Post-Emmanuel Macron : brutale coagulation de la protestation dans les hôpitaux de Lyon

 

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Se coucher pour ne plus (faire) subir l’intolérable. C’est le dernier symptôme convergent en date : ce 16 avril 2018, une trentaine de soignants se sont allongés sur le sol pour dénoncer des conditions de travail « incompatibles avec la sécurité des patients et ingérables pour le personnel hospitalier ». Cela s’appelle un « die in » et cela vient de se produire dans la belle ville de Lyon. Lyon où des personnels des urgences de plusieurs hôpitaux sont en grève certains depuis plusieurs mois. Un « die in » pour réclamer « des moyens pour la santé » et qui a retenu l’attention des médias généralistes – au premier rang desquels l’Agence France Presse.

« Une trentaine de personnes allongées sur le sol en blouse blanche ou bleue devant l’Hôtel de Ville de Lyon ont feint à la mi-journée d’être mortes pour dénoncer ‘’la saturation des urgences’’,  des conditions de travail incompatibles avec la sécurité des patients et ingérables pour le personnel hospitalier. Aux urgences, « ce n’est pas tolérable d’attendre 72 heures sur des brancards, de ne pas avoir le temps de changer un patient, de parler avec eux… ».  « Nous nous mobilisons pour sauver notre système de santé et demandons l’embauche de personnels. On ne peut pas sacrifier la santé »  dit Sarah Verborg, infirmière aux urgences de l’hôpital Edouard-Herriot »

Pour l’heure ce mouvement inter-urgences de Lyon réunit le Centre hospitalier du Vinatier (psychiatrie), l’Hôpital Edouard-Herriot, le Centre hospitalier Lyon-Sud, l’Hôpital Saint-Joseph-Saint-Luc et l’Hôpital de la Croix-Rousse. La crise dure depuis des mois.

Début février, alors qu’ils reconduisaient leur mouvement les infirmiers et aides-soignants des urgences d’Edouard-Herriot (après deux réunions infructueuses avec la direction des Hospices civils de Lyon) les grévistes se confiaient à 20 Minutes . Ils réclamaient notamment cinq postes de brancardiers et deux d’aides-soignants pour améliorer la prise en charge des patients.

Pénurie de brancardiers et de draps

La direction ne proposait alors que la création de deux postes de brancardier – « soit 3.8 équivalents temps plein ». Et rien au sujet du manque d’aide-soignants. Quant à la pénurie de draps, rencontrée fréquemment le week-end par les personnels, aucune amélioration à court terme ne semblait possible.

Pour les infirmiers et aides-soignants, ce problème est pourtant loin d’être accessoire. « Nous devons couvrir les patients qui passent la nuit sur des brancards dans les couloirs des urgences avec des chemises de nuit parce que nous n’avons pas de draps, témoignait alors Anouk, une infirmière en grève.  Nous devons essuyer les malades avec des chemises d’hôpital parce qu’il n’y a plus de serviettes ou frotter les draps souillés des patients faute de pouvoir les changer. »

Ceci à un nom « la maltraitance involontaire ». Et cela peut pousser des soignants à s’allonger sur le pavé. Hier, dos à la Tour Eiffel illuminée, rendant hommage aux soignants hospitaliers, Emmanuel Macron à indiqué qu’il annoncerait « fin mai » des décisions. « Fin mai » ou « début juin ».

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« Frère Emmanuel » a déclenché la colère des associations de défense des droits homosexuels

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Les réseaux sociaux sont sur des charbons ardents. « Frère Emmanuel » titre, taquin, Libération. Mais le président de la République est déjà bien loin des évêques de France et du sublime Collège des Bernardins. Il guerroie sur le front de la Syrie compliquée, sera demain en compagnie de Jean-Pierre Pernault à l’heure de l’Angélus, puis face à « deux hommes blancs de plus de 60 ans » (Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel). Puis commencera une autre semaine présidentielle, ses calvaires ferroviaires, ses colères universitaires, etc.

