Marion Bartoli va mieux, elle est en Italie, au Palace Merano et aurait déjà repris un petit kilo

 

Bonjour

On l’avait laissée dans un état assez inquiétant. Elle disait « craindre pour sa vie ». On la retrouve dans un contexte assez peu rassurant. Le lead médiatique c’est la détox. Avec dynamique virale mi-santé, mi-sport, mi-people. On la retrouve sur Le Point, sur le HuffPost ou dans Closer (avec une photo peu rassurante). Détox et twittage à tous les étages. Pour les fans : « Déjà un kilo de gagné (…)  Je ne vous remercierai jamais assez pour tout votre amour. »

On se souvient du tableau. C’était le jeudi 7 juillet sur la chaîne britannique ITV.« J’ai peur pour ma vie, je crains qu’un jour mon cœur s’arrête »a-t-elle dit dans l’émission « This Morning ». « Ma vie est devenue un cauchemar (…) Je suis en train de dépérir et je ne sais pas pourquoi », confiait-elle. Tous les téléspectateurs avaient été frappés par son apparence chétive, son visage marqué, ses démentis quant aux  rumeurs d’anorexie. « Je ne m’inflige pas de souffrances à moi-même » assurait-elle. L’hypothèse diagnostique ? Elle disait  avoir « attrapé un virus », que les médecins ne savaient nommer. C’était en février après  trois longs trajets en avion entre l’Australie, l’Inde et New York.

 « Je ne peux plus pianoter sur les touches de mon téléphone portable sans utiliser de gants » disait-elle encore, évoquant des risques de « tachycardie ». Elle ne se lavait plus qu’à « l’eau minérale », elle ne portait plus de bijoux et qu’elle ne pouvait manger que des légumes bio. Pas de sucres, pas de sel, pas de gluten. « J’en suis réduite à manger des salades et des concombres sans la peau parce que mon corps ne la supporte pas. » « Ce sont des méthodes de survie. Je prie Dieu tous les jours pour revenir à une vie normale. »

5000 euros les cinq jours de détox

Dieu réside en Italie. Marion Bartoli l’a retrouvé au Palace Merano, (on appréciera la vidéo) un mille étoiles pour stars dévissantes, un nid où l’on se retrouve chez soi, la sérénité retrouvée et très cher payée (5.000 euros le cinq jours de détox). Nous sommes ici chez les marmottes, à mille lieux du Brexit, aux frontières du Liechtenstein ; A l’image des équivalents historiques suisses de Montreux c’est un espace plus ou moins mythique qui se nourrit des noms des célébrités qui y ont plus ou moins été traitées (quelques papes, Johnny Hallyday, Zinedine Zidane, Monica Belluci…). Aux fourneaux de la régénérescence : Henri Chenot, un catalan de 73 ans « biologiste diplômé en psychologie », versé dans la philosophie et la médecine chinoises, la bioénergétique et le naturopathique.

On entre généralement chez Merano pour en sortir plus léger. C’est l’inverse dans le cas qui nous occupe. « Pour Marion Bartoli, les équipes d’Henri Chenot – qu’elle remercie au passage sur Twitter – ont évidemment inversé les protocoles pour adapter un régime destiné à enrayer sa chute de poids et à lui faire prendre rapidement des kilos, avec succès, précise Le Point. Elle a également subi une transfusion sanguine, peut-être associée avec l’ozonothérapie, l’une des spécialités de la maison, qui permet d’oxygéner les cellules et de stimuler le système immunitaire en ajoutant un mélange d’oxygène et d’ozone dans le sang. »

Marion Bartoli, entrant dans le Palace Merano : « J’ai gagné Wimbledon, ce n’est pas un virus qui va m’abattre  ».  Quel virus ? Quelles balles ? Quelles raquettes ?

A demain

Tennis et tragédie : l’étrange symptomatologie de Marion Bartoli. Elle dit craindre pour sa vie

Bonjour

Une championne et une énigme. Tous les lecteurs de L’Equipe ont connu et se souviennent de Marion Bartoli, 31 ans. Née au  Puy-en-Velay (Haute-Loire) elle fut joueuse de tennis professionnelle de février 2000 à août 2013. Le 30 janvier 2012, elle se hisse au 7e rang mondial, son meilleur classement. Gloire nationale. Le 6 juillet 2013, pour sa deuxième finale en Grand Chelem, elle remporte Wimbledon face à l’Allemande Sabine Lisicki. Gloire absolue : elle  devient l’une des trois seules Françaises de l’ère Open (avec Mary Pierce et Amélie Mauresmo) à avoir gagné au moins un titre en Grand Chelem et à avoir atteint les quarts de finale en simple dans les quatre tournois du Grand Chelem.

Puis la chute, brutale, mystérieuse, inacceptable (pour ses fans et la presse tennistique) : le 14 août 2013, après sa défaite face à Simona Halep au second tour de l’Open de Cincinnati, elle annonce brutalement sa retraite du tennis professionnel à cause de toutes les blessures et des douleurs qu’elle n’est plus en mesure d’endurer : « J’ai le sentiment que le moment est venu pour moi de m’en aller. Je n’y arrive tout simplement plus […] Mon corps n’arrive plus à tout supporter. »

Douleurs résurgentes

Vient le temps de l’errance assumée, de la reconversion anticipée, des angoisses identitaires. La chaîne Eurosport en tant que consultante lors de l’US Open. Elle n’a « aucun regret » d’avoir annoncé sa fin de carrière mais n’écarte pas totalement l’idée d’un retour car « on ne sait jamais ce qu’il va se passer ». De la difficulté de décrocher… Première saison de l’émission de M6 : Ice Show, au côté notamment de Richard Virenque et Kenza Farah. Tristesse. Elle est coachée par Gwendal Peizerat, comme le chanteur Merwan Rim. Finalement elle doit renoncer à participer au show, à la suite de douleurs apparues lors des entraînements.

Plusieurs projets … dessiner sa propre collection de bijoux et lancer ses collections d’articles de sport, de chaussures. On la voit même lancer son propre yogourt glacé à Wimbledon. Le 2 mars 2015, elle tweete, s’interroge sur son retour ou non au tennis. Puis met finalement un terme à la rumeur d’un come-back : « Je voulais juste impliquer mes fans, voir ce qu’ils pensaient à mon sujet ».

Nous sommes en juillet 2016. Marion Bartoli « a peur pour sa vie ». Elle évoque un mystérieux virus contracté en février, qui la rend « très malade » et lui a fait perdre beaucoup de poids. C’était le jeudi 7 juillet sur la chaîne britannique ITV. « J’ai peur pour ma vie, je crains qu’un jour mon cœur s’arrête », a-t-elle dit dans l’émission « This Morning ». C’était au lendemain de de son éviction du « tournoi des légendes » à Londres pour « raisons médicales ».

Tweeter avec des gants

« Ma vie est devenue un cauchemar (…) Je suis en train de dépérir et je ne sais pas pourquoi », a-t-elle ajouté. Tous les téléspectateurs ont été frappés par son apparence chétive, son visage marqué, ses démentis quant aux  rumeurs d’anorexie. « Je ne m’inflige pas de souffrances à moi-même » assure-t-elle. L’hypothèse diagnostique ? Elle a dit avoir « attrapé un virus », que les médecins ne peuvent nommer. C’était en février après  trois longs trajets en avion entre l’Australie, l’Inde et New York. « Au début, je pensais que c’était dû au décalage horaire », a-t-elle dit. Mais après deux autres voyages à Dallas et à Miami, pour ses activités liées à la mode, elle s’est sentie « de plus en plus mal »« Mon corps refusait de plus en plus de choses », ajoute-t-elle.

 « Je ne peux plus pianoter sur les touches de mon téléphone portable sans utiliser de gants » dit-elle encore, évoquant des risques de « tachycardie ». Elle dit aussi qu’elle ne se lavait plus qu’à « l’eau minérale », qu’elle ne portait plus de bijoux et qu’elle ne pouvait manger que des légumes bio. Pas de sucres, pas de sel, pas de gluten. « J’en suis réduite à manger des salades et des concombres sans la peau parce que mon corps ne la supporte pas. » « Ce sont des méthodes de survie. Je prie Dieu tous les jours pour revenir à une vie normale. »

Marion Bartoli ne peut plus tweeter sans gants. Elle ne peut plus nous parler. Le tennis ne veut plus d’elle. Elle doit commencer un nouveau traitement lundi dans une clinique pour soigner son mal. Quel est ce mal ?

A demain