VIH : Cinq ministres et un dîner d’exception au service du dépistage de l’infection  

Bonjour

Le temps passe certains rites parisiens demeurent. Ainsi vient-on de demander à la presse de faire savoir que le 10ème dîner « LINK pour AIDES » 1 se tiendra le lundi 3 décembre 2018,à partir de 19h, au Pavillon Cambon . Un dîner réalisé par Michel, César et Léo Troisgros et Pierre Hermé.


Cinq ministres français ont confirmé leur participation à ce dîner de gala exceptionnel : Agnès Buzyn (ministre de la Santé), Franck Riester (ministre de la Culture), Sébastien Lecornu (ministre des Collectivités territoriales), Mounir Mahjoubi (secrétaire d’Etat chargé du Numérique) et Gabriel Attal (secrétaire d’Etat chargé de la Jeunesse et de la Vie associative).

Les « acteurs-trices incontournables de la lutte contre le sida », ainsi que les « personnalités issues du monde économique » seront présents :  Accenture, AG2R La Mondiale, Alderville, AQUILA, Brimaral, Coty, Dior Parfums, France Brevets, Janssen, Jo Malone, Les Notaires du Trocadéro, Louis Vuitton, Maison Francis Kurkdjian, MHC, Michael Page, MSD, Natixis, Ordre des Géomètres-Experts, Pierre Cardin, RM conseil, Ruinart, Steele & Holt, Tête à Tête Arts, TGM, Vedreine, ViiV Healthcare, Voyageurs du Monde.

Sans oublier des représentants de la culture, des médias et des associations.  Précisons que des « surprises et des animations » viendront agrémenter cette soirée d’exception animée par Marianne James et Christophe Beaugrand.

Rapports sexuels non protégés

On rappellera à tous que, pour mettre fin à l’épidémie en 2030, l’ONUSIDA a annoncé l’objectif à atteindre dès 2020 : 90 % des personnes infectées par le VIH connaissant leur statut, 90 % des personnes diagnostiquées sous traitement antirétroviral, 90 % des personnes traitées en charge virale indétectable.

On rappellera aussi qu’une personne séropositive sous traitement, dont la charge virale est devenue indétectable, ne transmet plus le VIH. A ce titre elle peut donc avoir des rapports sexuels « non protégés sans risque de transmettre du virus ». En d’autres termes si toutes les personnes séropositives avaient accès aux traitements, il n’y aurait donc plus de contaminations. Or aujourd’hui, en France, on estime à 25 000 le nombre de personnes porteuses du VIH et qui ne connaissent pas leur statut sérologique….

L’intégralité des fonds collectés lors de ce dîner sera reversée aux actions de dépistage rapide mis en œuvre par l’association AIDES.

A demain

@jynau

1 LINK est un fonds de dotation créé et animé par des entrepreneurs et cadres dirigeants d’entreprise, qui ont décidé de rassembler leur détermination et leurs moyens pour que soit enfin gagnée la bataille contre le sida. LINK s’appuie sur les ressources et le savoir-faire de ses membres pour identifier et financer, selon une approche innovante, philanthropique et solidaire, les programmes les plus pertinents pour vaincre le sida.
LINK a reversé plus de 2,5 millions d’euros à la lutte contre le sida depuis 2009.

AIDES Créée en 1984 à l’initiative du sociologue Daniel Defert, AIDES (reconnue d’utilité publique en 1990) est l’une des plus importantes associations européennes de lutte contre le sida. Dès son origine, l’objectif a été de réunir les personnes touchées directement ou indirectement par le sida afin de leur permettre de s’organiser face à ce nouveau fléau, d’initier et de mener des actions pour être associées aux grandes décisions de santé publique qui les concernent.

Avant Noël le préservatif EDEN® de Majorelle sera remboursé par l’Assurance maladie

Bonjour

Agnès Buzyn, sur France Inter ce matin, avait « oublié » le nom de la marque. Précision immédiate de la firme. En ces termes choisis :

« Majorelle, laboratoire citoyen, annonce le lancement en France d’EDEN®, premier préservatif remboursable sur prescription médicale, pour apporter une réponse efficace à un enjeu majeur de santé publique : la prévention des Infections Sexuellement Transmissibles (IST). »

 Et les services de la ministre des Solidarités et de la Santé de préciser :

« A compter du 10 décembre 2018, un préservatif fera l’objet d’une prise en charge par l’Assurance maladie. Cette prise en charge par l’Assurance maladie concerne les femmes comme les hommes. La délivrance, sous forme de boîtes de 6, 12 ou 24 préservatifs, s’effectue en officine de pharmacie sur présentation d’une prescription d’un médecin ou d’une sage-femme. »

A l’unisson Majorelle et le ministère d’expliquer que cette mesure de prévention permet de renforcer la lutte contre les maladies sexuellement transmissiblesLes infections sexuellement transmissibles (IST) représentent un problème majeur de santé publique en France, notamment les principales IST : infection à VIH/Sida, hépatites virales B et C, syphilis, gonococcie, infections à chlamydia.