Aujourd’hui les médias sont, comme souvent, en retard sur le Maître des Horloges. Ainsi l’Agence France Presse qui poursuit le recensement des réactions enregistrées après le discours tenu devant la Conférence des évêques de France – discours qui « n’en finit pas de faire des vagues ». «  Après les critiques venues surtout de la gauche de la définition par le chef de l’Etat de la laïcité, des associations de défense des droits des homosexuel·le·s ont dénoncé la ‘’maladresse’’ voire le caractère ‘’choquant’’ des propos du président de la République » résume Le Monde.

A commencer par la référence présidentielle aux « familles homosexuelles ». On se souvient peut-être que  Emmanuel Macron avait, aux Bernardins, salué « les associations catholiques et les prêtres » qui « accompagnent des familles monoparentales, des familles divorcées, des familles homosexuelles ».

« On ne parle pas de la sexualité d’une famille », a réagi Catherine Michaud, présidente de GayLib. Elle rappelle que l’expression consacrée est « famille homoparentale et pas homosexuelle ». « Ce distinguo est terrifiant et inacceptable », a-t-elle déclaré à l’AFP.  De même, pour le président de SOS Homophobie, Joël Deumier, le président de la République a commis une « maladresse » en évoquant « les familles homosexuelles ».

Après le président, le nouvel archevêque de Paris

 Plus généralement la bienveillance du chef de l’Etat envers les instances catholiques a choqué ces associations. « J’aimerais qu’on m’explique à quel moment en France l’Eglise accompagne les familles homoparentales », déclare Catherine Michaud, rappelant que certains évêques avaient au contraire publiquement pris position, lors du précédent quinquennat, « contre le mariage pour tous » ou pour l’organisation de « thérapies de conversion pour les homosexuels ». « L’Eglise n’aide pas et n’accompagne ces familles [homoparentales] mais s’oppose à leur reconnaissance et à leur protection par la loi », ajoute Joël Deumier.

Et ensuite ? Les associations de défense des droits des homosexuel·le·s espèrent toujours que le gouvernement proposera au Parlement d’étendre le droit à la PMA aux couples de femmes et femmes seules, à l’issue des Etats généraux de la bioéthique. Et que les élus en marche de la majorité suivront d’un pas unique et cadencé. « La promesse du président de la République était d’ouvrir la PMA à toutes les femmes, sous couvert d’un avis favorable du Comité consultatif national éthique obtenu en juin 2017 », rappelle Catherine Michaud.

Or les nouvelles paroles d’Emmanuel Macron ne la rassurent pas. « Il n’a pas apporté de réponse sur les questions relatives à la PMA, à la création d’un statut de beau-parent ou la protection des familles homoparentales » observe le président de SOS Homophobie.  «Que le président parle avec les religions est très bien, il doit parler avec tout le monde. Mais dans ce régime laïc, les réformes ne doivent pas être contraintes par le religieux » conclut Catherine Michaud.

On attend désormais, sur ce point, les explications et la position de Mgr Michel Aupetit, médecin et nouvel archevêque de Paris qui n’a jamais caché son opposition radicale à la promesse présidentielle de la « PMA pour toutes ».

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La tragédie Vincent Lambert rebondit : va-t-on avoir recours à la pratique de l’euthanasie ?

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Dix ans de coma profond et une tragédie qui toucherait à sa fin ? Le CHU de Reims s’est prononcé, lundi 9 avril, en faveur d’un « arrêt des traitements » de Vincent Lambert. C’est une information qui provient « de sources concordantes ».

La décision aurait, in fine,  été prise par le Dr Vincent Sanchez, spécialiste de gériatrie et de soins palliatif – et ce  « à l’issue d’une procédure collégiale d’environ cinq mois » qui a conclu à une « obstination déraisonnable » envers ce patient tétraplégique. C’est la « décision qui s’imposait », s’est aussitôt félicité François Lambert, neveu de Vincent auprès de différents médias. Médias qui l’ont aussitôt cité.

