Un utérus artificiel pour mouton mis au point aux Etats-Unis. Demain chez l’humain ?

Bonjour

C’est une publication scientifique qui renvoie immanquablement au chef d’œuvre d’Aldous Huxley. On trouve la publication dans Nature Communications du 25 avril 2017 : « An extra-uterine system to physiologically support the extreme premature lamb ». Le chef d’œuvre date de 1931 : «Le Meilleur des mondes »

La BBC (Michelle Roberts) développe le sujet de même que Le Monde (Hervé Morin). Soit un incubateur/couveuse qui reproduit au plus près la physiologie d’un utérus – et ce pour y placer les très grands prématurés. Un travail mené par l’équipe d’Alan Flake (Center for Fetal Research, Department of Surgery, The Children’s Hospital of Philadelphia).

C’est là une étape majeure qui laisse présager la mise au point d’un « utérus artificiel » qui pourrait être utilisé dans l’espèce humaine. Testé sur le mouton, le dispositif a permis de faire se développer des fœtus d’agneaux durant quatre semaines et apparemment sans séquelles. « Le but est de répondre au défi de l’extrême prématurité », explique sans détour Alan Flake. Soit en amont de vingt-trois semaines de gestation placer les embryons dans un espace entre l’utérus maternel et le monde extérieur.

« Nous avons été surpris par la qualité de la réponse physiologique des animaux, fait valoir Emily Partridge, premier auteur de l’article de Nature Communications. Les fœtus régulent eux-mêmes ces échanges. » Pour autant les animaux, après avoir été extraits et après avoir montré qu’ils pouvaient respirer spontanément ont été « humainement euthanasiés » – et leurs organes analysés. Epargné, l’un d’entre eux est aujourd’hui la preuve vivante du succès de l’opération. Des recherches pré-cliniques plus poussées seront menées et, un jour prochain, aux Etats-Unis et ailleurs, on passera à l’essai sur l’homme.

Frontière éthique

Des réactions de ce côté-ci de l’Atlantique ? Le Monde cite René Frydman qui salue « un pas supplémentaire, une étude incontestablement sérieuse » et soulève quelques objections techniques quant au passage à l’espèce humaine – sans oublier les impacts psychologiques.  Pour sa part Alan Flake estime que mission de son utérus artificiel ne visera rien d’autre que la maturation des poumons des très grands prématurés. Aucune envie « de tenter de remonter plus tôt dans la grossesse. Et aucune possibilité, assure-t-il, d’établir un pont entre l’embryon l’extrême prématurité – clef de voûte de la dystopie d’Huxley. C’est aussi le point de vue du philosophe et médecin auteur d’un remarquable ouvrage sur le sujet (L’Utérus artificiel, Seuil, 2005). 

 On rappellera toutefois qu’il y a un an une équipe dirigée par Anna Hupalowska et Magdalena Zernicka-Goetz, de l’Université de Cambridge, une équipe de biologistes annonçait être parvenue à cultiver in vitro des embryons humains jusqu’à un stade jamais atteint : treize jours 1. Ces biologistes auraient pu poursuivre leur culture. Mais ils avaient alors choisi de ne pas franchir le seuil des quatorze jours, frontière éthique mise en place il y a une quarantaine d’années et, depuis, jamais officiellement dépassée. Jusqu’à quand ?

 A demain

1 « Les premiers pas de l’utérus artificiel » Slate.fr, 12 mai 2016

 

 

«Tabac chauffé» : Philip Morris a-t-il programmé la mort de la cigarette qui tue ?

 

Bonjour

Ancien de l’Ecole Polytechnique de Lausanne, André Calantzopoulos est aujourd’hui le PDG de Philip Morris International (PMI), l’une des premières puissances mondiales du « tabac brûlé ». Son groupe s’apprête à lancer en France l’appareil IQOS et ses recharges de « tabac chauffé » présentés comme une manière de fumer « à moindre nocivité ».