« La lutte contre les IST se décline autour d’une offre diversifiée de moyens de prévention, dans une approche globale de santé sexuelle, ajoutent les services d’Agnès Buzyn. A quelques jours de la journée mondiale de lutte contre le sida, il est important de rappeler notre palette de prévention : le dépistage, le traitement du VIH comme prévention (une charge virale indétectable signifie l’absence de risque de transmission), la prophylaxie pré exposition (PrEP) par toutes les personnes concernées, le traitement post-exposition (TPE), et le préservatif qui reste l’outil de base de la prévention. »

Qualité « premium » 1,30€ TTC la boîte de six

Quant à Majorelle, laboratoire citoyen, il précise que le nombre des cas d’IST ont été multipliées par trois entre 2012 et 2016. C’est pour répondre à cet enjeu majeur de santé publique que Majorelle a proposé à la HAS la mise sur le marché d’EDEN®, le premier préservatif remboursable sur prescription médicale.

 Ainsi donc, près de quarante ans après l’émergence du sida Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, a autorisé, sur proposition du CEPS (Comité économique des produits de santé), le remboursement par l’Assurance Maladie du préservatif délivré sur ordonnance.

Préservatif de qualité « premium », EDEN® bénéficiera d’un taux de remboursement de 60% sur la base d’un prix de vente s’élevant à 1,30€ TTC la boîte de 6 (également disponible en taille XL), 2,60€ TTC la boîte de 12 et 5,20€ TTC la boîte de 24. « Compte tenu des cas de transmission qui seront évités avec le préservatif remboursable, et du coût actuel de prise en charge des IST qui s’élève à 2 milliards d’euros dont 1,6 pour le seul VIH (11 000 euros par an pour un patient atteint du VIH), le remboursement du préservatif EDEN® par l’Assurance maladie permettra de réaliser d’importantes économies dans les prochaines années. »

Où l’on en vient à cette question : pourquoi si tard ?

A demain

@jynau

Alerte éthique : la Chine aurait fabriqué des nouveau-nés humains génétiquement modifiés 

Bonjour

Un moment historique ?

Ce sont des informations du MIT Technology Review (Antonio Regalado) et d’AP/Washington Post : « AP Exclusive: First gene-edited babies claimed in China ». « Une équipe chinoise serait sur le point de révéler avoir réimplanté des embryons humains modifiés par la technique CRISPR, reprend le site The Conversation (Guillaume Levrier). L’annonce pourrait en être faite demain, au Deuxième Sommet International sur l’Edition du Génome Humain, à Hong Kong. De quoi s’agit-il ? D’un essai clinique visant à modifier le gène CCR5, dans le but d’immuniser une personne contre le VIH. » Associated Press :

« Un chercheur chinois affirme avoir contribué à la création du premier bébé au monde génétiquement modifié – des jumelles nées ce mois-ci dont il a modifié son ADN avec un nouvel outil puissant, capable de réécrire le modèle même de la vie. Si cela est vrai, ce serait un pas de géant en science et en éthique.

« Un scientifique américain a déclaré qu’il avait pris part aux travaux en Chine, mais ce type de modification génétique est interdit aux États-Unis car les modifications de l’ADN peuvent être transmises aux générations futures et risquent de nuire à d’autres gènes. Une majorité de scientifiques pensent qu’il est trop dangereux d’essayer, et certains ont qualifié l’essai chinois d’ »expérimentation humaine ».

« Le chercheur, He Jiankui de Shenzhen, a déclaré avoir modifié des embryons pour sept couples au cours de traitements de fertilité, avec une grossesse obtenue jusqu’à présent. Il a déclaré que son objectif n’était pas de guérir ou de prévenir une maladie héréditaire, mais bien d’essayer de conférer un trait caractéristique de peu de gens naturellement – une capacité à résister à une éventuelle infection par le VIH.

