Alcoolisme : auto-thérapie à base d’encre au bout des doigts

Les drames et les dégâts de la consommation de boissons alcooliques? Ils sont omniprésents sur les pages imprimées (et sur les sites) des journaux régionaux. Avis d’obsèques prématurées. Résultats anonymes des contrôles récurrents d’alcoolémie effectués par les forces de police et de gendarmerie. Accidents de la circulation automobile causés par des conducteurs « sous l’emprise de l’alcool ». Violences en tout genre, notamment au sein des familles. Faits divers parfois tragiques. « Apéro géants » (gente éphémère). Bitures express (genre de plus en plus couru). 

Sortir de la dépendance? Voilà, en revanche, un sujet nettement moins traité. L’exemplaire affaire du Baclofène ne semble guère intéresser (et encore de manière très épisodique) que quelques titres et sites de la presse nationale. Rien ne sert de désespérer. Il existe quelques exceptions. En voici deux, en un seul jour. 

On ne lit jamais la presse quotidienne régionale. Par exemple La Nouvelle République du Centre-Ouest. Hier, 14 janvier, l’édition d’Indre-et-Loire publiait, pleine page, un peu banal témoignage avec photographie. Un papier signé Xavier Roche-Bayard et intitulé « Olivier Sully, ex-coureur à pied de très bon niveau, a décidé de parler ouvertement de son alcoolisme, à travers une biographie qu’il finit d’écrire. »

Extraits :

« Le seul liquide qu’il accepte, c’est celui de l’encre qui noircit les feuillets de son livre. Olivier Sully, Lochois pur et dur, s’apprête à dévoiler les années sombres de son existence dans une autobiographie qu’il est sur le point d’achever. L’homme âgé de 46 ans a sombré dans l’alcoolisme insidieusement, goutte à goutte au départ, par bouteille entière sur la fin. »

« Aujourd’hui, avec l’énergie de l’espoir, il mène sa propre bataille contre ce mal qui l’a torturé et qui a fait exploser son couple. Olivier Sully en a assez de l’alcool facile. D’être le soûlard titubant sur les pavés de la ville, ramené chez lui par les forces de l’ordre. En écrivant son livre, en annonçant volontairement son souhait d’être édité avant que ne se tienne la prochaine édition de de La Forêt des livres, il met son honneur en jeu. « J’ai le courage de dévoiler ma vie. Je n’ai pas honte d’en parler. Quand j’écrirai le mot fin, ce sera : point final ! Plus une goutte, plus de droit à l’erreur, mais le droit à l’auteur. Ce livre, c’est mon médicament », dit-il. Catholique pratiquant, Olivier Sully a choisi son chemin de rédemption, les voies spirituelles plutôt que spiritueuses. Sa dernière issue, après trois cures de sevrage de plusieurs mois sans succès. »

«  L’étau de la dépendance et les taux d’alcool se sont resserrés sur lui « bêtement ». Pourtant, ce Lochois au corps fatigué par les boissons, était un sportif de très bon niveau, présent sur de nombreuses épreuves de course à pied. « A 20 ans, j’ai fait mon record personnel sur le marathon des cotes de lumière en Vendée, en 2 h 45 », se souvient-il.  A Loches, il a créé le Cocap 37 pour comité d’organisation de course à pied, dont le local était à « Bardines ».  Cette initiative sportive allait être le début de sa descente aux enfers. « Il y avait un troglo aménagé avec un bar. On y faisait des fêtes. Quand je me servais un R… (alcool anisé, ndlr), c’était trois doses dans le même verre. Boire était devenu une habitude, même quand je courais. Puis une dépendance. Ma dernière bière, je l’ai mise en trophée dans ma salle de bain, je la vois tous les matins. Une bière à 11,6° ! J’en étais arrivé à voler des bouteilles de whisky au supermarché », avoue-t-il. »

