Nouveau coronavirus : va-t-on clouer au sol tous les avions venant de Chine vers la France ?

Bonjour

Que la France ne tremble pas : la ministre des Solidarités et de la Santé surveille de près la propagation du nouveau coronavirus chinois 2019 n-CoV .  Agnès Buzyn a annoncé ce mardi 21 janvier sur Europe 1 que des « recommandations ont été données aux aéroports » pour faire face à d’éventuelles contaminations dans les infrastructures françaises. Chaque jour, plus d’une centaine avions en provenance Chine arrivent dans douze aéroports français. Pour autant aucune restriction de vol n’a été décidée. Agnès Buzyn : « Pas d’annulations à prévoir pour l’instant, ça reste une épidémie encore cantonnée » (sic).

« Les voyageurs qui reviennent de Chine reçoivent une info sur la conduite à tenir en cas de température [plus précisément de fièvre NDLR]. Il leur est demandé s’ils sont fébriles et s’ils se sentent mal, de ne pas se rendre aux urgences mais d’appeler le centre 15. Toutes les autorités sanitaires sont informées du risque. Elles vont chercher les personnes et les emmènent dans les lieux où elles ne sont pas en contact avec le reste de la population. Ces recommandations sont données à tous les voyageurs qui qui reviennent de Chine, quel que soit leur trajet. »

Clouer des avions au sol

Dans le même temps, s’il en était besoin, le rôle des déplacements aériens comme facteur de dissémination virale se confirme. Taïwan a annoncé ce 21 janvier le premier cas de maladie due au 2019 n-Co  : une Taïwanaise retournée la veille dans son pays mais qui vit à Wuhan, la ville du centre de la Chine où la maladie a été la première fois signalée en décembre. « Cette femme âgée d’une cinquantaine d’années est arrivée en proie à de la fièvre, toussant et la gorge douloureuse à l’aéroport de Taoyuan de la capitale Taïpeï où elle a elle-même informé les agents des services de quarantaine de ces symptômes, a précisé le Centre pour le contrôle des maladies (CDC) » rapporte Reuters.

 «Nous demandons à la population de ne pas paniquer, cette personne ayant été emmenée directement de l’aéroport à l’hôpital» souligne le CDC taïwanais dans un communiqué – soulignant en avoir référé à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et à la Chine. Pékin appréciera. La malade a assuré aux responsables sanitaires qu’elle ne s’était rendue sur aucun marché local ni avait eu aucun contact avec des oiseaux ou des animaux sauvages à Wuhan. Les quarante six passagers et membres de l’équipage de l’avion dans lequel elle a voyagé devaient subir des examens.

L’OMS se réunira mercredi 22 janvier pour déterminer « en urgence » s’il convient de décréter une «urgence de santé publique de portée internationale». Et les mêmes causes (virales) produisant les mêmes effets (humains), la question sera soulevée de savoir si, au vu du Règlement sanitaire international revisité, il conviendra de clouer certains avions dans certains aéroports. Et jusqu’à quand.

A demain @jynau

Nouveau coronavirus pathogène chinois: multiplication des cas, affolement des Bourses

Bonjour

Avec le sommet de Davos (Trump-Thunberg) c’est l’affaire montante. Elle envahit les ondes et les fils des agences. La Chine a annoncé mardi 21 janvier un sixième mort victime d’un mystérieux virus et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce une « réunion d’urgence » ( sujet : restriction des vols aériens ?). Et tous de rappeler que la souche incriminée « est un nouveau type de coronavirus, cousine de celui responsable du SRAS (syndrome respiratoire aigu) – un virus hautement contagieux, qui avait tué quelque 650 personnes en Chine continentale et à Hongkong en 2002-2003 ».

Zhong Nanshan, « scientifique chinois renommé » de la Commission nationale de la santé, a fait savoir à la chaîne de télévision d’Etat CCTV que la transmission par contagion entre personnes était « avérée ». L’OMS estime pour sa part qu’un animal semble être « la source primaire la plus vraisemblable », avec « une transmission limitée d’humain à humain par contact étroit ».

Le 21 janvier la Chine avait (officiellement) recensé deux cent quatre vinft-onze cas confirmés. Neuf cent vingt-deux patients sont par ailleurs en observation, a annoncé dans un communiqué la Commission nationale de la santé. Annonces faites alors qu’une sixième personne est morte mardi du virus en Chine, a annoncé le maire de Wuhan.

Vigilance française déclenchée

« En plein chassé-croisé dans les transports avant le Nouvel An chinois samedi, qui fait craindre une accélération des contaminations, le président, Xi Jinping, a donné lundi le signal d’une mobilisation du pays, souigne l’AFP.  L’isolement des personnes chez qui la maladie a été diagnostiquée devient désormais obligatoire et des mesures de quarantaine peuvent être décrétées par les autorités locales. D’autres cas de cette mystérieuse pneumonie ont été détectés à l’étranger : deux en Thaïlande et un au Japon. Le virus a également été détecté en Corée du Sud chez une Chinoise de 35 ans arrivée dimanche par avion de Wuhan. Les autorités sanitaires sud-coréennes ont révélé qu’elle s’était rendue samedi à l’hôpital à Wuhan en raison d’un rhume. On lui avait prescrit des médicaments avant qu’elle s’envole pour Séoul, où ses symptômes ont été détectés. Elle a été placée en quarantaine.

Suspicions en En Australie et aux Philippines. Les Etats-Unis et la Thaïlande renforcent les contrôles dans les aéroports En France, « la vigilance vient d’être déclenchée », a fait savoir Santé publique France au Parisien. Les médecins doivent désormais orienter vers le SAMU ou « un infectiologue référent », toute personne « présentant une infection respiratoire aiguë, quelle que soit sa gravité, ayant voyagé ou séjourné dans la ville de Wuhan en Chine dans les quatorze jours précédant la date de début des signes cliniques ou ayant eu un contact étroit avec une personne tombée malade dans cette ville ».

Et symptôme qui ne trompe guère, les bourses accusent une forte baisse de leurs valeurs. A Tokyo, à l’issue des échanges  l’indice Nikkei des 225 principales valeurs avait perdu 0,91 %. Idem à Shanghaï, où l’indice composite a chuté de 1,41 %. En France, la Bourse de Paris a débuté en baisse de 1,36 %.

Un beau sujet de débat pour Donald et Greta, à Davos.

A demain @jynau

Crachats, VIH et sérophobie : précisions et précautions après la diffusion d’une vidéo virale

Bonjour  

C’est un sujet qui avait disparu de l’actualité depuis près de deux décennies. On le retrouve aujourd’hui avec l’émotion suscitée, sur les « réseaux sociaux », par une vidéo – images qui montrent un policier interpeller violemment un manifestant. Le syndicat policier « Alliance » affirme quant à lui que la personne impliquée aurait craché du sang au visage du policier en disant « j’ai le sida, tu vas crever ».  

« L’ampleur de cette actualité engendre fatalement nombre de réactions, au contenu parfois imprécis et stigmatisant sur le VIH/sida » rappelle fort justement l’association AIDES qui « tient à rappeler le poids des mots et ce qu’ils peuvent porter de stigmas et d’informations fausses ». Voici son message :

« La rapidité de traitement de l’actualité implique régulièrement des approximations ou pire, de laisser la place à de fausses croyances. C’est particulièrement vrai concernant le VIH/sida. Or, laissez véhiculer de fausses idées, c’est nourrir la sérophobie qui fait le jeu de l’épidémie. Aux médias, syndicats, policier-es, manifestants-es, citoyens-nes, nous rappelons que :  

VIH ≠ SIDA : Une personne séropositive n’a pas le sida. Lorsqu’elle dispose d’un traitement, elle vit simplement avec le virus, et dispose d’une espérance de vie similaire à une personne séronégative. Aujourd’hui en France, découvrir sa séropositivité n’est pas une condamnation à mort et le VIH ne peut évidemment pas être considéré comme une arme.

Les modes de contaminations sont : les sécrétions sexuelles, le lait maternel, le sang. La salive ne transmet pas le VIH. De plus, le VIH a une très faible résistance à l’air libre. Après cinq à dix secondes à l’air libre, une goutte de sang ne contient plus de virus.

Le TasP (Treatment as Prevention) est une réalité : une personne séropositive sous traitement dont la charge virale est indétectable devient intransmissible (I=I). Cela veut dire qu’elle ne peut plus transmettre le virus, quel que soit le mode de transmission. »  

Pour AIDES, il est de la responsabilité de toutes et tous de rappeler « dès que nécessaire » ces informations. Sans cela, les stigmatisations et fausses croyances ne pourront pas cesser. A fortiori dans un contexte de violences, policières ou pas, et de « vidéo virales », souvent pathogènes.  

A demain @jynau

Le nouveau virus chinois vient d'atteindre Pékin. Désormais les dés épidémiques sont jetés

Bonjour

Nouveaux chiffres (officiels) sur le nouveau front épidémique asiatique. A la veille du Nouvel An chinois et de ses innombrables mouvements de population (en Chine et à l’étranger) l’inquiétude planétaire ne cesse de grandir. Le gouvernement chinois a annoncé, lundi 20 janvier, un troisième mort et près de 140 nouveaux cas du nouveau coronarovirus, analogue à celui responsable du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) qui était apparu en 2002-2003.

Nouveau bilan : 201 cas diagnostiqués, dont 170 patients toujours hospitalisés. Neuf d’entre eux sont dans un état critique, d’après les autorités sanitaires de la ville de Wuhan (centre de la Chine) où le virus a fait son apparition et où 136 nouveaux cas ont été répertoriés ces deux derniers jours. S’y ajoutent deux nouveaux cas à Pékin, pour la première fois depuis la découverte de ce virus, et un dans la province méridionale du Guangdong.

Ni hasard, ni fatalité

« Les deux cas dans la capitale concernent des personnes qui s’étaient rendues à Wuhan et qui, dans un état stable, sont traitées pour une pneumonie, d’après les autorités du district de Daxing, sud de Pékin, résume l’AFP. Dans le Guangdong, le patient, un homme de 66 ans, avait également rendu visite à des proches à Wuhan, d’après les autorités sanitaires régionales. Hors de Chine, deux cas ont été signalés en Thaïlande et un au Japon. Ces trois patients avaient voyagé à Wuhan. La Thaïlande a renforcé les contrôles dans ses aéroports à l’approche de cette période où le pays attend plus de 1 300 voyageurs par jour en provenance du Wuhan. »

C’est dans ce contexte que les autorités sanitaires chinoises sont accusées de ne pas dire (ou de ne pas connaître) la vérité épidémiologique. Où l’on comprend, désormais, que la dynamique virale étant ce qu’elle est, les dés épidémiques sont jetés. Pour autant, ni hasard ni fatalité : il reste à surveiller au plus près pour prévenir au mieux.

A demain @jynau

PS : Le président chinois Xi Jinping a, le 20 janvier, donné le signal d’une mobilisation du pays pour enrayer «résolument» la propagation du nouveau virus qui a fait trois morts dans le pays depuis décembre et a commencé à contaminer les Etats voisins. Selon la télévision nationale, le numéro un chinois «a donné pour importante instruction à propos de l’épidémie de pneumonie causée par un nouveau coronavirus (…) que la propagation de l’épidémie soit résolument enrayée».

Nouveau virus pathogène chinois : Pékin dit-il au reste du monde la pleine et entière vérité ?