« Il a ajouté que les parents concernés ne souhaitaient ni être identifiés ni interrogés – qu’il ne dirait pas où ils habitent ni où cette expérience a été menée. ll n’y a pas de confirmation indépendante de ses dires, et ce travail n’a pas été publié dans une revue qui, via des pairs, aurait pu attester de son authenticité. »

Pour l’heure seuls quelques médias internationaux semblent avoir pris la mesure de cette annonce. Il ne s’agit pourtant pas ici, comme il y a un an, d’une réédition du génome d’embryons humains surnuméraires destinés à être détruits – mais bien d’un modification délibérée du génome d’embryons conçus in vitro puis implantés in utero dans le but de les faire naître porteurs d’une mutation transmissible à leur descendance.

« Cette nouvelle fracassante est une brusque accélération dans une controverse à la fois économique et éthique qui oppose la Chine à l’Occident au sujet d’une technologie qui va sans aucun doute révolutionner l’agriculture, la médecine, et peut-être l’espèce humaine » prévient The Conversation. Nous y reviendrons.

A demain

@jynau

Dons de sang et homosexualité masculine: le gouvernement réduira-t-il la durée d’abstinence ?

Bonjour

La France gronde, les gilets sont jaunes et le pétrolifère amer. Pour autant il est des raisons de ne pas totalement désespérer. Exemple très contemporain en trois actes, sur la toile de fond des très vieilles affaires françaises dites du « sang contaminé ».

I C’était il y a trois ans. On annonçait qu’à compter du 1er juin 2016 les homosexuels pourraient, en France, donner leur  sang. A condition d’assurer  lors de l’entretien préalable au don de ne pas avoir eu de relations sexuelles (même protégées) depuis douze mois. C’est là une décision élaborée non sans difficulté après un travail original  (et sans précédent) qui a réuni les autorités sanitaires et les nombreuses associations de donneurs, de patients et de personnes homosexuelles ; un travail sanitaire et diplomatique sans précédent mené  sous l’autorité du Pr Benoît Vallet, alors Directeur Général de la Santé.

Un arrêté du 5 avril 2016 de la ministre des Affaires sociales et de la Santé fixa ensuite  les critères de sélection des donneurs de sang. Il prévoyait une liste de contre-indications 1 au don de sang en raison des risques pour le donneur ou pour le receveur. Il abrogeait  des dispositions antérieures qui prévoyaient « une contre-indication permanente pour tout homme ayant eu des rapports sexuels avec un homme » et y substituait, pour un don de sang total, une contre-indication de 12 mois après le dernier rapport sexuel.

II Ces « douze mois d’abstinence » firent polémique. Fallait-il les abroger?  En aucune façon trancha le Conseil d’Etat il y a un an, rappelant  que « les autorités sanitaires doivent privilégier les mesures les mieux à même de protéger la sécurité des receveurs lorsque les données scientifiques et épidémiologiques disponibles ne permettent pas d’écarter l’existence d’un risque ». Il faisait ainsi valoir :

« Selon les travaux de l’Institut de veille sanitaire, la prévalence de porteurs du VIH est environ 70 fois supérieure chez les hommes ayant eu des relations sexuelles avec des hommes. (…) La proportion de personnes nouvellement contaminées au cours de l’année 2012 était 115 fois supérieure chez ces hommes que dans la population hétérosexuelle. »

En imposant cette « abstinence d’un an » comme condition au don du sang par les homosexuels, le ministère de la Santé « s’est fondé non sur l’orientation sexuelle mais sur le comportement sexuel et n’a pas adopté une mesure discriminatoire illégale », jugeait le Conseil d’Etat. On pourra voir là un argumentaire directement issu de la rhétorique des collèges jésuites.

III 14 novembre 2018. Santé publique France publie aujourd’hui les premiers résultats de l’enquête dite « Complidon », menée en collaboration avec l’Établissement français du sang (EFS) et le Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA). Elle porte sur le respect des critères de sélection au don de sang par les donneurs. Près de 110 000 donneurs ont été interrogés. Et cette surveillance épidémiologique révèle que l’ouverture du don de sang en juillet 2016 aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) n’augmente pas le risque de transmission du VIH par transfusion – risque qui reste extrêmement faible en France : estimé, sur la période 2015-2017, à un don VIH positif non détecté sur 5,2 millions de dons.

