Les médecins français doivent-ils devenir des collecteurs d’ovocytes humains ?

Bonjour

La fin peut-elle justifier tous les moyens ? La pénurie autorise-t-elle toutes les extrémités ? Deux questions au cœur de la dernière initiative de l’Agence de la biomédecine (ABM) qui entend nous faire parler du « don d’ovocytes » via une plaquette d’information diffusée sur son site.

« Don d’ovocytes, parlons-en ! » : ce document est destiné aux « professionnels de santé » qui se doivent de ne pas oublier leurs devoirs. A savoir : « les médecins traitants informent régulièrement leurs patientes sur le don de gamètes » et « les médecins gynécologues informent régulièrement leurs patientes sur le don d’ovocytes » comme le dispose la loi de 2011 de bioéthique.

On connaît les aspects pratiques : prise en charge totale des frais médicaux et non médicaux ; indemnité pour la perte de rémunération ; anonymat, volontariat et consentement écrit de la donneuse majeure et âgée de moins de 37 ans. On connaît moins en revanche le fait que cette même donneuse peut être nullipare depuis la publication (fin 2016) des textes d’applications de la loi de 2011 : décret dit « nullipare » publié au Journal Officiel du 15 octobre 2015.

Informer et contraindre

C’est là un décret étonnant qui fait que le donneur nullipare peut conserver « une partie de ses gamètes en vue d’une éventuelle réalisation ultérieure à son bénéfice d’une assistance médicale à la procréation » ; décret qui prévoit que la moitié au moins des ovocytes matures d’un même prélèvement seront orientés vers le don et qui souligne que la donneuse nullipare devra être informée de « l’éventualité d’une impossibilité de conservation d’ovocytes à son bénéfice en cas d’obtention d’une quantité insuffisante de gamètes ». « Cette avancée aidera de nombreux couples stériles à devenir parents. Elle respecte l’esprit du don qui est d’agir par solidarité et générosité » avait cru pouvoir commenter Marisol Touraine, alors ministre de la Santé et signataire dudit étonnant décret.

Qui fera la part entre le respect de l’esprit du don et l’incitation par le médecin traitant à ce même don ? A fortiori quand a pénurie d’ovocytes est instituée cause nationale ? Neuf cents couples confrontés à une infertilité féminine et qui, chaque année, s’inscrivent sur des listes d’attente ce qui réclame de trouver autant de donneuses supplémentaires. Avec, en toile de fond, les alléchantes propositions commerciales étrangères, espagnoles notamment fondées sur la rémunération-défraiement des donneuses.

La brochure de l’ABM est destinée à « éclairer le dialogue avec les potentielles donneuses ». Elle s’inscrit dans le cadre du plan d’action ministériel  pour la procréation, l’embryologie et la génétique humaines (PEGh) 2017-2021, – arrêté par Marisol Touraine et publié mi-mai. Ce plan « s’articule avec le ‘’contrat d’objectifs et de performances’’ qui lie l’ABM à sa tutelle. »

« Contrat d’objectifs et de performances » ?  Ou quand la fin justifie les moyens.

A demain

Dès cet hiver des pharmaciens vaccineront. Compter entre 4,50 et 6,30 euros l’injection

Bonjour

Contre vents et marées médicales, Marisol Touraine le voulait. Ce fut, après bien des difficultés, écrit dans une loi. Cela se fera. Un décret relatif à l’expérimentation de l’administration par les pharmaciens du vaccin contre la grippe saisonnière vient de paraître au paru Journal officiel. Les deux régions retenues pour l’expérimentation sont Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine.

A première vue l’affaire a le profil d’une usine à gaz. Dans un premier temps les pharmaciens d’officine (volontaires) devront être formés à vacciner. Qui leur apprendra ? Ils devront ensuite recueillir par écrit le consentement « exprès et éclairé » des clients qu’ils jugent éligibles – mais « à l’exception des femmes enceintes et des personnes qui n’ont jamais été vaccinées contre la grippe ». Ils doivent ensuite informer le médecin traitant de cette vaccination. Puis, après l’administration du vaccin, ils devront délivrer au patient une attestation de vaccination comportant le nom et le numéro de lot du vaccin. Qu’est-il prévu en cas d’effets secondaires ?