« Olivier Sully a traversé une très longue période, dès 1997, trop avinée. Maçon de formation, il a vécu de petits boulots. Puis plus rien de concret. (…). Il compte : 353 demandes d’emploi envoyées. « Je suis un vrai chercheur… d’emploi », dit-il. Par conviction religieuse, il a aidé la Fondation Abbé Pierre, les Petits Frères des pauvres…  Dans son ancienne vie, avant de boire, il a été sapeur-pompier. Un passé plus humain qu’il veut retrouver. Pour se retrouver. « Je vais être grand-père bientôt », dit-il, redoutant d’être jugé dans le regard de son futur petit-fils. Il arrosera la naissance, avec un jus de carotte, sa nouvelle boisson de prédilection. »

Ce témoignage est complété par celui de l’écrivain, tourangeau d’origine,  Gonzague Saint-Bris. Il connaît cet homme, il l’a fait travaillé. Il aidera autant que faire se peut la publication de son livre. Il  veut voir en cet auteur un descendant du duc de Sully (1559-1641) célèbre et grand ministre de Henri IV.

Où sommes-nous ? Devant une presse imprimée qui vient en écho thérapeutique à un homme qui parie sur l’écriture. Imprimer pour briser un cercle infernal de dépendance ?  On connaît pire.

« Navires en perditions sur des flots éthyliques »

On ne lit jamais assez , non plus, la presse écrite nationale. Notamment quand il lui arrive –trop rarement sans doute- de traiter du même thème. Ici c’est sur le même sujet mais sous l’angle de l’ingéniosité que génère la Toile. Le même jour, dans Le Monde. Dans un encadré intitulé « C’est tout net » et signé  Marlène Duretz.

Extraits :

« Certains sont portés sur la boisson, tels des navires en perdition sur des flots éthyliques. Pour les uns, le voyage est long, bien trop long, et aucun havre de paix à l’horizon pour une halte salvatrice. Pour d’autres, la traversée est plus courte, le barreur ayant radicalement changé de cap.

Internet sait être cette main secourable. Il est celui à qui se confier sans craindre le regard de l’autre et sait administrer  les « premiers soins » à qui requiert son aide. Accoudés à ce comptoir virtuel, plusieurs contributeurs d’un forum évoquent leurs affres avec l’alcool : « A vous qui avez résisté à ce poison, avez-vous réussi seul ou avec l’aide d’un médecin approprié ? », demande une femme « de plus en plus désespérée ». L’une lui livre spontanément son expérience : « Seule, effectivement, je ne peux pas, alors je fréquente des groupes de parole, où l’on me comprend et où l’on ne me juge pas. » Un autre, qui a opté pour l’abstinence, lui explique que « la seule solution pour briser  ce cercle infernal, c’est la détermination à ne pas commencer à prendre  le premier verre ». Et lui conseille de lire les témoignages sur le forum « Arrêter l’alcool » du site Atoute.org .

Autre forum, autre « Besoin d’aide » : « Comment  aider un alcoolique ? », demande cette soeur dont le frère boit depuis deux ans : « Mon frère est dans un état second, alors le dialogue est difficile. Comment montrer que je suis là sans le juger ? » (…)  Même si la consommation d’alcool en France a été divisée par deux en quarante ans, les Français de plus de 15 ans consomment 12,3 litres d’alcool pur par an, selon les chiffres 2011 de l’INPES). « Cinq millions de Français ont un problème avec l’alcool », lit-on sur la page d’accueil du site Stop-alcool.fr, l’une des associations françaises de lutte contre l’alcoolisme, et pour qui « écouter, parler, c’est déjà un grand pas vers l’abstinence ». »

Parler pour « s’en sortir ». Ecouter. Ecrire, aussi.