« Pour évaluer le respect et la compréhension des critères de sélection des donneurs, Santé publique France a réalisé l’enquête Complidon, à laquelle près de 110 000 donneurs de sang ont répondu. Les résultats indiquent que les contre-indications actuelles au don de sang ne sont pas toujours strictement respectées. Ainsi, parmi les hommes, 0,73% ont déclaré avoir eu des rapports sexuels entre hommes au cours des 12 derniers mois, sans l’avoir indiqué avant le don. »

« Parmi les hommes, seuls 0,56 % ont déclaré lors de l’enquête avoir eu des rapports sexuels avec des hommes aux cours des 4 mois précédant leur don. De plus, parmi les hommes ayant eu des rapports sexuels entre hommes au cours des 12 derniers mois, un sur deux (46 %) a déclaré qu’il l’aurait signalé lors de l’entretien pré-don si la durée d’ajournement avait été plus courte. »

« Bien que déclaratifs, ces chiffres indiquent que le respect du critère de sélection concernant les HSH pourrait augmenter avec une période d’ajournement plus courte, fait valoir Santé publique France. À la suite de données similaires, en novembre 2017, le Royaume‑Uni a autorisé les HSH à donner leur sang, à condition qu’ils n’aient pas eu de rapports sexuels entre hommes dans les 3 mois précédant le don. »

Et maintenant ? Ces données chiffrées permettent d’apporter des éléments aux pouvoirs publics, « en vue de considérer une éventuelle ouverture plus large du don de sang aux HSH en France ». L’ensemble de ces résultats a été présenté au comité de suivi de l’arrêté fixant les critères de sélection des donneurs de sang qui réunit, sous l’égide de la DGS, les associations de patients, de donneurs et de défense des droits et les agences sanitaires.

On attend

A demain

@jynau

1 Tout savoir sur les contre-indications au don de sang

Microbiote : il nous faut désormais compter avec le charme discret, mais sans fin, de l’intestin 

Bonjour

Ce fut une thèse de médecine. Puis une anomalie éditoriale allemande. Puis un titre génial (en français). Puis un best-seller mondial. Puis une nouvelle édition augmentée. Et désormais, au rayon infini des déclinaisons, voici l’exposition.

Du 4 décembre 2018 au 4 août 2019, la Cité des sciences et de l’industrie présente à Paris l’exposition Microbiote, d’après Le charme discret de l’intestin de Giulia et Jill Enders (Actes Sud, 2015) vendu à 1 200 000 exemplaires en quarante langues.

Cet incroyable succès de librairie est aussi le reflet d’une série d’avancées et de nouveaux regards sur le corps : l’accélération de l’exploration du  microbiote  cette galaxie de micro-organismes (bactériesmicrochampignonsprotistesvirus) vivant dans le  microbiome . Et, pour ce qui nous concerne, dans un tube digestif, un ventre, devenu soudain une « deuxième cerveau ». La dernière en date de nos révolutions coperniciennes. L’espoir, peut-être, d’une « nouvelle médecine ». La garantie d’un nouveau regard sur le corps.

En attendant le film

Comment mettre en exposition un bouleversement microscopique ? Giulia et Jill Enders ont relevé le défi au sein de la Cité des sciences et de l’industrie. « Exposition originale qui bénéficie d’une scénographie expressive, nous assure-t-on. Comme un voyage au cœur de notre corps, pour découvrir l’une de ses régions les plus secrètes, ce “second cerveau” est d’une importance capitale pour notre santé. 600 m2. » Explications à l’entrée de l’exposition :

« Chacun possède son propre microbiote, véritable marqueur personnel en constante évolution à l’instar des empreintes digitales. Il faut ainsi se faire à l’idée que le corps humain est non seulement constitué de chair, de sang, d’os et de muscles, mais aussi de tout un monde de bactéries, de virus et de champignons hébergé en quasi-totalité par l’intestin, véritable écosystème! Le système digestif est en effet doté de son propre système nerveux et interagit avec l’organisme au cours de la digestion. Coach du système immunitaire, il entretient donc des relations étroites et déterminantes avec le cerveau. »

Une exposition conçue en partenariat avec l’Inra, Heureka (Helsinki) et le Pavillon de la connaissance (Lisbonne), avec la participation de l’afa Crohn RCH et le soutien du Biocodex Microbiota Institute, de Danone Research et de la Fondation Roquette pour la santé.

Du 4 décembre 2018 au 4 août 2019. En attendant le film.