« C’est un maintien artificiel en vie, il y a un corps qui souffre, le médecin le dit. Ça veut dire qu’on n’est pas sûr que Vincent ne ressent pas la souffrance. Il est possible, il est envisageable que Vincent vive un calvaire depuis cinq ans. »

 

L’honneur de la médecine

Moins de citations, en revanche, dans les mêmes médias, pour le camp opposé. « Les amis de Vincent Lambert » réunis dans son comité de soutien viennent de dénoncer une « décision scandaleuse d’euthanasie » prise par le Dr Sanchez du CHU de Reims consistant à suspendre son alimentation et son hydratation:

« Des médecins, chefs de services et spécialistes de la prise en charge des patients en EVC /EPR (patients en état végétatif et pauci-relationnel) avaient pourtant montré à l’hôpital de Reims que la situation de Vincent Lambert est positive, qu’il respire de manière autonome, que son état général est stable et qu’il ne relève pas d’une obstination déraisonnable. Vincent Lambert n’est ni sans conscience ni sans relation. On ne peut donc absolument pas dire de sa vie qu’elle est simplement végétative. Ces médecins qui n’ont pas pu rester silencieux et ont défendu Vincent sont l’honneur de la médecine. »

Selon eux « prendre aujourd’hui la décision d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent revient à le mettre à mort alors que plusieurs établissements sont prêts à le prendre en charge ». « Au delà de Vincent, cette grave décision aura des répercussions sur des centaines de patients dans le même état ».

Pour l’heure une question : qui, concrètement, appliquera cette « décision médicale collégiale » ? Et quand ? Les parties défavorables à cette décision – les parents de Vincent Lambert – ont dix jours pour déposer un recours – délai au-delà duquel l’équipe médicale pourra mettre en place l’arrêt des traitements.

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Autisme et politique : Emmanuel Macron annonce un prochain remboursement du dépistage

 

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Tout aurait dû n’être connu que demain. Mais Emmanuel Macron n’a pas résisté à brûler quelques politesses : il a ainsi, dès ce 4 avril, annoncé « au moins 340 millions d’euros prévus sur cinq ans ». Une somme destinée à « un renforcement des investissements dans la recherche sur l’autisme ». Et une annonce faite à l’occasion d’un déplacement présidentiel (perturbé) au CHU de Rouen – avec visite du président dans une unité de détection précoce.

« On va investir dans la santé, c’est essentiel. Il y a des réorganisations à faire, a expliqué le président Emmanuel Macron aux personnels de santé du CHU de Rouen. Pour moi, l’autisme, c’est une cause essentielle. Pour beaucoup de familles, ce sont des vies qui sont bouleversées. Le cœur de ce que nous voulons faire, c’est de renforcer nos investissements en matière de recherche ». a insisté le président de la République. Il était accompagné d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé et de Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées – ainsi que de son épouse Brigitte Macron.

L’unité du CHU de Rouen visitée est spécialisée dans le diagnostic précoce des troubles du spectre autistique – il faut en moyenne un an et demi pour obtenir un diagnostic en France. « Il faut avoir un diagnostic le plus tôt possible. Nous allons généraliser la formation de tous les professionnels, pédiatres, médecins, pour avoir, au 9e mois ou au 24e mois, aux consultations prévues, le réflexe de vérifier le minimum et alerter sur un trouble psycho-autistique » a déclaré Emmanuel Macron.

« En matière de politique de l’autisme, la France n’est pas au niveau , avait récemment reconnu Mme Cluzel. Les familles concernées sont trop souvent exposées à un parcours du combattant indigne de notre République et la France se trouve loin derrière de nombreux pays de l’OCDE en matière de recherche. »

Selon l’AFP, le président de la République a évoqué la mise en place d’un « forfait de remboursement pour les parents à partir du 1er janvier 2019 » pour les dépistages  ainsi que « le développement d’une école inclusive». Mais encore ? Il ne reste plus demain, au Premier ministre Edouard Philippe, que de détailler la mise en place concrète des mesures.

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Nouveauté dans la lutte contre le cannabis et les stupéfiants : des «amendes» de 250 à 600 euros

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Comment faire semblant de résoudre une équation quand on sait qu’elle est sans solution ? Faute de vouloir envisager, officiellement, une dépénalisation de l’usage du cannabis, le gouvernement d’Emmanuel Macron se retrouve dans une situation inextricable, face à un « ce contentieux de masse », pour reprendre les termes de la ministre de la Justice.

