Une anesthésiste reconnaît avoir euthanasié une octogénaire à l’hôpital de Lavaur (Tarn)

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C’est une exclusivité de La Dépêche (Richard Bornia) : « Une anesthésiste s’accuse d’avoir euthanasié une octogénaire à l’hôpital de Lavaur (Tarn) ». Où l’on apprend que ce médecin, soupçonné d’avoir injecté une dose létale à une patiente de 84 ans a été placée en garde à vue à la gendarmerie de Gaillac dans la soirée du 19 décembre.  Motif : le décès suspect d’une octogénaire survenu en fin de semaine dernière. Elle avait été admise la veille de sa mort au centre hospitalier de Lavaur (605 lits).

Selon les informations de notre confrère de La Dépêche, cette malade aurait succombé à une injection létale. « Entre la pression et le désarroi d’une famille confrontée à une situation dramatique » cette praticienne expérimentée aurait administré (ou fait administrer) à la patiente un « produit sédatif ». Ce médecin remplaçant est âgé de 68 ans selon FR3 Occitanie qui ajoute que « plusieurs personnes » sont en garde à vue.

« Mardi 18 décembre, en début d’après-midi, ce médecin, qui ne travaillait pas ce jour-là, a joint la direction de l’hôpital de Lavaur pour l’informer de ce geste qui a entraîné la mort de la malade. Le directeur a informé le parquet de Castres de la situation. L’enquête de gendarmerie ne faisant que commencer, il est prématuré d’avancer des hypothèses. C’est dans le cadre de cette enquête que Sébastien Massip, directeur du centre hospitalier, a été entendu hier après-midi à la brigade de gendarmerie de Lavaur. Le directeur ne souhaite pas communiquer en l’état actuel du dossier. »

La garde à vue de cette anesthésiste a été confirmée par le parquet de Castres qui qualifie cette affaire de «complexe», se refusant à tout autre commentaire. Bernard Carayon, maire de Lavaur et président du conseil de surveillance de l’hôpital, a réagi . «Je suis bouleversé, dit-il. Je ne me prononcerai pas avant la fin de l’enquête. Notre ville, notre hôpital a toujours été à la pointe en matière de soins palliatifs. Nous avons toujours soutenu JALMALV (Jusqu’à la mort accompagner la vie) l’association locale pour le développement des soins palliatifs qui a été pionnière, dès la fin des années 90, dans l’accompagnement des personnes en fin de vie.»

Le maire se souvient notamment de la venue dans sa ville, en 2003, de Marie de Hennezel, psychologue, psychothérapeute et écrivain. Elle avait fait une conférence aux côtés du ministre de la santé Philippe Douste-Blazy. Il y avait plus de 1 000 personnes pour l’écouter dans la halle d’Occitanie.

A demain

@jynau