A demain

@jynau

 

Vaccin contre l’hépatite B et sclérose en plaques : le Pr Roger Salamon, l’aluminium et le micmac

Bonjour

Comment faire pour ne jamais plus sortir d’une ornière sanitaire moderne ? Aujourd’hui un « rectificatif ». « Le 24 octobre, nous avons diffusé un communiqué de presse intitulé ‘’Aluminium vaccinal : actualités politiques et scientifiques’’ » nous écrit Didier Lambert, co-président de l’association « E3M – Pour des vaccins sans aluminium ».
M. Lambert poursuit :

« Nous avons fait référence à un débat radiophonique entre le Pr Salamon, président du Haut Conseil de Santé Publique de 2007 à 2017, et Bernard Guennebaud, dans lequel nous disions que le Pr Salamon admettait le lien de causalité entre la vaccination contre l’hépatite B (HB) et des cas de scléroses en plaques (SEP).

« Le Pr Salamon nous a contacté pour préciser qu’il ne reconnaissait pas le lien de causalité en tant que tel, car il n’existait pas de preuve scientifique d’un tel lien et que les comparaisons entre groupes de personnes vaccinées contre l’hépatite B ou groupes de personnes non-vaccinées ne faisaient pas apparaitre de différences. Par contre, le Pr Salamon maintient son avis comme quoi certains cas de scléroses en plaques sont imputables à la vaccination HB.

« Nous prenons acte de la position du Pr Salamon, et nous en informons donc les destinataires de notre communiqué. »

Ce qui est donc, ici, fait et complété 1. Ce qui nous autorise à nous interroger aux frontières de la vérité : qu’est-ce que le « lien de causalité » – ce lien refusé quand on peut, dans le même temps « imputer » ? Qui dit le vrai ? Où est la vérité vraie ? Et comment le citoyen peut-il s’y retrouver face à la justice – une justice dramatiquement étrangères aux vérités jadis professées/dictées par une science aujourd’hui tremblant sur ses fondations. Et que répondra, ici, le Pr Roger Salamon , spécialiste d’épidémiologie et de biostatistique ?

A demain

@jynau

1 Communiqué de l’E3M (extraits):  « Sur le plan juridique, la notion de causalité peut se démontrer par un faisceau d’indices graves, précis et concordants. C’est le cas dans les arrêts jurisprudentiels du Conseil d’État concernant la myofasciite à macrophages. C’est aussi désormais la position adoptée par la Cour de Justice de l’Union Européenne pour établir le lien entre vaccination HB et cas de scléroses en plaques (…) »

Virus du Nil occidental : les dons de sang interdits après un séjour dans le sud de la France

Bonjour

C’est, étrangement, une information divulguée par Le Parisien (Laurence Voyer) : « Le don du sang restreint à cause du virus du Nil qui sévit dans le sud de la France ».

« En trente ans, cela ne lui était jamais arrivé. Le 19 octobre, Annie n’a pas pu donner son sang comme elle le fait très régulièrement au centre Crozatier, dans le XIIe arrondissement de Paris. Explication : il y a trois semaines, elle a passé un week-end… à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) (…) L’explication ? Depuis la mi-octobre, une mesure de prévention a été prise par les autorités sanitaires.

« Toutes les personnes ayant séjourné au moins une nuit dans les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et les Pyrénées-Orientales, mais aussi Monaco, ne peuvent pas faire de don pendant 28 jours , a précisé au Parisien l’Etablissement français du sang (EFS). Il s’agit d’une mesure de précaution pour éviter de contaminer des receveurs avec le virus du West Nile. »

Identifié pour la première fois en Ouganda il y a huit décennies le West Nile virus ou virus du Nil occidental est transmis les moustiques Culex . Présent dans différentes régions du monde il circule actuellement dans le sud de la France. Selon Santé publique France « vingt cas ont été détectés en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, essentiellement dans les Alpes-Maritimes, entre Nice et Le Cannet. » Contaminée, une personne a été victime de la maladie neurologique (encéphalite) qui peut être associée à cette infection qui peut être mortelle mais qui, le plus souvent, reste asymptomatique ou presque.

La nouvelle mesure d’éviction des donneurs est-elle de nature à menacer l’approvisionnement et les stocks de sang ? C’est peu vraisemblable. Les collectes continuent presque normalement dans les départements touchés. « Des tests sont réalisés systématiquement pour les personnes qui résident dans les départements concernés », explique l’EFS. Pourquoi alors ne pas le faire dans toute la France, ce qui simplifierait le problème ? « Ce n’est pas encore possible pour le reste du pays. Toutefois, avec la multiplication du nombre de cas, on y réfléchit pour l’année prochaine », ajoute l’Etablissement.  Pour l’heure, dans l’attente du froid anti-moustiques, cette restriction est en place jusqu’à la fin du mois de novembre.

A demain