Dernier épisode en date : mardi 3 avril Nicole Belloubet, a révélé que le gouvernement souhaitait désormais que l’usage de tous les stupéfiants illicites (et en particulier de cannabis) puisse prochainement être sanctionné d’une « amende forfaitaire délictuelle » d’un montant de 300 euros. « Le projet de loi [sur la réforme de la procédure pénale] que je présenterai dans les mois qui viennent devrait prévoir qu’une amende forfaitaire délictuelle de 300 euros pourra directement être prononcée par un policier ou un gendarme à l’encontre d’un usager majeur à l’issue d’un contrôle d’identité », a-t-elle déclaré.

La ministre de la Justice s’exprimait à l’assemblée nationale lors d’un débat sur le rapport consacré à « l’application d’une procédure d’amende forfaitaire au délit d’usage illicite de stupéfiants ». « Le montant de l’amende forfaitaire minorée serait de 250 euros et celui de l’amende forfaitaire majorée de 600 euros », a encore précisé Mme Belloubet.

Le projet du gouvernement prévoit d’exclure les mineurs du champ de cette amende forfaitaire qui pourra être dressée « y compris en cas de récidive ». On savait que le gouvernement avait choisi la solution de l’ « amende forfaitaire délictuelle » mais le montant envisagé semblait inférieur (entre 150 et 200 euros) à celui aujourd’hui annoncé. « Cette nouvelle procédure ne viendra pas se substituer aux autres types de réponses pénales déjà existantes », mais constituera une voie procédurale « complémentaire », « simplifiée et rapide » a fait valoir  Nicole Belloubet.

Absence d’Agnès Buzyn

Pourquoi ne pas avoir retenu la simple « contravention » pour sanctionner l’usage de stupéfiants illicites ? Nicole Belloubet a estimé que cette option aurait sur « le plan symbolique » envoyé « un message négatif dans l’opinion publique dans la lutte contre l’usage illicite de stupéfiants » et « aurait pu être perçue comme une étape vers la dépénalisation ».

Tous les stupéfiants seront-ils assimilés au cannabis ? C’est un peu plus compliqué que certains pouvaient le penser. Le recours à cette amende « pourra être circonscrit par les directives de politique pénale locale à certains types d’usage en fonction notamment, de la nature du stupéfiant saisi afin d’éviter que les personnes nécessitant vraiment un traitement sanitaire en fassent l’objet », a déclaré la garde des Sceaux.

Il faut ici rappeler que la loi du 31 décembre 1970 de lutte contre la toxicomanie ne sera pas modifiée. Rappeler que l’on recense, en France, 140 000 interpellations chaque année pour consommation de drogues. Rappeler que seules 3 098 peines de prison ont été prononcées en 2015 (dont 1 283 de prison ferme) alors que la loi prévoit jusqu’à un an de prison et 3 750 euros d’amende. Et, une nouvelle fois, observer l’absence, sur ce sujet, de la ministre de la Santé.

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Pourquoi le torchon brûle-t-il à Act-Up Paris ? Question de cinéma, de sida et de politique

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Pour un peu de nombreux médias généralistes s’en mordraient les doigts. Du moins ceux qui, dans leurs « colonnes cinéma », portèrent en triomphe et à bout de bras « 120 battements par minutes ». « Le succès serait-il monté à la tête d’Act Up ? Après le triomphe du film, encensé par la critique et couronné aux derniers Césars, l’association de lutte contre le sida se paye une crise de croissance, avec la démission de sa direction et la nomination d’une nouvelle équipe décidée lors d’une assemblée générale extraordinaire » écrit L’Obs.  

L’ancienne équipe dirigeante d’Act-Up Paris a quitté ses fonctions à la veille de Pâques. Elle déplore une « transition brutale » après le carton du film. Et de nous apprendre que la déjà vieille association, en perte de vitesse (et qui fut un temps placée en redressement judiciaire – en 2014)  a vu « une vague de nouvelles arrivées » avec notamment « de jeunes militants déjà politisés et expérimentés dans d’autres luttes, notamment antiracistes » fait valoir l’équipe démissionnaire. Où l’on retrouve, quelques décennies plus tard, les vieux outils de l’entrisme politique.

