants aluminiques. De ces deux histoires croisées émergea  bientôt une action devant la juridiction ordinale. Où l’on voit E3M reprocher au Dr Cohen non seulement ses convictions vaccinales, mais aussi -et en l’espèce surtout –  d’avoir omis de déclarer oralement ses liens d’intérêts avec la Big Pharma vaccinale (Pfizer, GSK, Sanofi Pasteur MSD et Novartis).

Horloges et symboles

Le Dr Cohen s’est défendu, faisant notamment valoir qu’il n’avait « jamais entendu personne déclarer de tels liens dans les domaines médicaux ou autres » sur les ondes médiatiques – en particulier dans le cadre de formats aussi courts. Sur ce strict point auditif le Dr Cohen n’a pas tort. Ce qui rajoute paradoxalement à la portée future  de sa condamnation. Car ce pédiatre  médiatique vient, bel et bien, d’être condamné par son Ordre. Tout est rapporté ici. Extraits :

« Le Dr Robert Cohen, pédiatre et membre du réseau Infovac 1, intervient régulièrement dans les médias au sujet de la vaccination. Début 2017, à l’occasion des débats autour de l’extension de l’obligation vaccinale, il a tenu des propos contestés par l’association E3M, notamment sur la question de l’aluminium vaccinal. De plus, il n’a pas déclaré ses liens d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique, alors que la loi l’y oblige (articles L. 4113-13 et R 4113-110 du Code de santé publique). Pour ces raisons, l’association E3M a déposé plainte auprès de l’Ordre des médecins en février 2017 (lire les arguments) (…)

« Les sommes en jeu sont conséquentes : entre 2012 et 2018, le Dr Cohen a reçu 57 730€ à titre personnel (sans compter les soixante contrats sans montants déclarés), et 748 520 € pour l’association ACTIV qu’il a créée et dont il est le directeur scientifique (sans compter les quatorze contrats sans montants déclarés). Voir cette note pour plus d’informations. »

Après avoir pris connaissance des arguments développés par les parties, la Chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins d’Île-de-France par un avertissement. Elle reconnaît ses liens d’intérêts « patents » avec les fabricants de vaccins Pfizer, GSK, Sanofi Pasteur MSD et Novartis.

Mais encore ? On rappellera que la loi française dispose que les médecins sont désormais « tenus de faire connaître » leurs liens d’intérêts au public, y compris (pour ne pas dire surtout) lorsqu’ils s’expriment « dans la presse écrite ou audiovisuelle ou par toute publication écrite ou en ligne ».

Un « avertissement » ? Bigre ! Une grande première française ?  Médiatique. Ethique, Déontologique. Juridique. Financière. « Une sanction disciplinaire lourde de symbole ». Certes. Mais  une question : qui, dans une France désormais privée de son auto-proclamé maître des horloges, possède la clef de la véritable balance des symboles ?

A demain

1« InfoVac-France » se présente comme une « ligne directe d’information et de consultation sur les vaccinations ». InfoVac précise « ne pas se substituer aux autorités de santé ». « Les recommandations et le calendrier vaccinal sont faits par le Comité Technique des Vaccinations (CTV), la Haute Autorité de Santé (HAS) et le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) et InfoVac n’émet aucune recommandation collective. Il fournit une aide à la vaccination individuelle des patients en fonction de leurs antécédents personnels et familiaux. De plus, InfoVac relaie et génère des informations vaccinales et relève parfois des incohérences dans les recommandations actuelles et en réfère aux autorités officielles. »

On peut le dire autrement : « InfoVac-France est un réseau d’experts qui se sont donnés pour mission de répondre rapidement aux questions liées aux vaccinations que se posent les médecinsLes consultants d’InfoVac sont des pédiatres avec une expertise particulière dans le domaine des maladies infectieuses et des vaccinations. Ils travaillent en réseau afin de garantir compétence, crédibilité, objectivité et homogénéité des réponses.