Irritations médicales

L’intendance? A priori, elle suivra. Pour chaque vaccin administré, le pharmacien percevra la somme de 4,50 euros (si le patient bénéficie d’une prescription médicale), ou de 6,30 euros (s’il bénéficie d’un bon de prise en charge émis par l’Assurance maladie).  Les syndicats, gourmands, réclamaient 10 euros.

Il faut toutefois savoir que chaque officine participant à l’expérimentation recevra en outre la somme forfaitaire de 100 euros – « au titre du dédommagement lié aux contraintes spécifiques de l’expérimentation » (sic). Entendre 100 euros pour chaque pharmacien ayant réalisé au moins cinq vaccinations au sein de cette même officine. Le versement des sommes sera effectué à la fin de la campagne de vaccination, l’argent étant prélevé sur les crédits du fonds d’intervention régional.

On se souvient des très vives irritations médicales soulevées par l’annonce de ce projet. La loi dispose qu’une évaluation de cette expérimentation sera réalisée. Peut-être saura-t-on alors ce qu’il peut en être de l’apport des pharmaciens quant à l’amélioration de la couverture vaccinale antigrippale. L’irritation des médecins prescripteurs en sera-t-elle pour autant atténuée ?

A demain

«Ceci est une photo retouchée». Les mannequins devront nous dire la vérité sur leur IMC

Bonjour

Sous les haines et mitraille pré-présidentielle, les travaux continuent. 5 mai 2017 : Marisol Touraine fait la promotion, auprès de la presse, de deux textes publiés le même jour au Journal Officiel de la République française. Le premier est un décret « relatif aux photographies à usage commercial de mannequins dont l’apparence corporelle a été modifiée ». Le second est un arrêté « relatif au certificat médical permettant l’exercice de l’activité de mannequin ».

Pourquoi ? « L’exposition des jeunes à des images normatives et non réalistes du corps entraîne un sentiment d’autodépréciation et une mauvaise estime de soi pouvant avoir un impact sur les comportements de santé, explique-t-on au gouvernement. Les deux textes publiés aujourd’hui au Journal Officiel visent à agir sur l’image du corps dans la société pour éviter la promotion d’idéaux de beauté inaccessibles et prévenir l’anorexie chez les jeunes. L’objectif est également de protéger la santé d’une catégorie de la population particulièrement touchée par ce risque : les mannequins. »

Silhouette affinée ou épaissie

En pratique, dès le 1er octobre 2017, il sera obligatoire d’accompagner les photographies à usage commercial de la mention « photographie retouchée » lorsque l’apparence corporelle des mannequins a été modifiée par un logiciel de traitement d’image, pour affiner ou épaissir leur silhouette.

Ce n’est pas tout : l’exercice de l’activité de mannequin sera par ailleurs conditionné à une évaluation de l’état de santé global de la personne, notamment au regard de son indice de masse corporelle (IMC). « La définition de l’indice de masse corporelle pris en compte est celle fixée par l’Organisation mondiale de la santé dans sa classification internationale de la maigreur, du surpoids et de l’obésité pour les adultes » ajoute-t-on au ministère de la Santé.  Sous la responsabilité de la médecine du travail, les médecins pourront ainsi délivrer aux mannequins un certificat médical d’une durée de validité de deux ans (sauf exceptions) attestant que leur état de santé est compatible avec l’exercice de leur métier.

Visites médicales

De plus, pour les mannequins âgés de moins de 16 ans, c’est au cours de visites médicales de contrôle que la vérification de l’IMC sera effectuée. « Les références françaises signant l’entrée dans la dénutrition sont bien connues des pédiatres et des médecins généralistes, explique le gouvernement. Elles s’évaluent au regard des courbes de croissance déjà inscrites dans le carnet de santé des enfants. »

Enfin, pour celles et ceux qui espèrent que la France sortira bientôt de l’espace européen le gouvernement précise que des exigences identiques sont posées vis à vis des mannequins travaillant dans l’Union européenne ou dans l’espace économique européen.