Ces jeunes « détournent et exploitent l’outil d’Act Up, en se servant de son historique, pour mettre en avant d’autres luttes », accusent ainsi les deux anciens coprésidents, Rémy Hamai et Mikaël Zenouda ainsi que l’ancien vice-président Xavier Cœur-Jolly. Tous déplorent que le travail d’expertise soit « relégué au dernier plan » au profit « du commentaire permanent de la critique spectacle ». On entend la colère et le dépit. C’est une manière d’observer que le temps passe.

Séronégs, pédés, gouines, biEs, trans, intersexes, queer  etc.

Les deux nouveaux vice-présidents se nomment Fabrice Clouzeau et Marc-Antoine Bartoli. Ils font leurs premières armes en signant un premier communiqué. Extraits :

« RéuniEs en Assemblée Générale Extraordinaire convoquée par le Conseil d’Administration démissionnaire ce samedi 31 mars 2018, les membres ont renouvelé leurs instances dirigeantes (…) Le nouveau Conseil d’Administration a exprimé lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire des propositions d’orientations politiques pour l’année à venir, qui seront débattues lors d’un prochain séminaire politique. (…)

« Act Up-Paris réaffirme l’engagement de l’association dans la lutte contre le VIH/sida, sa solidarité avec les personnes vivant avec le VIH/SIDA et les personnes discriminées. L’ensemble du Conseil d’administration est solidaire des séropos, séronégs, pédés, gouines, biEs, trans, intersexes, queer, hétéros, travailleuSEs du sexe, migrantEs, étrangèrEs, raciséEs, détenuEs, usagèrEs de drogues, handicapéEs, précairEs, jeunEs, vieuxEILLEs.

« Act Up-Paris aussi dénonce la campagne de calomnies de certains membres du Conseil d’Administration démissionnaire. Il s’agit là d’une manœuvre destructrice afin de discréditer le processus démocratique qui fonde depuis son commencement Act Up-Paris, et dont les membres ont choisi sans aucune ambiguïté une nouvelle équipe afin de mobiliser des dynamiques nouvelles dans la lutte.

«  Nous assistons à une utilisation illégitime et à un détournement des réseaux sociaux de l’association pour propager des fausses nouvelles et de sciemment tromper les malades et leurs proches, ainsi que toutes personnes physiques ou morales, partenaires associatifs, institutionnels et médias. Act Up-Paris laisse aux personnes signataires de ce communiqué, l’entière responsabilité de leurs actes et se réserve le droit d’entamer des poursuites judiciaires. »

Comment comprendre ? La France se pâme à l’évocation du cinquantenaire de ses pavés parisiens. Act-Up Paris soufflera, l’an prochain, ses trente bougies.

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Tragique : la crêpe offerte par une maîtresse à un enfant allergique aux produits lactés

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Tous les éléments d’une tragédie moderne peuvent résider dans quelques lignes de l’AFP. La France vient de découvrir, à la veille de Pâques, qu’un enfant de six ans allergique aux produits lactés est mort dans le Beaujolais. Le garçonnet, en grande section de maternelle à l’école Fernand-Gayot de Limas, fêtait le carnaval avec ses camarades. Après les festivités, le personnel avait confectionné et proposé des crêpes à l’ensemble des élèves. Selon Le Progrès l’enfant avait l’habitude de manger des crêpes à l’eau chez lui – il a donc accepté celle qu’on lui offrait. Il en est mort.

L’autopsie a en effet très vite confirmé que l’enfant avait succombé à un choc anaphylactique. L’information a été donnée par le procureur de Villefranche-sur-Saône, Sylvain Cordesse, confirmant une information de la presse régionale. Il ressort de l’enquête que « c’est la maîtresse qui a proposé à la crêpe à l’enfant » alors que « son régime alimentaire était connu » du personnel de l’école : allergie aux produits lactés.

Après avoir ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort, le parquet entre désormais dans une autre phase : celle de déterminer les responsabilités personnelles et notamment celle de l’enseignante. Cette dernière a déjà été entendue. Tous les éléments d’une tragédie.

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