IVG : l’Ordre national des médecins a parfaitement entendu ceux qui voulaient se faire entendre

Bonjour

Ce sont des noms à retenir, ceux du Drs Jean Marty, Élisabeth Paganelli, secrétaire générale, et Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof). Ils devront bientôt s’expliquer, rendre des comptes devant l’institution ordinale.

En mars dernier des responsables de ce syndicat  annoncaient, dans une « newletter », qu’ils étaient prêts à « donner l’ordre » à leurs adhérents « d’arrêter la pratique de l’IVG » si Agnès Buzyn persistait dans son refus de les recevoir.

Une obscure affaire d’assurance concernant quelques praticiens. Une sortie invraisemblable, suivie de condamnations multiples. Une sortie qui avait  fort heureusement suscité une condamnation sans appel du Conseil national de l’Ordre des médecins :

 « Le Conseil national de l’Ordre des médecins condamne fermement, au nom de la déontologie, l’expression d’une telle menace mettant en cause les droits des femmes et portant atteinte à l’indépendance des professionnels, qu’aucun conflit avec les autorités ne saurait justifier (…)  Menaçant de priver des femmes de l’accès à l’IVG, une telle attitude serait en contravention claire avec les obligations déontologiques. Cela serait un acte inexplicable et injustifiable, aux conséquences potentiellement dramatiques. »

Quelques jours plus tard  des militant.e.s féministes envahissaient le siège du Conseil national de l’Ordre des médecins. Parfois porteurs de blouses blanches tachées de sang, brandissant des pancartes quelques dizaines ils interpellaient les représentants ordinaux pour réclamer des sanctions contre le Syndicat national des gynécologues et obstétriciesn de France (Syngof). Le Dr Walter Vorhauer, secrétaire général du Conseil national avait alors « vivement critiqué le Syngof et a même accepté de brandir une pancarte réclamant la radiation de  l’ancien président Jean Marty » (France Info) . « Ce communiqué est strictement scandaleux mais des sanctions ne se prennent pas comme ça, avait-il expliqué. Nous déclencherons des procédures par le biais de plaintes déposées. »

Une profession déconsidérée

5 avril 2019. C’est fait. Sur Twitter que le Conseil national de l’Ordre des médecins a annoncé sa décision de « saisir la juridiction ordinale contre trois responsables du Syngof ».

Ordre des Médecins @ordre_medecins Réuni en Session, le CNOM a décidé de saisir la juridiction ordinale contre 3 responsables du #Syngof pour avoir annoncé, dans une newsletter du Syndicat, qu’il pourrait ordonner à ses adhérents de cesser la pratique d’#IVG. Le Conseil national de l’Ordre estime que le droit à l’#IVG est un acquis majeur des femmes, et qu’il ne saurait être mis en balance comme moyen de faire aboutir une revendication syndicale. #Syngof

Les Drs Jean Marty, Élisabeth Paganelli et Bertrand de Rochambeau  seront poursuivis devant les chambres disciplinaires régionales dont ils dépendent, pour « déconsidération de la profession ».

« Nous devons faire scandale et être prêt à arrêter la pratique des IVG pour nous faire entendre », avait écrit le Dr Jean Marty, ancien président du Syngof. Scandale il a a eu. Et ces médecins ont été entendus.

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@jynau

Justice et mort d’Ange Dibenesha : premières fuites des résultats d’analyses toxicologiques

Bonjour

On se souvient de l’affaire #JusticePourAnge et de l’émotion qu’elle suscita – jusque dans les milieux politiques généralement bien pensants. Rappelons les termes du communiqué de presse de la la préfecture de police de Paris daté du 31 mars 2019.

« Prise en charge en milieu hospitalier d’un individu ayant fait un malaise au cours d’un contrôle routier

 « Le jeudi 28 mars 2019 à 01h 50, lors d’un contrôle routier effectué à hauteur du boulevard périphérique intérieur au niveau de la porte d’Italie, le conducteur d’un véhicule de marque BMW, en situation d’annulation de son permis de conduire, était dépisté positif au test de l’imprégnation alcoolique.

 « A 02h 10, alors que les fonctionnaires interpellateurs étaient en attente d’un véhicule de transport de l’interpellé, ce dernier a ingéré une substance non identifiée. Il a alors été pris de convulsions.