L’appareil IQOS est d’ores et déjà commercialisé dans vingt pays.  Il sera bientôt (70 euros) chez les vingt-six mille buralistes de l’Hexagone – avec les paquets de vingt sticks de tabac au prix du paquet de Marlboro, (7 euros). Le tout devant les murs de « paquets neutres » avec le logo et les couleurs de Philip Morris. Le géant du tabac « brûlé » assure avoir investi trois milliards de dollars depuis 2008 pour développer des « produits à risques potentiellement réduits ». C’est, à en croire ses communicants, une véritable mutation industrielle estampillée « moindre risque ». C’est aussi une concurrence directe de la révolution que constitue la cigarette électronique.

« Ce marketing bien rodé est trompeur car il entretient une certaine confusion, vient de commenter, sur France Inter, le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue-militant. C’est du tabac chauffé, non brûlé, disent-ils, mais il est un peu brûlé tout de même et il libère de toutes petites doses de monoxyde de carbone et de produits toxiques. C’est un produit du tabac, on n’est pas du tout sur une cigarette électronique, alors que Philip Morris veut entretenir la confusion et dire que c’est la même chose. »

Pas devant les enfants

André Calantzopoulos écoute-t-il  France Inter ? Répondra-t-il aux commentaires du Pr Dautzenberg ? Il faut l’espérer puisque le PDG de Philip Morris International semble goûter les médias. Il était à Londres en novembre dernier au moment du lancement d’IQOS au Royaume-Uni. Et le PDG de parler à la BBC. « Le moment viendra où nous aurons suffisamment d’adoptions de ce produit alternatif pour commencer à envisager, avec les gouvernements, l’élimination des cigarettes.  J’espère que ce moment arrivera bientôt ». Interrogé par The Times, il semblait voir le jour où PMI arrêterait de vendre des cigarettes : « Pas au cours de mon mandat de PDG, mais de mon vivant, j’espère ».

Il y a quelques semaines le quotidien suisse Le Temps interrogeait le PDG de Philip Morris dont le siège est à Lausanne. Extrait :

«  – Etes-vous fumeur?

– Je fume des cigarettes professionnellement. Je goûte les marques de la concurrence. Je m’accorde parfois aussi un cigare.

– Comment abordez-vous la question de la cigarette au sein de votre famille?

– Ma femme a arrêté de fumer quand elle était enceinte. Comme elle allaite en ce moment, il n’est pas question qu’elle reprenne. Etant père de famille, je suis convaincu par ailleurs qu’il ne faut pas fumer devant les enfants.

– Comment vivez-vous le fait de vendre un produit qui tue?

– La cigarette est un produit utilisé par plus d’un milliard de personnes, qu’il est légal de vendre. Ma fonction est d’offrir le plus de plaisir aux consommateurs sans gêner les autres. Cela fait dix-neuf ans que je travaille chez PMI et je suis fier de notre succès, de notre approche, de notre transparence et de notre volonté de dialoguer. »

A demain

 

Drogue et psychiatrie : prescrire la kétamine comme un antidépresseur majeur ?

 

Bonjour

La kétamine n’a pas fini de faire rêver. Cette amine psychotrope synthétisée en 1962 pour les laboratoires Parke-Davis est aujourd’hui utilisée comme anesthésique général. Son usage fut rapidement détourné à d’autres fins que thérapeutique et on a, ici ou là, signalé son usage sur les théâtres d’opérations militaires où l’indifférence du combattant à la douleur constitue un avantage certain. Ses propriétés stupéfiantes expliquent aussi son usage (illégal) en milieu festif 1.

Il faut aujourd’hui compter avec le texte publié par  The Lancet Psychiatry « Ketamine treatment for depression: opportunities for clinical innovation and ethical foresight » signé par le Dr Rupert McShane (Oxford Health NHS Foundation Trust, Warneford Hospital, Oxford). Un texte repris et développé par la BBC.

Selon lui la kétamine peut constituer un traitement remarquable chez certaines personnes souffrant de dépressions sévères et résistantes à toutes les autres approches médicamenteuses. Ce spécialiste estime que le moment est venu d’en savoir plus et de constituer un registre pour surveiller sn usage et en tirer au plus vite les leçons pratiques.  Dans son expérience clinique sur cent-une personnes souffrant de dépression résistante quarante-deux ont répondu à la kétamine.