A demain

 

 

Le gouvernement interdit les «fontaines à soda» Désormais, pour boire sucré, il faut payer

 

Bonjour

Un course déshydratante : il aura fallu près de deux ans entre la première annonce officielle  de Marisol Touraine 1 et l’arrêté correspondant (Journal Officiel du 26 janvier) 2. A compter de ce 27 janvier 2017 on ne pourra plus abreuver sucré. Cet arrêté, signé conjointement par les ministres de la Santé, de l’Agriculture et de la Consommation, fixe la liste des catégories de boissons touchées par cette interdiction :

« les boissons gazeuses et non gazeuses aromatisées, des concentrés comme les sirops de fruits, les boissons à base d’eau, de lait, de céréales, de légumes ou de fruits y compris les boissons pour sportifs ou les boissons énergisantes, les nectars de fruits, les nectars de légumes et produits similaires, dès lors que ces boissons contiennent des sucres ajoutés ou des édulcorants de synthèse ».

Publics concernés :

« les professionnels de la restauration commerciale et de la restauration collective et sociale, les professionnels de l’hôtellerie et des clubs de vacances ainsi que les gérants de tous autres lieux de restauration ouverts au public, les établissements destinés à l’accueil, à la formation et à l’hébergement des mineurs, le public fréquentant ces établissements et lieux de restauration, en particulier les mineurs. »

Désormais la mise à disposition, en accès libre, sous forme d’offre à volonté gratuite ou pour un prix forfaitaire, y est interdite.  Cet arrêté est pris pour l’application de l’article 16 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé créant un article L. 3232-9 dans le code de la santé publique.

Pour boire sucré il faudra, désormais, payer. On sait, par ailleurs, qu’il existe des addictions sucrées.

A demain

1 « Addiction au sucre : contre l’obésité le gouvernement interdira les «fontaines de soda » Journalisme et santé publique, 23 mai 2015

2 « Arrêté du 18 janvier 2017 relatif à l’interdiction de la mise à disposition de boissons à volonté, gratuites ou pour un prix forfaitaire, avec ajout de sucres ou d’édulcorants de synthèse » 

Stilnox®: trente ans après sa mise sur le marché il devient, officiellement, un «stupéfiant»

 

Bonjour

Zolpidem, mieux connu des insomniaques sous le nom de marque Stilnox® de la firme Sanofi-Aventis. Commercialisé depuis trente ans. Vient (enfin) d’être classé parmi les stupéfiants : dans 90 jours, les prescriptions de zolpidem devront se faire sur ordonnances sécurisées. Pourquoi ?  Pour « réduire le mésusage de cette molécule ». Pourquoi si tard ?

Le zolpidem est un sédatifhypnotique de la classe des imidazopyridines. C’est un somnifère puissant qui ne devrait être prescrit uniquement en cas d’insomnies sévères transitoire. Il est classé parmi les psychotropes qui sont bien connus pour faire l’objet « d’abus »  de nature à induire ou faciliter  une toxicomanie. En France le Stilnox® et ses génériques font l’objet d’un suivi renforcé en raison de leurs utilisations détournées (quête de ses effets secondaires à type d’hallucinations et/ou d’euphorie), C’est aussi l’hypnotique le plus prescrit en France.

Campagne médiatique percutante…

En 2014 la Commission de la Transparence de la Haute Autorité de Santé mettait en garde mais ne touchait à rien. Elle écrivait ceci :

« Le service médical rendu des spécialités Stilnox® et génériques est faible dans le traitement des « troubles sévères du sommeil dans les cas suivants : insomnie occasionnelle, insomnie transitoire. » Recommandations La Commission donne un avis favorable au maintien de l’inscription sur la liste des spécialités remboursables aux assurés sociaux dans l’indication « troubles sévères du sommeil dans les cas suivants : insomnie occasionnelle, insomnie transitoire. ».