Bonjour

Officiellement tout va presque mieux dans le meilleur des mondes viraux possible : les leçons du SRAS (2002-2003) ont été tirées et Pékin collabore comme le ferait Paris, Londres ou Berlin. On ne compterait que  45 personnes contaminées par un nouveau virus de la famille du Syndrome respiratoire aigu sévère. Vraiment ? Telle n’est pas la lecture d’un groupe d’experts de l’Imperial College de Londres – par ailleurs collaborateurs de l’OMS : « Estimating the potential total number of novel Coronavirus cases in Wuhan City, China »

Selon eux 1 723 personnes (95% CI: 427 – 4,471) pourraient en fait avoir été contaminées – et ce au vu de l’ensemble des informations disponibles au 12 janvier. Les auteurs, dirigés par le Pr Neil M. Fergusonneil.ferguson@imperial.ac.uk), ont notamment fondé leurs calcul  sur le nombre de cas (officiellement) détectés jusqu’à présent hors de Chine – deux en Thaïlande et un au Japon – pour estimer le nombre des personnes vraisemblablement infectées à Wuhan, capitale de la province du Hubei (centre de la Chine), où la totalité des cas chinois ont été signalés depuis le mois dernier.

Ils ont aussi eu recours à la base de données des vols internationaux au départ de l’aéroport de Wuhan. « Pour que Wuhan ait exporté trois cas vers d’autres pays, il faut qu’il y ait beaucoup plus de cas que ce qui a été annoncé, a expliqué le Pr Ferguson à la BBC . Je suis nettement plus préoccupé que je ne l’étais il y a une semaine. »

On sait que cette nouvelle émergence épidémique alimente les craintes d’une réapparition d’un virus de type SRAS, hautement contagieux et directement transmissible au sein de la communauté humaine. La souche incriminée est d’ores déjà désignée : 2019-nCoV. L’enquête des autorités sanitaires chinoises a permis de déterminer que plusieurs patients contaminés travaillaient sur un marché de Wuhan spécialisé dans la vente en gros de fruits de mer et de poissons.

Un virus incroyable

« En dehors de Chine, les mesures de prévention se multiplient, observe l’AFP. Dernière en date : les Etats-Unis ont annoncé qu’ils allaient commencer à filtrer les vols en provenance de Wuhan à l’aéroport de San Francisco et à l’aéroport John F. Kennedy de New York – où atterrissent des vols directs de Wuhan –, ainsi qu’à celui de Los Angeles, où sont assurées de nombreuses correspondances. Les passagers seront examinés par les équipes médicales sans pour autant systématiquement soumis à un prélèvement. »

La Thaïlande, où deux cas ont été recensés, a également renforcé les contrôles dans ses aéroports à l’approche des festivités du Nouvel An lunaire (25 janvier), une période qui suscite des inquiétudes quant à une éventuelle propagation du virus. A cette occasion, des centaines de millions de Chinois empruntent bus, trains et avions pour aller passer les fêtes en famille. Beaucoup partent également en vacances en Asie du Sud-Est. Les autorités de Hongkong ont elles aussi renforcé leurs mesures de contrôle aux frontières du territoire autonome, notamment avec des détecteurs de température corporelle.

Et en France ? La Direction générale de la Santé précise que tout patient présentant des signes respiratoires infectieux et « ayant séjourné dans la ville de Wuhan dans les 14 jours précédant le début des signes cliniques » doit en effet faire l’objet d’un signalement (contacter le SAMU-Centre 15 en cas de doute). Toute prise en charge d’un cas suspect doit « s’accompagner de la mise en place de protection chez le patient (masque chirurgical) et le professionnel de santé (masque, lunettes et hygiène des mains) ».

Pour l’heure, les déplacements en Chine ne font l’objet d’aucune restriction, mais le sujet est largement commenté sur le réseau social Weibo. « Ce virus est incroyable, il peut aller à l’étranger mais rester confiné » à Wuhan, ironisait un internaute cité par l’AFP pendant que certains soupçonnaient les autorités de minimiser la gravité de la situation. Le meilleur des mondes viraux possible.

A demain @jynau

Nouveau virus pathogène : Pékin n’exclut plus le risque de transmissions interhumaines

Bonjour

C’était prévisible, c’est chose faite : le risque que la pneumonie virale atypique récemment identifiée en Chine soit transmissible entre humains est «faible» mais «pas exclu». Message daté du mercredi 15 janvier et signé de autorités sanitaires chinoises. Ce début d’épidémie alimente les craintes d’une réapparition d’un virus de type Sras, comme celui qui avait tué quelque 650 personnes en Chine continentale et à Hong Kong en 2002-2003.

L’une des quarante-et-un malades recensés à Wuhan, foyer initial, a peut-être été contaminée par son mari. C’est l’avis de la Commission municipale locale de l’hygiène et de la santé. Dans un communiqué, elle a indiqué que l’époux en question travaillait sur un marché de gros de fruits de mer, où la plupart des cas ont été détectés jusqu’à présent. Or, sa femme dit ne jamais s’y être rendue. Le marché incriminé est fermé depuis le 1er janvier, sur décision des autorités.

«Aucune preuve explicite de transmission entre humains n’a été découverte depuis le début de cette épidémie liée à un nouveau coronavirus, a souligné la commission. La possibilité d’une transmission limitée entre humains ne peut être exclue, mais le risque d’une transmission inter-humaine continue est relativement faible».

« Moment charnière

On sait d’autre part que la maladie a été diagnostiquée chez une femme originaire de Wuhan lors de son arrivée en Thaïlande. Or, selon l’OMS, cette femme assure n’avoir pas fréquenté le marché de gros incriminé, selon l’OMS.À Hong Kong, les autorités ont renforcé leurs mesures de détection, avec notamment des points de contrôle des températures à destination des voyageurs arrivant dans ce territoire dit « semi-autonome ». Selon les autorités hongkongaises, 71 personnes s’étant rendues à Wuhan récemment ont été hospitalisées souffrant de fièvre et de problèmes respiratoires, mais 60 ont été autorisées à sortir et le virus n’a été diagnostiqué chez aucune d’entre elles.

Que savoir sur le sujet ? « Il s’agit d’un virus qui n’avait jamais été décrit. Il entre dans la famille des coronavirus, dont six étaient déjà connus, a expliqué à Libération (Eric Favereau) le Pr Arnaud Fontanet, qui dirige à l’Institut Pasteur de Paris l’unité de recherche et d’expertise en épidémiologie des maladies émergentes. C’est un septième, et il se révèle très proche de celui du virus du Sras. D’ailleurs dans le déroulé de cette épidémie, le scénario est le même qu’en 2003. Les autorités chinoises ont mis en avant un lieu de départ, à savoir un marché de ‘’sea food’’, où il y a certes du poisson mais pas seulement. Et c’est a priori plutôt dans la manipulation des autres animaux de ce marché que la contamination a pu se faire vers l’homme. Mais on ignore quel animal est le point de départ.

L’hypothèse renforcée d’une contamination interhumaine ne peut qu’inquiéter. « On peut toutefois noter qu’il n’y a pas eu de cas de contamination au sein d’une même famille, ni avec le personnel soignant, ce qui est encourageant, souligne le Pr Fontanet. Nous sommes à un moment charnière. Cela peut s’arrêter là, mais l’épisode du Sras nous a montré que des imprévus étaient possibles. Au départ, la souche du Sras était, par exemple, peu virulente et peu transmissible. Puis elle a muté, allant vers un virus beaucoup plus transmissible et bien plus pathogène. Il y a eu ainsi des épisodes où une personne a pu en contaminer cinquante autres. Là, on est sur un épisode qui semble contenu, mais il peut y avoir des secousses qui changent le scénario. La bonne nouvelle, c’est que tout le monde se montre vigilant. Et jusqu’à présent réactif. »

A demain @jynau

SRAS : le nouveau virus chinois a déjà atteint la Thaïlande. L’OMS est alertée. S'alarmer ?