 

 

Deux avocats, les pilules et les médias

Durant les fêtes les affaires continuent. Nouvelle étape de celle  dite des « pilules de troisième génération ». Trois questions, désormais, sont soulevées. L’affaire prendra-t-elle vraiment corps -et à quel rythme- dans les médias ?  Jusqu’où ira l’action  des avocats directement impliqués dans les poursuites et les  indemnisations ? Pourquoi ce durable silence des agences spécialisées dans le médicament mais aussi des sociétés savantes, des prescripteurs et, plus encore peut-être, du ministère de la Santé ?   Le pôle santé publique du tribunal de grande instance  de Paris s’est saisi de ce dossier  et devra décider d’une éventuelle ouverture d’enquête préliminaire, d’une information judiciaire ou d’un classement sans suite.

 « C’est peut-être le début d’un nouveau scandale sanitaire en France ». Grave, avant même l’aube dominicale, France-Info hausse la voix, donne le ton. La veille, dans la soirée, l’Agence France Presse avait  fait parler  l’avocat. Ou  lui avait donné la parole. Un peu plus tôt encore Le Monde avait donné son « la » 1.  Nous assistons à un  nouvelle étape, un nouveau format, dans la  mise en scène d’une affaire sanitaire ; une mise en scène dont les coulisses apparaissent –autant que l’on puisse  voir – de plus en plus transparentes. Une mise en scène contagieuse aussi qui peut conduire  à des situations inédites 2.

Résumons. Le 14 décembre la France apprend qu’une jeune femme victime d’un AVC venait de porter plainte contre le directeur général de la multinationale pharmaceutique allemande Bayer et contre  le directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Dans le premier cas pour «atteinte involontaire à l’intégrité de la personne humaine»; dans le second pour ne pas avoir, en dépit du «principe de précaution»  demandé le retrait d’une pilule contraceptive du marché français. La jeune femme estimait qu’un contraceptif (commercialisé sous le nom de marque « Méliane ») était la cause directe de son AVC survenu en 2006 et du handicap (65%) qui en résultait. Accusations graves.

« Après le coupe-faim Médiator, la pilule « Méliane »? Les deux affaires n’ont a priori aucun point commun si ce n’est Me Philippe Courtois et Me Jean-Christophe Coubris. Ces deux avocats se sont spécialisés dans la défense des  intérêts des victimes de l’ancien coupe-faim des Laboratoires Servier » écrivions-nous alors sur Slate.fr le 17 décembre. Nous ajoutions que cette affaire venait relancer les questions inhérentes à l’innocuité des médicaments présents sur le marché. Et qu’elle rappelait aussi la complexité de la prise en charge médicale d’une contraception hormonale. Et enfin qu’elle mettait enfin en lumière les ambiguïtés ou les dysfonctionnements des procédures de mise sur le marché de prescription et de remboursement par la collectivité des spécialités pharmaceutiques.

Et nous poursuivions en publiant un entretien avec le Pr Bernard Hédon (CHU de Montpellier), nouveau président du Collège des gynécologues-obstétriciens français (CNGOF).  L’affaire avait fait l’objet de différentes reprises dans les médias. Elle avait aussi été traitée  dans quelques « blogs médicaux », dont Atoute.org, celui de Dominique Dupagne.

L’étrange lapsus où « pilules » deviennent « prothèses »

Deux semaines plus tard, et une nouvelle fois à la veille d’un week-end a priori favorable aux exploitations médiatiques en boucle, deuxième salve. Les plaintes sont au nombre de trente. Et si elles ne sont pas encore déposées , elles le seront bientôt. En janvier auprès du tribunal de Bobigny disent les avocats qui, travaillant au sein du même cabinet bordelais Courtois, Coubris & Associés  sont à nouveau en action.