 « L’intervention des sapeurs pompiers était immédiatement sollicitée par l’équipage interpellateur via Police Secours 17. Rapidement sur place, les pompiers, dès leur arrivée, effectuaient un massage cardiaque sur le conducteur du véhicule. Le SAMU se présentait sur place quelques minutes après l’arrivée des pompiers, prenait l’individu en charge et le transportait à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

 « Le parquet, informé des faits, a chargé la Brigade des Stupéfiants de la Direction de la Police Judiciaire de Paris de l’enquête »

Ange Dibenesha Marifa, 31 ans, est mort le samedi 30 mars à la Pitié-Salpêtrière.

« Vers 2 h 10, alors que les fonctionnaires attendaient un véhicule pour transporter l’interpellé, ce dernier aurait ingéré une substance non identifiée « en grande quantité », avait indiqué une source proche du dossier au Monde (Adrien Sénécat). C’est alors qu’il aurait été pris de convulsions et qu’il aurait fait un malaise cardiaque. La substance en question pourrait être de la cocaïne. »

4 avril 2019. Les analyses toxicologiques menées juste après son admission à l’hôpital dans la nuit du 27 au 28 mars, révèlent que le jeune homme a régurgité, à ce moment-là, « 25 g de cocaïne », vient d’apprendre France Info « de source proche du dossier ».  Le parquet de Paris avait ouvert, dans un premier temps, une enquête en flagrance pour « usage et détention de stupéfiants ». Enquête confiée à la brigade des stupéfiants de la police judiciaire de Paris.

Cette enquête se prolonge  désormais en « recherche des causes de la mort ». Selon une source judiciaire, Ange Dibenesha était connu sous plusieurs identités.

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@jynau

 

Imovane® : le médecin prescripteur sera-il tenu pour responsable de la mort de six enfants ?

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Rebondissement dans l’affaire du dramatique accident de Millas : une collision survenue en décembre 2017, sur un passage à niveau de cette commune des Pyrénées-Orientales, entre un autocar transportant des collégiens et une rame automotrice TER.  Autocar coupé en deux, six morts parmi les adolescents, de nombreux blessés. France Info (Delphine Gotchaux) révèle aujourd’hui de nouveaux éléments.

Où l’on apprend que la juge d’instruction du pôle « accidents collectifs » de Marseille a adressé, en novembre dernier, des réquisitions judiciaires au laboratoire pharmaceutique Sanofi. Sanofi fabricant d’une spécialité pharmaceutique à base de zopiclone, un hypnotique commercialisé par le géant français sous le nom d’Imovane®, un médicament pris par la conductrice.

Dans sa réponse (que France Info a pu consulter) Sanofi explique que ce médicament « comporte un pictogramme rouge de niveau 3 considéré comme le niveau le plus élevé et équivalent à une interdiction de conduire ». Le laboratoire joint également une photo de la boite d’Imovane® (telle qu’elle est commercialisée en pharmacie) et sur laquelle est visible un triangle avec une voiture à l’intérieur sur fond rouge, accompagnée d’une mise en garde : « Attention danger : ne pas conduire ! ».

 Où l’on voit que Sanofi ne pourra pas être poursuivi. Sanofi qui précise que l’Imovane « peut influencer de façon conséquente l’aptitude à conduire, avec des risques possibles de somnolence, un allongement du temps de réaction et la diminution de la vigilance, particulièrement pendant les douze heures suivant la prise du médicament ». La prise du médicament risque également, toujours selon son fabricant, de provoquer « une conduite automatique avec amnésie post événementiel ».

Pas plus de quatre semaines

La conductrice du car a été mise en examen dans ce dossier pour « homicides et blessures involontaires ». La responsabilité de la SNCF dans cet accident a été exclue par plusieurs témoins et par les expertises techniques. On se souvient peut-être que l’enquête avait révélé que, pendant les 90 secondes précédant l’accident, la conductrice avait semblé en pilotage automatique. La question de la prise de somnifères avait été soulevée en octobre dernier.

Me Jehanne Collard, l’avocate des victimes de la collision expliquait alors que le comportement de la conductrice résultait su fait qu’à cause «  des médicaments qu’elle prenait, elle a eu un moment d’absence ».  « Elle sera probablement responsable pénalement. Mais elle ne portera pas l’entière responsabilité de cet accident assurait-elle. Ce sont les médecins qui ont fait leur travail avec irresponsabilité, incompétence, manque de conscience professionnelle, qui sont les plus responsables. »

« Face à ces nouveaux éléments, les avocats des familles de victimes envisagent de demander au parquet un réquisitoire supplétif afin de pouvoir interroger le médecin de la conductrice, et éventuellement le mettre en examen, souligné France Info.  La quadragénaire se voyait prescrire le médicament depuis sept ans, dont deux années par le même médecin. Et ce alors que la notice destinée aux patients ainsi que l’Agence nationale de sécurité du médicament spécifient que le traitement ne doit jamais excéder quatre semaines 1. »

Jusqu’où la justice remontera-t-elle dans l’échelle des causalités et des responsabilités ? Evoquera-t-on le rôle des pharmaciens ? Quelle est la proportion, en France, des médecins qui respectent à la lettre les règles de la prescription des somnifères et autres hypnotiques ?

A demain

@jynau

1 Extraits des données officielles concernant l’Imovane®  : « Dans tous les cas, le traitement sera initié à la dose efficace la plus faible et la dose maximale ne sera pas dépassée. d’Imovane® doit être pris en une seule prise le soir au coucher au lit, et ne doit pas être ré-administré durant la même nuit. Le dosage à 3,75 mg est plus particulièrement adapté au sujet âgé de plus de 65 ans et aux populations à risque. Dans tous les cas, la posologie ne doit pas dépasser 7,5 mg par jour.

 « Le traitement doit être aussi bref que possible. Il ne doit pas excéder 4 semaines, y compris la période de réduction de la posologie. La durée du traitement doit être présentée au patient : 2 à 5 jours en cas d’insomnie occasionnelle (comme par exemple lors d’un voyage) ;  2 à 3 semaines en cas d’insomnie transitoire (comme lors de la survenue d’un événement grave).

 « Dans certains cas, il pourra être nécessaire de prolonger le traitement au-delà des périodes préconisées ; cette prolongation au-delà des périodes préconisées ne doit pas avoir lieu sans une réévaluation de l’état du patient, puisque le risque d’abus et de dépendance augmente avec la durée du traitement.»

 

Déontologie : l’invraisemblable menace médicale «anti-IVG» du Syngof restera-t-elle impunie ?

Bonjour

Lundi 18 mars 2019. Quelques dizaines de militant.e.s féministes envahissent le siège du Conseil national de l’Ordre des médecins. Parfois porteurs de blouses blanches tachées de sang, brandissant des pancartes quelques dizaines ils ont interpellé les représentants ordinaux pour réclamer des sanctions contre le Syndicat national des gynécologues et obstétriciesn de France (Syngof). C’est la dernier épisode en date de la pitoyable initiative de ce syndicat qui, il y a quelques jours, appelait à une « grève des IVG » pour … faire avancer l’une de ses revendications syndicales.

Devant le nombre et la virulence des condamnations unanimes de son initiative les responsables du Syngof avaient très rapidement fait volte-face. Et ce en donnant des explications proprement invraisemblables :

«  Les gynécologues du Syngof soutiennent sans réserve le droit à l’IVG. Il est malheureux de constater dans notre démocratie qu’après tout les démarches officielles entreprises par le syndicat pour informer le ministère des problèmes d’assurance et d’indemnisation, le seul moyen aujourd’hui de se faire entendre est de générer une fausse polémique sur les réseaux sociaux dont on n’ignore pas l’impact négatif sur l’image des gynécologues obstétriciens et du Syngof. »

Communiqué scandaleux

Sans doute pensaient-ils avoir tourné la page. C’était compter sans l’ire durable de celle est ceux pour qui, faute d’explications claires, de sanctions internes, d’un véritable mea culpa syndical, un tel comportement mérite une sanction déontologique supérieure. D’où la présence, le 18 mars, des militants au sein du siège ordinal national – et l’échange qui s’en est suivi entre les militants et le Dr Walter Vorhauer, secrétaire général du Conseil national.

Ce dernier, rapporte France Info, « a vivement critiqué le Syngof et a même accepté de brandir une pancarte réclamant la radiation de  l’ancien président du Syngof, Jean Marty ». « Ce communiqué est strictement scandaleux mais des sanctions ne se prennent pas comme ça, a-t-il expliqué. Nous déclencherons des procédures par le biais de plaintes déposées. » Le Conseil national avait certes pris d’emblée clairement position et condamné la saillie du Syngof.

« Le Conseil national de l’Ordre des médecins condamne fermement, au nom de la déontologie, l’expression d’une telle menace mettant en cause les droits des femmes et portant atteinte à l’indépendance des professionnels, qu’aucun conflit avec les autorités ne saurait justifier (…) Menaçant de priver des femmes de l’accès à l’IVG, une telle attitude serait en contravention claire avec les obligations déontologiques. Cela serait un acte inexplicable et injustifiable, aux conséquences potentiellement dramatiques. »

Tout laisse penser aujourd’hui, qu’il lui faudra, dans l’intérêt général, aller plus loin.