 

 

Vaccin contre l’hépatite B et sclérose en plaques : le Pr Roger Salamon, l’aluminium et le micmac

Bonjour

Comment faire pour ne jamais plus sortir d’une ornière sanitaire moderne ? Aujourd’hui un « rectificatif ». « Le 24 octobre, nous avons diffusé un communiqué de presse intitulé ‘’Aluminium vaccinal : actualités politiques et scientifiques’’ » nous écrit Didier Lambert, co-président de l’association « E3M – Pour des vaccins sans aluminium ».
M. Lambert poursuit :

« Nous avons fait référence à un débat radiophonique entre le Pr Salamon, président du Haut Conseil de Santé Publique de 2007 à 2017, et Bernard Guennebaud, dans lequel nous disions que le Pr Salamon admettait le lien de causalité entre la vaccination contre l’hépatite B (HB) et des cas de scléroses en plaques (SEP).

« Le Pr Salamon nous a contacté pour préciser qu’il ne reconnaissait pas le lien de causalité en tant que tel, car il n’existait pas de preuve scientifique d’un tel lien et que les comparaisons entre groupes de personnes vaccinées contre l’hépatite B ou groupes de personnes non-vaccinées ne faisaient pas apparaitre de différences. Par contre, le Pr Salamon maintient son avis comme quoi certains cas de scléroses en plaques sont imputables à la vaccination HB.

« Nous prenons acte de la position du Pr Salamon, et nous en informons donc les destinataires de notre communiqué. »

Ce qui est donc, ici, fait et complété 1. Ce qui nous autorise à nous interroger aux frontières de la vérité : qu’est-ce que le « lien de causalité » – ce lien refusé quand on peut, dans le même temps « imputer » ? Qui dit le vrai ? Où est la vérité vraie ? Et comment le citoyen peut-il s’y retrouver face à la justice – une justice dramatiquement étrangères aux vérités jadis professées/dictées par une science aujourd’hui tremblant sur ses fondations. Et que répondra, ici, le Pr Roger Salamon , spécialiste d’épidémiologie et de biostatistique ?

A demain

@jynau

1 Communiqué de l’E3M (extraits):  « Sur le plan juridique, la notion de causalité peut se démontrer par un faisceau d’indices graves, précis et concordants. C’est le cas dans les arrêts jurisprudentiels du Conseil d’État concernant la myofasciite à macrophages. C’est aussi désormais la position adoptée par la Cour de Justice de l’Union Européenne pour établir le lien entre vaccination HB et cas de scléroses en plaques (…) »

Pour ou contre les vaccinations ? Entre doute et inoculation, «Interception» (France Inter)

Bonjour

Depuis peu « radio d’Etat » selon Jean-Luc Mélenchon,  horripilante à bien des endroits, France Inter n’est pas, non plus, une station sans vertus. On en venait à ce constat, dimanche 28 octobre, à l’écoute inopinée d’« Interception » « le magazine de grands reportages des journalistes de France Inter. 50 minutes d’enquête et de témoignages. Informer, comprendre, apprendre. Au bout du monde ou au coin de la rue. »

Aujourd’hui, au coin de la rue  : « Anti-vaccins : le doute inoculé » 1. On connaît le cadre français :  la récente décision gouvernementale de passer de 3 à 11 le nombre des vaccins pédiatriques obligatoires. Une décision prise, officiellement, pour répondre à la méfiance grandissante à l’égard des vaccins et, plus généralement, envers les multinationale pharmaceutiques capitalistes.

Voilà un sujet journalistique bien difficile dès lors que l’on ne campe pas dans un camp offrant les armes et les croyances, les certitudes et le bagages. Dès lors que l’on entend décrypter ce qui, par certains aspects, n’est pas sans rappeler les guerres menées au nom de telle ou telle religion.

Luc Montagnier et la réalité

Pourquoi cette contagion épidémique du scepticisme ? Pourquoi cette réponse politique autoritaire et automatique ? La santé publique est-elle incompatible avec les espaces pleinement démocratiques ? Quel trébuchet pour mesurer la duplicité des réseaux a.sociaux ?