Me Coubris a expliqué au Monde avoir été sollicité en quinze jours  par trente autres victimes. Comme dans l’affaire du Médiator (son cabinet assisterait 2 500 victimes) il entend « sensibiliser la population ». A d’autres médias il dira avoir reçu « des dizaines de lettres et de coups de fils » et que le nombre de trente « devrait encore « augmenter dans les semaines à venir ». Sur France Info Me Courtois s’exprime également comme on peut l’entendre ici.  Où l’on perçoit un étrange lapsus, l’avocat parlant des firmes pharmaceutiques comme étant « des fabricants de prothèses ». Lapsus signifiant ? Et si oui, signifiant quoi ? Est-ce la défense des utilisatrices des prothèses de la marque PIP dans laquelle le cabinet est également spécialisé ?

« Titulaire d’un DESS de Droit de la Santé, Philippe Courtois s’est spécialisé dans la défense et l’indemnisation des victimes d’accidents corporels, peut-on lire sur le site de son cabinet.La perte de son frère aîné dans un accident de la circulation explique sa grande motivation à conseiller et à assister les victimes d’accidents de la route et leur famille dans toutes leurs démarches pour obtenir la sanction des responsables et l’indemnisation des victimes. Issu d’une famille médicalePhilippe Courtois a été sensibilisé très tôt au problème des erreurs médicales et des contaminations post-transfusionnelles et a souhaité s’investir totalement dans la cause des victimes. »

Reste l’essentiel : la dénonciation de ce type de scandales sanitaires par voie de presse, cette amplification d’actions contentieuses à venir, sert-elle ou dessert-elle la santé publique ? Quelles sont ses conséquences positives et celels qui ne le sont pas ? Sans doute est-il un peu tôt pour répondre.

A la mi-décembre le Pr Dominique Maraninchi, directeur de l’ANSM avait déclaré à l’AFP que les pilules de «troisième génération» étaient encore beaucoup trop souvent prescrites «d’emblée» en France: elles correspondent toujours à environ 50% du volume total des ventes ce qui semble une proportion notablement trop élevée aux yeux des spécialistes de cette question.  Le Pr Maraninchi ne proposait toutefois alors aucune solution pour corriger cette situation. Une nouvelle fois, la puissance publique apparaissait comme démunie pour faire respecter les règles de prescriptions médicamenteuses et ce alors qu’elle est  la seule à les définir et à avoir les moyens d’agir. Comment comprendre? C’est l’un des mérites des « affaires » sanitaires que de conduire à soulever ce type de questions.

Pourquoi interdire le remboursement et laisser sur le marché sans expliquer ?

A la suite de l’émotion soulevée par la première plainte pour AVC  l’ANSM lançait, le 21 décembre, une nouvelle mise en garde sur son site vis-à-vis des pilules de troisième génération.  Une nouvelle fois il était demandé aux prescripteurs, afin de minimiser les risques de thrombose liés aux contraceptifs oraux, de privilégier les pilules de deuxième génération, de rechercher les facteurs de risque avant toute première prescription , d’informer les patientes des signes avant-coureurs de thrombose et de surveiller la tolérance de la pilule prescrite. Il se murmure que l’ANSM lancera par ailleurs en janvier une étude des ventes pour vérifier l’efficacité de ses mises en garde. Qu’en a-t-il été des précédentes ? Et que se passera-t-il si on découvre que, précisément, elles ne sont pas suivies d’effet ?

Autre source majeure d’incompréhension collective : Marisol Touraine, ministre de la Santé a annoncé mi-septembre sa décision de faire procéder au non remboursement par la Sécurité sociale des pilules de troisième génération. Cette mesure  prendra effet à compter du 30 septembre 2013. Cette décision a été prise après les conclusions rendues par la Commission de transparence de la Haute autorité de santé (HAS), qui a relevé « un risque de complications thrombo-veineuses  deux fois plus élevé que chez les femmes sous pilules de deuxième génération».  Entre 1,5 et 2 millions de femmes prendraient aujourd’hui ce type de contraceptif en France ; contraceptif qui apporte selon les professionnels des avantages certains pour certaines femmes mais dont rien en justifie une consommation à ce point massive. Là encore on demeure surpris que la puissance publique ne soit pas mieux documentée sur un tel sujet alors même qu’elle peut tout savoir des prescriptions, des délivrances et des remboursements de ces médicaments contraceptifs.