Pas d’automédication

Le Dr McShane espère qu’un nombre croissant de médecins l’utiliseront pour traiter ces formes de dépression. « Nous pensons que le traitement des patients devrait se faire dans des centres spécialisés et être officiellement suivi dans les registres nationaux ou internationaux, explique-t-il. Cela nous aiderait à résoudre les problèmes de sécurité ou d’abus à long terme et à réduire la dose, la fréquence, let les durées de traitement. »

Les dosages de la kétamine utilisée dans son essai clinique sont beaucoup moins élevés que les quantités utilisées par les personnes qui le prennent comme drogue illégale. Le Dr McShane met en garde contre tout type d’automédication et avertit qu’il ne s’agit en rien d’une thérapeutique miracle obtenue en une prise unique.

Prudence

Outre-Manche l’institution psychiatrique demeure prudente. Le Pr Allan Young (Collège royal des psychiatres) a estime qu’il existe toujours des « lacunes importantes » dans la connaissance de l’utilisation de la kétamine. « Avant que la kétamine puisse être recommandée en pratique clinique contre la dépression, une recherche approfondie est nécessaire pour comprendre comment utiliser de manière optimale, a-t-il déclaré. Le Collège royal des psychiatres s’inquiète de la sécurité des patients et, par conséquent, recommande aux praticiens de la santé mentale de faire preuve de prudence lorsqu’ils traitent des patients avec la kétamine ».

Pour Paul Keedwell, psychiatre à l’Université de Cardiff, « La kétamine dans le traitement de la dépression est l’une des découvertes les plus excitantes en psychiatrie depuis des années. Cependant, plus de recherche est nécessaire ainsi qu’un registre qui permette aux chercheurs de partager de nouveaux résultats, positifs ou négatifs ». Un point de vue entièrement partagé, en France, par le Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions.

A demain

1 En France la kétamine en tant que matière première est inscrite sur la liste des stupéfiants par l’arrêté du 8 août 1997. Ce classement était justifié par l’apparition de cas d’abus en milieu médical et l’émergence d’une consommation de kétamine dans les milieux festifs (« rave-party »), confirmée par une enquête réalisée en 2000 et 2001. Selon cette enquête, les produits impliqués, quand ils étaient identifiés, étaient le plus souvent des médicaments vétérinaires, plus fortement dosés que les médicaments à usage humain.

Pourquoi ne pas considérer le tabac comme un scandale sanitaire d’ampleur planétaire ?

Bonjour

Près d’un milliard de personnes fument quotidiennement (du tabac) à la surface de la Terre. La moitié d’entre elles mourront prématurément des conséquences de cette addiction officiellement inscrite au sein de l’économie de marché. Les mesures politiques sont parfaitement connues qui permettent de lutter contre cette consommation mortifère: hausse massive des prix, aides véritables au sevrage, éducation et – depuis peu – cigarette électronique. Pour autant seuls quelques très rares pays les mettent en œuvre, avec succès, au sein de politiques de réduction des risques.

Il y a là tous les éléments constitutifs d’un scandale sanitaire d’ampleur planétaire. Toutes les données chiffrées de cette affaire viennent d’être actualisées dans The Lancet et reprises par la BBC. Dans le monde le nombre des fumeurs est passé de 870 millions en 1990 à plus de 930 millions en 2015. Et celui des décès prématurés attribués au tabac a augmenté de 4,7 % au cours de la même période.  Cette mortalité pourrait encore augmenter : Big Tobacco cible de manière agressive de nouveaux marchés – notamment dans les pays en développement.

Servitude volontaire

Un contre-exemple ? Le Brésil qui, en un quart de siècle, est passé de 29 % à 12% de fumeurs quotidiens. A l’inverse l’Indonésie, le Bangladesh et les Philippines se situent respectivement à 47 %, 38 % et 35 % d’hommes fumeurs et n’ont pas enregistré de progrès entre 1990 à 2015. La France arrive juste après eux.

A court et moyen terme la progression de la mortalité liée au tabac dans les pays à faibles revenus sera probablement considérable. C’est ce qu’écrit dans un commentaire du Lancet, John Britton, (UK Centre for Tobacco and Alcohol Studies, University of Nottingham). Ce dernier cible la responsabilité des géants du tabac – des géants jamais inquiétés.

On peut voir dans tout cela une forme de fatalité, l’acceptation de l’addiction et de la loi triomphante du marché. Comment faire avec le refus majoritaire de voir ici un scandale sanitaire d’ampleur planétaire ? Comment faire, dans les espaces démocratiques, avec la servitude volontaire ?

A demain

Renaissance : des biologistes hollandais sont proches de la source de l’eau de Jouvence

Bonjour

Aux antipodes du politique, la biologie peut encore nous faire rêver. C’est le cas aujourd’hui avec une publication signée d’un groupe de chercheurs hollandais dirigés par Peter L. J. de Keiser (Department of Molecular Genetics, Erasmus University Medical Center Rotterdam) et qui ouvre de nouvelles perspectives quant à la maîtrise des mécanismes de sénescence. On trouve cette publication dans la revue Cell : « Targeted Apoptosis of Senescent Cells Restores Tissue Homeostasis in Response to Chemotoxicity and Aging ». Elle vient d’être reprise par la BBC : « Drug ‘reverses’ ageing in animal tests ». Et elle est développée dans Science par Mitch Leslie : « Molecule kills elderly cells, reduces signs of aging in mice ».

Le biologiste Peter de Keizer s’intéresse aux stratégies développées, à l’échelon moléculaire, par les cellules sénescentes pour rester ou non vivantes. C’est dans ce cadre, exploré depuis plusieurs décennies, qu’il explique avoir découvert une nouvelle piste via la protéine FOXO4 dans ses rapports avec celle, bien connue sous le nom de p53. Ils expliquent, schématiquement, avoir conçu une molécule, un peptide, qui en jouant sur ces mécanismes, permettrait de contrer l’évolution depuis toujours irréversible, vers la sénescence. On l’aura compris c’est là une autre manière de parler, à Rotterdam, de l’eau de la fontaine de Jouvence.

Plaisirs de fureter

Le peptide de Rotterdam a été testé sur des souris de laboratoire et les biologistes en décrivent les effets en des termes stupéfiants. Les rongeurs testés vivent environ la moitié du temps que les souris normales. Après quelques mois d’existence leurs poils commencent à tomber, leur fonction rénale se dégrade et ils entrent en léthargie. Or l’administration du peptide amplifie soudain la densité de leur pelage, rétablit la fonction rénale et les voit à nouveau se dépenser dans leurs cages. Et des phénomènes du même type sont, nous dit-on, observés chez des souris normales prenant de l’âge qui semble redécouvrir les plaisirs de fureter.

Rien n’est acquis bien sûr. Science et la BBC interrogent d’autres biologistes, enthousiastes ou réservés. Les biologistes comme les horlogers savent, depuis toujours, que l’on ne touche pas sans risque au grand balancier du temps qui passe. Pour autant, à Rotterdam, dans l’université qui porte le nom d’Erasme, on se souvient de la Renaissance et de la Jouvence : des essais cliniques devraient bientôt être menés sur des humains.

On peut, loin du désenchantement politique, préférer les horizons et les rêves des biologistes.

A demain

 

 

Des chercheurs britanniques annoncent avoir réussi à produire des embryons artificiels

 

Bonjour

Brexit ou pas, le Royaume-Uni semble voguer vers le transhumanisme. Pour l’heure il continue sa quête scientifique aux frontières des interdits éthiques du Vieux Continent.

Dernière illustration en date, cette publication de Science : « Assembly of embryonic and extra-embryonic stem cells to mimic embryogenesis in vitro ». Dirigée par Magdalena Zernicka-Goetz (Mammalian Embryo and Stem Cell Group, University of Cambridge)une équipe annonce avoir mis au point une technique inédite de production artificielle d’embryons. Non plus des embryons constitués, comme depuis la nuit des temps, de la fusion de deux cellules sexuelles mais de deux types de cellules-souches embryonnaires.

Ce n’est certes pas la première fois que des biologistes tentent de telles créations mais leurs entreprises échouaient du fait de la complexité de la machinerie cellulaire en action dans le processus de développement embryonnaire et la coordination de la morphogénèse. Les biologistes britanniques expliquent avoir ici réalisé dans une matrice extracellulaire en 3D, l’union de deux types de cellules-souches embryonnaires : d’une part celles qui formeront le blastocyste (5e-7e jour après la fécondation) et les différents stades du développement de l’organisme et, d’autre part, des cellules-souches trophoblastiques extra-embryonnaire d’où sont issus les organes annexes, dont le placenta.