Entre les lignes ou pas c’est tout cela qui est donné à entendre sur France Inter. A commencer par les étranges arguments développés par les parents ayant recours à des médecins osant signer des certificats de vaccination non pratiquées. Sans parler des paroles de Luc Montagnier, prix Nobel de médecine désormais comme définitivement éloigné d’une réalité que jadis il maîtrisait.

Au terme des quarante-sept minutes de cette Interception on aura renforcé ses convictions immunitaires. Ou pas. France Inter n’est pas, non plus, une station sans vertus.

A demain

@jynau

1 « Anti vaccins, le doute inoculé ».  Reportage de Jérôme Jadot, prise de sons : Hélène Langois ; réalisation : Audrey Ripoull, assistée de Stéphane Cosme ; documentation : Sabine Bonamy

Disclaimer : Le site de l’émission recommande, « pour aller plus loin », l’un de nos papiers publié sur SlateCe que révèlent les mots et les phrases des anti-vaccins (Slate.fr, 7 septembre 2018)

Grippe : alerte à l’INFLUVAC TETRA® : risque d’erreurs lors de la vaccination des enfants

Bonjour

C’est une alerte lancée par plusieurs centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) ainsi que par le Centre de pharmacovigilance de Toulouse.

« En ce début de campagne vaccinale antigrippale, nous souhaitons attirer votre attention sur un risque d’erreur de prescription, de délivrance et d’administration d’un vaccin anti grippal dans la population pédiatrique : il s’agit du vaccin quadrivalent INFLUVAC TETRA®Notez que celui-ci n’a pas d’AMM chez l’enfant, contrairement au trivalent INFLUVAC® distribué l’année dernière. En effet, selon les données de son Résumé des Caractéristiques du Produit, « La sécurité et l’efficacité d’INFLUVAC TETRA® chez les enfants et les adolescents n’ont pas été établies ».

Le laboratoire exploitant (Mylan) mentionne certes cette information sur les pochettes réfrigérées destinées au transport du vaccin après dispensation et sur les plaquettes d’information distribuées aux pharmacies d’officine. Mais il ne le fait pas pas dans la notice du produit, ni sur le conditionnement.

Dans son avis émis en novembre 2017, la Commission de Transparence de la HAS (HAS CT INFLUVAC TETRA) souligne bien que ce vaccin n’est pas indiqué chez l’enfant contrairement à VAXIGRIP TETRA® et FLUARIX TETRA®.

« Micros tendus »

Or depuis quelques jours, des erreurs d’administration chez l’enfant sont signalées à différents CRPV, dont celui de Nancy (sans conséquence grave pour les enfants). « Cela suggère une méconnaissance de la problématique et très certainement un défaut d’information. Une discussion est en cours depuis le 11/10 à l’ANSM, mais nous avons jugé utile de vous alerter en attendant » précise le CRPV du Grand Est. Et d’ajouter :

« INFLUVAC TETRA® a la même composition quantitative et qualitative en principe actif que VAXIGRIP TETRA® et FLUARIX TETRA® qui eux, peuvent être utilisés chez l’enfant à partir de 6 mois. Les 3 compositions en excipients paraissent superposables. Par déduction, on peut supposer qu’une administration par erreur chez l’enfant n’entrainera pas forcément de problématique particulière de toxicité. Toutefois, bien évidemment, plus cette situation « hors AMM »  pourra être évitée, mieux ce sera… »

Au moment où cette information été diffusée Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé conviait la presse à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne Billancourt « pour le lancement de la campagne de vaccination » :

« Déroulé prévisionnel. 15h30 : arrivée de Madame la ministre à l’hôpital Ambroise Paré AP-HP à Boulogne Billancourt. 15h40 : rencontre avec l’équipe mobile de vaccination. Vaccination d’élèves externes par un médecin du service de réanimation responsable de la vaccination (Docteur Bernard PAJE – 1erétage). Vaccination de Mme la ministre par l’équipe mobile de vaccination (4ème étage). 16h15 : Table ronde sur la vaccination. 17h05 : micro-tendu avec la presse. 17h15 : départ de Madame la ministre »

 A demain