La puissance publique n’est pas seule. On doit pouvoir expliquer dans les médias de grande audience la réalité de la situation. Expliquer avec pédagogie, sans outrances ni conflit d’intérêt, les bénéfices et les risques de ces contraceptifs. Expliquer (aussi et surtout)  les véritables  raisons qui font que l’on décide de ne plus rembourser des médicaments largement prescrits et consommés tout en les laissant sur le marché. Expliquer pourquoi  le ministère de la Santé, l’ANSM,  la HAS, ainsi, pourquoi pas, que l’assurance-maladie et assurances complémentaires) semblent incapables de peser sur les prescriptions médicales et de corriger une situation dès lors que les recommandations en vigueur ne sont plus respectées.

Les énergies et les compétences sont là et la chose ne semble pas insurmontable. Cela pourrait par exemple prendre la forme de documentaires télévisés équilibrés suivis de débats contradictoires. Mais voilà : ce genre journalistique, en France, n’existe guère. L’expérience montre que les souhaits pour la nouvelle année ont une chance non négligeable de se réaliser. L’émergence d’un tel traitement médiatique de ces affaires sanitaires en est un que nous formulons volontiers pour l’année 2013: une année qui dans quelques heures pointera le bout ce son nez, et ce  en dépit des prophéties gentiment et  largement médiatisée d’un calendrier élaboré, nous dit-on, par les  Mayas.

 

1 Le quotidien révèle dans son édition datée des 30-31 décembre et 1er janvier que Me Jean-Christophe Coubris « a été sollicité » par « trente autres victimes des pilules de troisième et quatrième génération ». Toutes ces femmes  souhaitent porter plainte contre les laboratoires fabricants (Bayer, Schering, Merck, Pfizer). Ces femmes sont âgées de 17 à 48 ans. Elles ont « subi des AVC ‘’quinze d’entre elles’’, des embolies pulmonaires  ‘’trois cas’’, des thromboses veineuses et des phlébites ». Elles « en ont parfois gardé de graves séquelles : tétraplégie, hémiplégie, épilepsie, aphasie… L’une d’entre elles, Caroline, 25 ans, est décédée d’un AVC en 2006. »

« Ce décès est le sixième recensé par l’AVEP depuis 2009, souligne Le Monde. Depuis la publication dans Le Monde daté du 15 décembre d’une série d’articles sur le sujet, neuf femmes se sont manifestées auprès de l’association pour signaler des phlébites graves, embolies pulmonaires et un accident vasculaire cérébral (AVC). Nous avons, au Monde, reçu témoignage d’une embolie pulmonaire et d’un AVC. »

2 « Pilule : Sophie, 21 ans, sauvée par un article du « Monde ». » annonce … Le Monde en une. Page 14 un article intitulé « Pilule de 4e génération : ce Noël que Sophie, 21 ans, a failli ne jamais fêter ». Où il est  raconté l’histoire d’une jeune fille qui, à l’âge de 21 ans, « souhaite prendre la pilule pour la première fois et pour se débarrasser de quelques boutons disgracieux ».

Prescription de « Jasmine » (Bayer) par un généraliste. Remplacée par son générique à l’initiative d’une pharmacienne. Suit une longue série d’erreurs et d’insouciances médicales avant que, grâce à l’alerte lancée par Le Monde sur sa double page (datée du 15 décembre) consacrée à la première plainte déposée (alerte reçue par sa mère sur son I-Phone) le diagnostic d’embolie pulmonaire soit fait in extremis au service des urgences du CHU de Nantes.

« Pour Sophie et ses parents, les fêtes de Noël ont cette année un goût « particulièrement savoureux ». Le goût du bonheur qui a failli disparaître, emporté par l’acné, une pilule contraceptive de quatrième génération, un médecin bien léger et le scepticisme général » résume le quotidien.