A demain

@jynau

 

 

Le trop maigre mea culpa de Michèle Rivasi, écologiste qui est «pour la vaccination»

Bonjour

Méchamment taclée il y a peu par Agnès Buzyn (Le Parisien), défendue ce matin par Yannick Jadot (RTL) la controversée Michèle Rivasi a finalement choisi de répondre via un communiqué de presse. « Depuis quelques semaines je suis caricaturée en militante anti vaccins, dit-elle. Ce qui s’apparente à une campagne calomnieuse, vise à disqualifier mon combat politique. Je ne peux laisser passer de telles attaques sans mot dire. »

C’est une profession de foi doublée d’un petit mea culpa. Mais d’abord une auto-présentation :

« Scientifique de formation, diplômée de l’Ecole Normale Supérieure et agrégée en biologie, fondatrice du premier laboratoire indépendant sur la radioactivité en France (la CRIIRAD), je rejette depuis toujours l’obscurantisme. J’avance sous le double drapeau de l’intérêt général et de la santé publique. Amiante, levothyrox, prothèses mammaires je me suis battue toute ma vie pour faire respecter la santé des gens et contre les mensonges des lobbies. Mon combat depuis toujours a été pour la transparence et l’information des citoyens. »

Ceci posé, sa réponse d’aujourd’hui « vise à rétablir la vérité et à rassurer celles et ceux qui ont pu être troublés ».

« J’écris pour terrasser l’hydre de la rumeur et du soupçon. Que les choses soient claires : je ne remets pas en cause l’utilité de la vaccination, et je sais ce que les vaccins ont apporté en termes de progrès sanitaires au 20ème siècle, de lutte contre la mortalité infantile… »

Et le mea culpa :

« J’ai malheureusement commis une erreur regrettable en invitant il y a deux  ans dans un débat M. Wakefield. Si c’était à refaire, je ne le referais pas : son étude dépubliée [sic] par The Lancet et son film ne m’ont pas convaincue. L’indigence des arguments avancés suffit à discréditer la thèse et l’auteur. »

Précisons. Mme Rivasi parle ici d’Andrew Wakefield, tristement connu à l’échelon international pour avoir volontairement commis une succession de fraudes majeures ayant eu pour conséquences de laisser croire à une relation de cause à effet entre le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (vaccin ROR) et une invraisemblable « entérocolite autistique » (autistic enterocolitis).

Invitation malheureuse et inappropriée

Les « travaux » d’Andrew Wakefield furent publiés en 1998 dans The Lancet avant d’être contestés, décryptés, dénoncés. Puis une enquête d’un reporter du Sunday Times (Brian Deer) établit l’existence de conflits d’intérêts d’ordre financier. D’autres investigations furent menées qui conduisirent à la rétractation de la publication du Lancet en février 2010. Et à la mise au ban de la communauté médicale internationale de l’auteur.

Il reste donc à comprendre comment, sept ans plus tard (en février 2017), Mme Rivasi a jugé nécessaire d’inviter Andrew Wakefield à participer à un débat officiel au sein du Parlement européen. Violemment critiquée elle n’avait, alors, visiblement pas pris la mesure de l’ampleur de son erreur.  De ce point de vue les trois lignes de son communiqué de presse de ce jour ne sont pas, loin s’en faut, suffisantes pour lever les doutes qu’elle entretenait depuis deux ans sur ce sujet

« Cette invitation malheureuse et inappropriée a donné une occasion en or aux lobbies de la santé de m’attaquer directement ou indirectement ajoute-t-elle. Qu’ils sachent pour autant que je ne les crains pas et qu’on ne me fera pas taire. »

Il faudra, pour cela, qu’elle revienne avec tous les détails sur cette bien malheureuse invitation qui ruine toujours sa profession de foi :

« Je l’affirme donc haut et fort : je suis pour la vaccination ; pour la protection de la santé. C’est pour cette raison que je réclame depuis des années, et en ai parlé directement avec la ministre de la Santé, des études indépendantes sur les adjuvants (aluminiques notamment) utilisés dans les vaccins, sur l’effet cocktail des onze vaccins sur les nourrissons de moins de 18 mois) et une amélioration de la pharmacovigilance concernant les produits de santé. »

« Chacun doit comprendre que l’opacité crée le doute, conclut-elle. Chacun doit se convaincre que qui veut rétablir la confiance demande la clarté. » En est-elle pleinement convaincue ? Et quand fera-t-elle, concernant Wakefield, la pleine lumière ?

A demain

@jynau

Rembourser ou pas la «PMA pour toutes»? Agnès Buzyn est dans un très grand embarras

Bonjour

Sous-jacente à la question de la « PMA pour toutes », celle de sa prise en charge par la collectivité. A quel titre rembourser un geste qui ne serait plus thérapeutique ? C’est sur ce sujet, essentiel, qu’était interrogée Agnès Buzyn sur France Info, le 8 mars 2019. Une ministre des Solidarités et de la Santé en grande difficulté mais qui l’affirme : la proposition de loi de révision de la loi de bioéthique sera présentée en conseil des ministres « avant les vacances d’été » 1. Et ensuite ? C’est plus compliqué.

-Ce projet de loi est très sensible. Est-ce que la question du remboursement par la sécurité sociale de tous les actes liés à la PMA est tranchée ? Est-ce que ce sera ou pas dans le projet de loi ?

Aujourd’hui aucune des mesures n’est tranchée. Elles sont actuellement …

-Vous y êtes favorable ou pas ?

Heuh… Il y a des .. Je pense que … Il faut que les droits puissent s’exercer pour les femmes. Aujourd’hui les femmes qui en ont les moyens peuvent déjà aller faire une PMA en Belgique ou en Espagne. Donc si on veut que les droits soit réels, il faut probablement permettre un remboursement. Es-ce que c’est pour toutes les femmes … ? Tout cela est en train d’être discuté (….)

Ce que je veux dire c’est que si l’on veut que les femmes puissent vraiment bénéficier de cette aide à la procréation médicalement assistée et que l’on veut que leurs droits s’exercent réellement il faudra accompagner certaines femmes qui n’ont pas les moyens d’aller le faire ailleurs. C’est assez cher de le faire en Belgique ou en Espagne. Voilà. C’est en discussion. Je ne veux pas m’avancer sur ce point.

Autre question , nettement moins embarrassante pour la ministre, concernant la suppression de la clause de conscience pour les médecins dans le cadre de la pratique de l’IVG : elle est contre.

A demain

@jynau

1 Le même jour Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes, avait déclaré : « La parole qui compte est celle du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand. C’est lui qui a la main sur le calendrier parlementaire et il a déclaré que la PMA pour toutes serait mise à l’agenda avant cet été. Il tiendra cet engagement du président de la République ».

Agnès Buzyn va-t-elle quitter le gouvernement ? Le suspense n’a jamais été aussi grand

Bonjour

Partira, partira pas ? Rien n’est plus beau que la vérité sinon un long suspense joliment tricoté.

8 mars 2019. France Info ((Jean-Jérôme Bertolus) a pour invitée politique Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé que l’on dit partante pour gagner d’autres cieux politiques, européens et magnifiques.

– Bonjour Mme Buzyn

-Bonjour M. Bertolus

-Alors vous le savez votre nom a beaucoup circulé ces dernières semaines et encore plus ces derniers jours pour prendre la tête du combat européen de la majorité … Mais finalement c’est un combat qui ne vous intéresse pas ?

-Je trouve que tous ces articles, que toutes ces personnes qui s’exprime dans les journaux s’avancent beaucoup et ne connaissent pas forcément ce que je pense et ce que je dis. Je voudrai rappeler que l’on parle aujourd’hui de ma conversation avec le Premier ministre et avec le président de la République … Je rappellerai que je suis médecin, que je connais bien le secret médical et que je n’ai pas l’habitude de raconter mes conversations avec le président de la République.

-Donc vous démontez, pardon vous démentez, l’information selon laquelle vous auriez indiqué, hier, au président de la République que finalement vous souhaitiez rester ministre et pas prendre la tête de liste des européennes.

-Aujourd’hui ce que je dis au Premier ministre et au président de la République me regarde. Je pense que le président annoncera la décision dans les jours qui viennent … et je pense que je n’en dirai pas plus M. Bertolus

-Mais est-ce que vous souhaitez être candidate, simplement ?

-Je n’en dirai pas plus.

-Vous n’en direz pas plus mais quand même …

-La question de la tête de liste sera tranchée (sic) par le président de la République. »

Suit un long échange d’où ressort l’impression , secret médical ou pas, qu’Agnès Buzyn pourrait, tout bien pesé sous les ors du Palais de l’Elysée, demeurer, à Paris, ministre des Solidarités et de la Santé.

A demain

@jynau