Bonjour

SRAS: syndrome respiratoire aigu sévère. Sommes-nous de retour en 2003 quand le SRAS chinois (800 morts) inquiéta durant quelques mois la planète ? Un premier cas de la nouvelle pneumonie chinoise a été identifié en Thaïlande, a annoncé lundi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), précisant qu’il s’agissait d’un voyageur venu de Chine.

 Que sait-on aujourd’hui ? Qu’une nouvelle souche de coronavirus (CoV) pourrait être à l’origine d’une épidémie de pneumonies apparue mi-décembre 2019 dans le Hubei (centre de la Chine). Quelques dizaines de cas ont été diagnostiqués dans la région, puis d’autres à Hongkong.  Les autorités chinoises ont « déclaré que les tests en laboratoire permettaient d’exclure le SRAS-CoV (virus du syndrome respiratoire aigu sévère), le MERS-CoV (virus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient), la grippe, la grippe aviaire ou un adénovirus », explique l’OMS. Par conséquent, un nouveau coronavirus ne peut être exclu. »

Le Monde rapporte que le 9 janvier, la chaîne publique chinoise CCTV a confirmé qu’une équipe de médecins chinois avait réussi à déterminer toute la séquence génomique du nouveau virus –  « une morphologie de type coronavirus ». On ne connaît toutefois ni son origine, ni sa durée d’incubation, ni le mode de transmission. L’OMS avait été informée dès le 31 décembre, par les autorités nationales, d’un groupe de cas de pneumonies d’une origine inconnue dans la ville de Wuhan, où vivent 11 millions de personnes. L’affection se manifeste par une fièvre accompagnée de difficultés respiratoires.

Sans surprise, un lien semble exister à Wuhan entre cette émergence et un grand marché aux poissons et produits de la mer, mais où se vendent également d’autres animaux : volailles, faisans, viandes d’animaux sauvages (chauves-souris, marmottes…). Plusieurs des malades y travaillent ou l’ont visité avant l’apparition de leurs symptômes. Les autorités municipales de Wuhan l’ont fermé jusqu’à nouvel ordre le 1er janvier et ont procédé à des opérations de nettoyage et de désinfection.

Surveillance des déplacements humains aériens

Jusqu’à présent la famille des coronavirus humains comptait six membres : quatre donnant des infections respiratoires généralement bénignes et deux provoquant des pneumonies potentiellement mortelles: le SRAS-CoV, responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), et le MERS-CoV, à l’origine du « syndrome respiratoire du Moyen-Orient ».

Nouvelle donne ce 13 janvier : un cas vient d’être identifié en Thaïlande. Dans un communiqué, l’OMS a indiqué avoir été officiellement informée par les autorités sanitaires thaïlandaises de ce premier cas. «Compte tenu de l’évolution de la situation, le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, va consulter les membres du Comité d’urgence et pourrait convoquer une réunion de ce comité dans un bref délai», a ajouté l’OMS. La femme infectée (immédiatement hospitalisée) voyageait en provenance du Wuhan. Un diagnostic clinique de pneumonie légère a d’abord été posé, puis «des tests de laboratoire ont confirmé que le nouveau coronavirus en était la cause», a détaillé un porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic, à l’AFP.

S’alarmer ?  «La possibilité que des cas soient identifiés dans d’autres pays n’était pas inattendue et renforce la raison pour laquelle l’OMS demande une surveillance active et une préparation continue dans d’autres pays», a souligné l’organisation onusienne. Le séquençage génétique du virus que la Chine a mis en partage le 12 janvier « permet à un plus grand nombre de pays de diagnostiquer rapidement les patients ».

On attend désormais, en cas de progression virale internationale, les premières mesures de surveillance (voire de restriction) des déplacements humains aériens.

A demain @jynau