Incroyable mais vrai : depuis le début de la canicule trente personnes sont mortes noyées

Bonjour

Le gouvernement avait tout prévu – tout sauf les précautions relatives à la noyade. Depuis le début de la canicule, une trentaine de personnes sont mortes noyées en France. « Il faut absolument qu’on arrive à prévenir la population sur le fait qu’il faut avoir une attention de tous les instants que ce soit avec les enfants, dans les piscines privées et même avec soi-même », a déclaré Roxana Maracineanu, ministre des sports qui regrette ce « chiffre incroyable ».

Mme Maracineanu réagissait sur France Bleu Occitanie après deux noyades récentes dans cette région : en deux jours seulement, un homme d’une soixantaine et un bébé de quinze mois sont morts noyés. La ministre a alerté sur les clichés autour de ces drames.  « Dans les piscines privées, deux noyades sur trois arrivent lors d’un temps de baignade encadré. Ce n’est pas des enfants qui tombent dans des piscines. C’est ceux qui vont dans l’eau avec leurs parents. Et c’est lors d’un moment où il y a manque de surveillance qu’il se passe le pire », explique la ministre

Les enfants ne sont pas les seules victimes. Ce problème touche « aussi les adultes qui vont dans des plans d’eau non surveillés et sans faire attention à ce qu’on appelle l’hydrocution. » Ce phénomène se produit lorsque la température du corps, très élevée, baisse brutalement à l’entrée dans l’eau. Il faut donc veiller à se mouiller progressivement. En France, chaque année, environ 500 personnes meurent noyées. Quel responsable politique oserait encore soutenir que c’est là une fatalité ?

A demain @jynau

« Suicidez-vous ! » : partie de Paris, l’épidémie a atteint la gendarmerie de Landivisiau

Bonjour
Jusqu’où ? Des tags aux « messages explicites » ont, le dimanche de Pâques, été trouvés  sur les murs de la gendarmerie de Landivisiau –  information révélée par Le Télégramme. On pouvait lire « suicidez vous », « flics suicidés ; flics à moitié pardonnés » ou encore « ACAB » (all cops are bastards,  « tous les policiers sont des salauds »).

« Laurence Claisse, la maire de la commune bretonne a été prévenue en début de matinée, vers 9 h. Elle s’est rendue sur place et ne cache pas sa colère, rapporte FR3 Bretagne (Emilie Colin).  Jointe par téléphone elle se dit « scandalisée ». « Les gendarmes sont des humains, ils sont là pour nous servir, nous protéger. Je suis solidaire évidemment. » Elle ajoute avoir croisé plusieurs habitants. Tout comme elle, ils n’ont pas caché leur écœurement. Des enquêteurs d’investigation criminelle se sont rendus sur les lieux. Les services techniques municipaux ont ensuite entrepris le nettoyage dès le matin. »
Soutien des plus hautes autorités

Interrogé, le commandant du groupement de gendarmerie du Finistère, le colonel Duvinage reste réservé quant aux motivations du ou des auteurs. « Il peut s’agir soit d’un individu isolé, soit d’un groupe d’individus. La seule chose qu’on peut dire c’est qu’il y a une signature anarchiste, souligne-t-il (notamment les mentions « ACAB »). Ces faits « inacceptables » ont suscité chez les gendarmes « dans un premier temps de la surprise – ce n’est pas habituel d’avoir des tags dans ces termes – et une très grande détermination à identifier les individus et les présenter devant la justice. Nous avons reçu le soutien des plus hautes autorités, ce qui nous renforce dans notre détermination et dans notre action. Ce n’est pas comme cela qu’on impressionne des gendarmes. Des gendarmes ne se laissent pas impressionner par quelques tags. »

Après ses propos de samedi sur l’ « ignominie » Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, a une nouvelle fois vivement réagi  : « Ces faits sont d’une extrême gravité. Les banaliser, ce serait donner raison à leurs auteurs qui doivent être identifiés et livrés à la Justice. J’y veillerai. Indéfectible soutien à nos policiers et gendarmes à qui nous devons -tous- respect et gratitude ».

Le parquet de Brest a ouvert une enquête pour « dégradations graves sur un bien d’utilité publique et outrages sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». Et une nouvelle fois cette question : pourquoi ne pas ouvrir pour « incitation au suicide » ?

A demain

@jynau

PS Un Gilet Jaune âgé de 69 ans a été placé en garde à vue à la gendarmerie de Caussade (Tarn-et-Garonne) révèle France Bleu Occitanie. Il avait affiché sur la lunette arrière de sa camionnette le slogan « flic suicidé, à moitié pardonné ». Il devait être présenté le 23 avril devant le parquet de Montauban pour « outrage à personnes dépositaires de l’autorité publique » et risque un an de prison.