« La Commission recommande : – une meilleure information du public sur les risques de l’utilisation chronique de ces médicaments et sur leur bon usage par la mise en œuvre d’une campagne médiatique percutante et répétée à destination du grand public, – de renforcer la formation initiale et continue des professionnels de santé sur le bon usage des benzodiazépines et leurs modalités d’arrêt, – de développer l’usage et l’accès aux prises en charge non médicamenteuses (thérapies cognitivo-comportementales), – de soutenir les mesures qui pourront être préconisées par l’ANSM, dans le cadre de ses missions pouvant permettre une meilleure utilisation de ces produits. »

Usage toxicomaniaque

« Campagne médiatique percutante» ? Qui s’en souvient d’avoir été percuté ?   Des centaines de millions de boîtes de Stilnox® /zolpidem) ont été été vendues en France. Plus de 11 millions de Français en auraient consommé au moins une fois.  « Des personnes se sont retrouvées accros malgré elles », explique le Dr William Lowenstein, président de SOS addictions, cité par Le Monde. Des toxicomanes font aussi différents usages de cette spécialité pharmaceutique. Isabelle Adenot, présidente de l’Ordre national des pharmaciens aimerait voir cette décision sanitaire étendue aux médicaments voisins de la famille des benzodiazépines. « Moins les Français prendront ce type de médicament mieux ils se porteront », affirme-t-elle.

Mme Adenot parle d’or. Question : pourquoi tant de Français sont-ils mal au point d’en prendre si souvent – sur prescription médicale ?

A demain

1 « Arrêté du 7 janvier 2017 portant application d’une partie de la réglementation des stupéfiants »

 

Cyclisme et transhumanisme: Robert Marchand, 105 ans, n’est pas une curiosité pathologique !

Bonjour

Sportives ou non, les gazettes viennent de faire leur miel du Français Robert Marchand. Agé de 105 ans ce cycliste a, le 4 janvier 2017, parcouru 22,547 km en une heure au vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines.  Le record du monde de la distance est détenu par le Britannique Bradley Wiggins avec 54,526 km. Wiggins est né en 1980, Marchand en 1911.Moins de 32 km…

Pas une kermesse, mais presque. Les gazettes ont bien ri. On a donné la parole au recordman plus que centenaire. Sans le corriger. « Non je suis pas fatigué, j’ai pas eu mal aux jambes, j’ai mal aux bras. Enfin faut bien avoir mal quelque part… Je croyais que j’avais encore des kilomètres à parcourir, j’aurais pu aller plus vite. Maintenant j’attends mon adversaire… ».

Marchand de vin

Un parfum de foire et de Fête à Neu-Neu. Les photographes se sont régalés. Maillot jaune et violet (les couleurs de L’Ardéchoise, qui organise l’événement avec la Fédération française de cyclisme). On a donné la parole aux spectateurs.  « Il a un avantage c’est qu’il est sourd, il est dans son truc et il veut tourner », analyse Roland, 80 ans. « C’est un spécimen, qui distille du bonheur », exulte Marcel sous son chapeau jaune canari. « On espère devenir vieux comme lui, ajoute-t-il. A l’âge qu’il a, c’est incroyable, s’enthousiasme également Liliane, jeune retraitée. Ça nous encourage, ça veut dire qu’on a encore de belles années devant nous.

Les biographes ont recopié leurs papiers jaunis. Robert Marchand, né le 26 novembre 1911 à Amiens, a travaillé jusqu’à un âge avancé. Sapeur-pompier, planteur de canne à sucre, marchand de vin, maraîcher… Il vit désormais dans un modeste appartement de banlieue parisienne, après une vie marquée par les deux conflits mondiaux, la guerre froide et des années à bourlinguer au Venezuela et au Canada.

PCF et CGT

Les politiques se sont souvenus que l’on pouvait, au XXème siècle, militer. Pour Robert Marchand ce fut au Parti communiste et à la CGT. L’actuel patron de ce syndicat n’est pas un drôle. Philippe Martinez (né en 1961) a pourtant plaisanté, expliquant que Robert Marchand avait « un autre record qui est moins médiatisé: ça fait 90 ans qu’il est à la CGT, vous constaterez que la CGT, ça conserve ! »

Après la performance kilométrique la Confédération générale du travail (née en 1895) a adressé « toutes ses félicitations à son fidèle camarade ». Le PCF est resté coi. Robert Marchand avait 9 ans quand ce dernier a douloureusement vu le jour, à Tours dans l’ombre de l’abbaye Saint-Julien.