Bioéthique

L’embryon artificiel ainsi obtenu, quoique non viable, est capable de se développer au-delà du stade de l’implantation utérine. Il s’agit ici d’une expérience (pour l’heure menée sur la souris) qui démontre la faisabilité de cette forme de création. Les chercheurs y voient la confirmation des échanges et communications moléculaires qu’entretiennent les deux types de cellules – communications qui assurent la formation de la structure embryonnaire. Ils soulignent aussi les similitudes existant entre les embryons naturels et leurs créations artificielles.

Bien évidemment cette équipe de biologistes espère pouvoir reproduire prochainement ces résultats à partir de des cellules-souches humaines. Il n’est pas dit que la réglementation britannique actuelle le permette. Mais cela pourrait être qu’une question rapidement réglée, comme l’explique le Pr Jonathan Montgomery (University College London) à la BBC : « Artificial ’embryos’ created in the lab ». Cette première ne manquera pas, en France, de relancer la controverse sur la légitimité de tels travaux sur l’humain. Nombre de chercheurs en biologie de la reproduction estiment être aujourd’hui pénalisés par le cadre imposé par la loi de bioéthique. Une loi qui devrait être prochainement révisée.

A demain

 

« Tuer le cancer pour 486 euros » : quand une découverte n’est pas suivie de faux espoirs

Bonjour

Contre-exemple édifiant. C’est une information à situer dans le contexte de l’étrange affaire française du test ISET « de dépistage du cancer » commercialisé 486 euros 1. Un groupe de chercheurs californien vient d’annoncer avoir mis au point un test qui pourrait permettre de fournir des éléments originaux quant au potentiel de progression d’un processus cancéreux. Ce travail vient d’être évoqué par la BBC : « Cell ‘stickiness’ could indicate cancer spread » qui reprend une publication du Biophysical Journal : « Metastatic State of Cancer Cells May Be Indicated by Adhesion Strength ».

Ce travail est signé d’un groupe de chercheurs dirigés par Adam J. Engler, (Department of Bioengineering, University of California, San Diego, La Jolla, Californie). Le test mis au point se fonde sur les caractéristiques spécifiques d’adhésivité qui signeraient le caractère cancéreux de certaines cellules potentiellement métastatiques. Il y a là, expliquent-ils, une piste qui pourrait un jour aider à identifier les patients atteints de lésions cancéreuses qui justifieraient un traitement agressif à un stade précoce. Pour autant ils avertissent que leurs travaux sont à un stade très précoce et que, si l’espérance est bien là, on est encore loin d’une possible commercialisation.

« Il n’existe aujourd’hui aucun marqueur biologique commun qui indique qu’une tumeur est plus susceptible qu’une autre de se propager. Mais, notre dispositif montre qu’il peut exister un marqueur physique prédictif de la probabilité de propagation de la lésion, explique Adam J. Engler. Les patients doivent comprendre qu’il faudra encore plusieurs années avant que nos résultats atteignent le stade des premiers essais cliniques. »

A demain

1 « ‘’Tuer le cancer’’ pour 486 euros : sur France Inter, l’affaire du Pr Paterlini-Bréchot » Journalisme et santé publique, 19 janvier 2017

« Peut-on « tuer le cancer pour 486 euros » ? Interrogé l’INCA ne répond pas. Pourquoi ? » Journalisme et santé publique, 5 février 2017

« ‘’Tuer le cancer pour 486 euros’’ ? Le bon sens médical selon Patrizia Paterlini-Bréchot » Journalisme et santé publique, 18  février 2017

« ’Tuer le cancer pour 486 euros ‘’ : l’Académie de médecine se saisira-t-elle de l’affaire ? » Journalisme et santé publique, 18  février 2017

«  ‘’Tuer le cancer® pour 486 euros’’ : la surprise, le malaise et les questions d’un oncologue » Journalisme et santé publique, 19  février 2017