Le record de Robert Marchand ? Il a de fortes chances d’être battu, a expliqué à l’AFP le Pr Jean-François Toussaint (né en 1963) directeur de l’Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport (IRMES) : « Les maxima pour les centenaires ne sont pas encore atteints » estime le Pr Toussaint.

Marisol Touraine

Au moment où Robert Marchand s’échauffait paraissait au Journal Officiel le texte d’un décret donnant (enfin) une réalité au sport sur ordonnance médicale. La loi (art L 1172-1 du code de la santé publique) dispose en effet que dans le cadre du traitement de personnes en affection de longue durée (ALD), le médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient.

Il n’aura donc fallu qu’un an pour que cette disposition novatrice, reconnaissant le rôle bénéfique de l’activité physique dans le champ de la prévention mais aussi de la thérapeutique. Aider, de mille et une manières au développement et à la pratique de l’activité physique est l’une des voies sanitaires les plus novatrices, les plus prometteuses et les moins coûteuses pour la collectivité. C’est un formidable « levier d’un comportement santé responsable ». Marisol Touraine (qui a signé ce décret) n’était pas, le 4 janvier 2017, au vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines pour saluer le cycliste cégétiste. Personne ne l’a fait remarquer. On peut le regretter.

A demain

Marisol Touraine demande de ne plus vendre d’alcool avant 18 ans. Y compris sur Internet

 

Bonjour.

Il y a l’alcool. Il y a le tabac. Et il y a les jeunes. L’Etat, qui détient le monopole de la vente des produits du tabac, ne parvient désespérément pas à obtenir que les buralistes ne commercent pas avec les moins de 18 ans. On sait ce qu’il en est avec l’alcool : «  une augmentation inquiétante des alcoolisations massives chez les 15-25 ans ».

Face à ce constat le politique a tenté d’agir : la loi Touraine « de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 » a introduit de nouvelles dispositions visant à protéger les jeunes contre l’usage nocif d’alcool. Et ce via un arrêté 1. Pour faire court :

« En France, désormais, tout vendeur d’alcool doit désormais obligatoirement exiger la preuve de majorité du client lors de l’achat ».

Mais encore ? Les affiches rappelant les dispositions en matière d’interdiction de vente aux mineurs étaient déjà obligatoires dans tous les débits de boissons. Elles ont été modifiées pour tenir compte de cette nouvelle disposition qui n’était, auparavant, que « facultative » (sic).

Désormais, ces affiches sont obligatoires dans tous les « débits de boissons ». Il s’agit ici ce tous les commerces qui pratiquent la vente à consommer sur place ou à emporter : restaurant, station service ou site internet de vente en ligne.

Bannières en ligne

Des « bannières » rappelant les interdictions de vente aux mineurs ont été créées spécifiquement pour les sites internet de vente en ligne qui ne disposaient pas, auparavant, de format adapté. Les nouveaux modèles d’affiches et de bannières sont téléchargeables sur le site internet du ministère chargé de la santé : http://social-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/addictions/article/cadre-legal

Et puis il ce mot :

« Les organisations professionnelles représentatives du secteur de la vente de boissons alcooliques, de la restauration ou de la distribution ont été informées de cette évolution réglementaire. Elles sont chargées de relayer l’information auprès de leurs adhérents et de partager les bonnes pratiques en la matière. »

Y aura-t-il une évaluation de l’application des nouvelles bonnes pratiques (notamment sur Internet) ? Où sont les sanctions ? Rappel : « il est interdit de se trouver en état d’ivresse manifeste dans les lieux publics ».

A demain

1 « Arrêté du 17 octobre 2016 fixant les modèles et lieux d’apposition des affiches prévues par l’article L. 3342-4 du code de la santé ». Cet arrêté est, avec deux mois de retard, paru au Journal Officiel de la République française daté du 17 décembre 2016. Il est signé de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé.