Euthanasies en catimini: les errements chiffrés de la première députée aide-soignante de France

Bonjour

Ne pas toujours maudire du personnel politique. Mais ne pas tout lui laisser dire.  Caroline Fiat fête aujourd’hui ses 41 ans. Née à Verdun, elle est depuis peu députée la sixième circonscription de Meurthe-et-Moselle. Et par ailleurs membre de La France insoumise.

Avant d’ête élue Caroline Fiat était aide-soignante – depuis 2009.  Mieux : elle est la première aide-soignante à siéger à l’Assemblée nationale. « Avant son élection elle travaillait de nuit, en vacation dans plusieurs EHPAD du Grand Est, peut-on lire sur sa biographie wiki. Auparavant, elle avait été ambulancière, téléprospectrice, assistante commerciale et assistante de direction.

C’est une femme qui semble aimer parler clair et brut – confiant avoir voté « à contre-cœur » pour Jean-Luc Mélenchon lors de la présidentielle de 2012- évoquant « son côté “gueulard” et donneur de leçons ». Le 27 juin 2017, candidate à la présidence de l’Assemblée nationale elle recueille trente voix. Trois mois plus tard elle est attaquée devant les prud’hommes par un ancien assistant parlementaire qui conteste son licenciement et demande une requalification du contrat en CDI. Aujourd’hui Mme Fiat fait à nouveau parler d’elle. A cause de ce tweet :

« Les personnes en fin de vie sont parfois euthanasiées, contre leur gré, en catimini, dans nos hôpitaux. Il est donc grand temps d’encadrer les quelque 4 000 euthanasies clandestines »

L’ancienne aide-soignante s’exprimait dans le cadre de sa proposition de loi « pour une fin de vie digne »,: 

«Dans un souci de respect des convictions de chacun et de droit à la dignité, nous proposons donc cette loi, fortement inspirée du droit belge et luxembourgeois. Elle légalise l’euthanasie et l’assistance au suicide pour donner un cadre protecteur au corps médical et respectueux de la volonté des personnes souffrantes atteintes de maladies graves ou incurables. »

Pinceaux emmêlés

Fallait-il, pour défendre sa cause, parler de « 4 000 euthanasies clandestines » ?  La députée ancienne aide-soignante s’est fait vertement reprendre par le Conseil national de l’Ordre des médecins :

« L’Ordre regrette vos propos. Les médecins agissent dans le respect des patients, de la déontologie et de la loi Claeys-Leonetti. L’INED n’a jamais publié ce chiffre, il est faux. Chacun peut exprimer ses opinions sur la fin de vie mais cela nécessite des arguments vérifiés. »

Qui dit la vérité ? Caroline Fiat fait référence à un document publié en 2012 de l’Institut national d’études démographiques, intitulé « Les décisions médicales en fin de vie en France ». Dans un tweet publié le 24 janvier elle tente de s’expliquer.

« Mais elle s’emmêle les pinceaux dans l’interprétation des chiffres, analyse Le Quotidien du Médecin (Stéphane Long). Elle extrapole le pourcentage des décès liés l’administration de médicaments pour mettre délibérément fin à la vie à l’ensemble des décès en 2017 (plus de 600 000) et non pas, comme c’est le cas, aux seules décisions médicales en fin de vie. En 2010, ce chiffre s’élevait donc à 38 (0,8 % de 4 723) et non pas à plus de 4 000 (en réalité 4 800) comme l’annonce Caroline Fiat. Ce que nombre d’internautes lui ont fait remarquer. »

Pas de quoi déstabiliser Mme Fiat. Dans un nouveau tweet elle cite de nouveau le chiffre de 4 000 euthanasies en lui ajoutant, cette fois-ci, un conditionnel. « Lors du tweetlive hier #LoisFi il a été tweeté ‘’4000 euthanasies par an’’ en oubliant de préciser ‘’seraient’’ donc au conditionnel toutes mes excuses pour cet oubli ce chiffre nous a été donné par l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). »

Toujours vérifier ses chiffres et ses sources. Ou user du mode conditionnel. Même aux extrêmes. La proposition de loi de Mme Fiat a été rejetée. Avec les regrets de l’ADMD.

A demain

 

 

Menaces de la Sécurité sociale sur le secret médical des salariés ? L’Ordre n’est pas inquiet

Bonjour

L’affaire commence à faire un peu de bruit dans les médias. On se demande pourquoi.  Résumons : dans un entretien accordé à l’Express/L’Entreprise  le chef du département des « services aux assurés » de l’assurance-maladie, Laurent Bailly, annonce une expérimentation hardie en direction de cinq grandes entreprises de plus de 200 salariés ayant des taux d’absentéisme atypique (à Amiens, Bourg en Bresse, Marseille, Grenoble et l’une sur la Côte d’opale). Il s’agit d’alerter ces entreprises sur leur score record, tout en les informant sur les motifs d’absences de leurs salariés. Objectif affiché : « challenger » ces entreprises « pour faire amorcer une réflexion sur ses conditions de travail, en vue de faire baisser le taux d’absentéisme »,  justifie ce responsable du « service aux assurés ».

Il précise que pour encourager cette « prise de conscience », la Sécu communique d’abord à l’entreprise concernée les coûts d’absence en convertissant « les absences en coût direct (valeur des salaires versés) et en coûts indirects ».

« En cas de contrôle de l’assuré, le motif de l’arrêt est codifié, nous disposons donc de l’information. En l’absence de contrôle, nous parvenons à reconstituer la pathologie à partir des consultations et des remboursements de médicaments. Par exemple, si le salarié a vu un psychiatre et pris des antidépresseurs, on peut en conclure qu’il a été arrêté pour dépression. Ce sont des algorithmes qui font le travail. ».

Questionnement déontologique ? « On s’assure qu’il n’est pas possible, même de manière indirecte, de tracer les personnes. Par ailleurs, nous nous focalisons uniquement sur les établissements de plus de deux cent salariés. Dans les plus petites sociétés, l’employeur pourrait trop facilement établir un lien évident avec tel ou tel collaborateur. » C’est heureux.

Lombalgies, troubles psychosociaux et musculo-squelettiques

Quelques confrères, médecins ou journalistes, en viennent à s’inquiéter, voire à s’indigner. Secret médical potentiellement violé ? Interrogée par Le Quotidien du Médecin l’assurance-maladie affirme bien évidemment respecter les lois sur le secret médical et la protection des données personnelles :

« Sur les entreprises visitées, il y a en moyenne 14 000 jours d’arrêt de travail. Nous ne leur donnons des données agrégées et anonymisées que pour trois types de pathologies, lombalgies, troubles musculo-squelettiques et troubles psychosociaux. Il n’y a aucune donnée, salarié par salarié. Il est impossible de tracer en raison de la taille de ces entreprises. L’intérêt est de donner ces informations en les comparant avec d’autres entreprises du même secteur et de même taille. L’objectif est de les inciter à agir en prévention sur l’organisation du travail par exemple. ».

S’inquiéter ? Vendredi 26 janvier, le Conseil national de l’Ordre des médecins s’est exprimé, dit Le Monde, par la voix de son vice-président, Jacques Lucas : « Nous allons d’abord nous informer précisément et nous agirons ensuite le cas échéant, s’il existe un risque d’identification d’un salarié en particulier. Ce qui ne semble pas être le cas à la lecture intégrale de l’article. »

L’Ordre connaît bien le sujet : il vient de publier « un livre blanc et 33 propositions » pour  soutenir le développement d’une société numérique au service des soignants et des patients. Ne manque qu’un chapitre : « au service de l’entreprise et de ses dirigeants ». On l’attend.

A demain

Médecine – 1ère année : demain, tout candidat non reçu d’emblée aura la tête tranchée

Bonjour

Longtemps, en médecine, tout fut presque possible. Puis vint (après les pavés de 68) le numerus clausus. Redoublements en vue. Triplements parfois. Puis les effectifs gonflèrent, sans que le goulet ne s’ouvre. Restait, toujours, le soupirail de la seconde-première année.

Nous voici en 2018 et, comme l’écrit Le Point, c’est « un tremblement de terre pour les aspirants médecins ». Un voile est levé par  Le Quotidien du pharmacien : la première année d’études ne sera plus « redoublable » dans certaines facultés. Dès la rentrée 2018 quatre facultés de médecine parisiennes – Paris V (Descartes), Sorbonne Université (ex-Paris VI), Paris VII (Diderot) et Paris XII (Paris-Est-Créteil) – ne permettront plus de se réinscrire en première année commune aux études de santé (Paces). Lille et Brest sont sur les rangs.

L’idée serait de « ne pas faire perdre de temps à l’étudiant avec un redoublement », de « réorienter activement les étudiants en échec à l’issue de la première année ». La belle affaire diront les opposants au changement. Le ministère de l’Enseignement supérieur travaille sur les derniers arbitrages de cette expérimentation qui va faire l’objet d’un arrêté » rapporte Le Figaro.

« Très sérieusement discuté depuis novembre au sein de sept universités concernées, le projet, que le ministère de l’Enseignement supérieur souhaite voir aboutir rapidement, a été validé en décembre par Paris-Diderot, Paris-Descartes, Pierre-et-Marie-Curie et l’université Paris-Est Créteil (Upec). En catimini. Car de leur côté, les élèves de terminale qui, depuis le 22 janvier et jusqu’au 13 mars, doivent formuler leurs vœux sur la nouvelle plateforme d’orientation Parcoursup, n’ont pas reçu d’information sur ce projet. »

« Selon nos informations, le ministère de l’Enseignement supérieur, qui doit valider l’expérimentation par un arrêté, réfléchit encore au dispositif à adopter pour l’année de transition, qui verra se côtoyer les «primants» (les bacheliers qui passent pour la première fois le concours) et les redoublants, afin d’éviter une rupture d’égalité entre les deux populations. La solution serait, pour l’année 2018-2019, de faire deux numerus clausus. ».

Sélection par l’argent

« C’est est une petite révolution en marche, estime Le Quotidien du Médecin. Cette sélection, qui risque de provoquer un débat vif dans les amphis, s’inscrit dans les expérimentations d’alternatives à la PACES qui, depuis 2014, testent de nouveaux modèles d’entrée dans les études de santé.  Pour autant, le principe de la deuxième chance, exigé par les étudiants, serait systématiquement maintenu grâce au dispositif complémentaire AlterPACES, permettant de rejoindre le cursus santé plus tard, après une deuxième ou troisième année licence. »

Cette nouvelle voie (concours PACES 1) couvrirait environ 75 % du numerus clausus de chaque faculté concernée (le reste des places – 25 % au maximum  étant réservées par avance à l’AlterPACES de deuxième chance).  Même si le redoublement en première année est interdit, une seconde chance sera donc accordée grâce à l’AlterPACES, passerelle déjà opérationnelle dans une quinzaine de facs mais qui gagnerait donc ses galons de voie à part entière. Elle permet le recrutement sur dossier et entretien d’étudiants ayant déjà validé une licence. Selon les cas, 10 à 25 % du numerus clausus serait réservé à cet accès tardif, davantage qu’actuellement. Les étudiants ayant échoué en PACES 1 pourraient y postuler.

Question : quid de l’impact sur le commerce des prépas privées « P0 » en parallèle du lycée ? Comment ne pas voir là l’ouverture à un système qui « renforcerait l’inégalité des chances » et « la sélection par l’argent » ? Ce contre quoi furent jetés, il y a un demi-siècle, quelques pavés.

A demain

 

Fantasmes parisiens  : l’Hôpital américain n’est plus pour les riches et les huppés

Bonjour

Délicieux entretien accordé par le Pr Robert Sigal au Quotidien du Médecin (Anne Bayle-Iniguez). Le directeur général de l’Hôpital américain de Paris entend redresser l’image, selon lui faussée, de cet établissement atypique dans le paysage hospitalier français. A commencer par son recrutement, envié par l’AP-HP :

« La patientèle étrangère constitue 28 % de nos séjours par an et 40 % de nos revenus, soit 48 millions d’euros sur 120 millions d’euros annuels. La majorité de ces patients proviennent de pays d’Afrique subsaharienne francophone, du Golfe (Koweit, Arabie Saoudite) mais aussi d’Europe, de Russie, du Kazakhstan… »

« Notre expertise nous permet d’accueillir de manière adéquate et personnalisée un patient japonais, chinois, russe ou américain. Un patient qui vient du Togo n’est pas un patient qui vient de la Côte d’Ivoire. Nous voulons devenir l’un des cinq meilleurs établissements européens pour la patientèle internationale. L’enjeu de cette stratégie : tirer tout l’hôpital vers le haut. » 

Mettre le holà !

Un hôpital premier de cordée, en somme. On imagine que cette patientèle n’est pas sans revenus. Et on en conclut que cet établissement voisin de l’AP-HP est aux antipodes de la charité. Réponse du directeur général :

« Hôpital haut de gamme, j’assume, hôpital pour riches, ça non ! Une partie de notre clientèle VIP génère des fantasmes dans l’opinion publique. Mon mandat sera réussi si je parviens à transformer cette image faussée. Nous sommes un hôpital premium, où l’on pratique une médecine haut de gamme sur plusieurs secteurs, en cardiologie ou sur le cancer du sein par exemple. »

« Une autre de nos réussites est le check-up center de l’hôpital, consacré à la médecine de prévention et de dépistage. 7000 patients, pour deux tiers salariés d’entreprises partenaires, y effectuent un bilan de santé personnalisé complet par an. » 

Joli marché. Que fait l’AP-HP ? Faut-il préciser que l’Hôpital américain est un « établissement privé à but non lucratif » ? « Aucune subvention d’État et réinvestissements des revenus. » Certes. Mais Le Quotidien fait justement observer que les médecins qui y exercent sont des libéraux. « Avez-vous mis en place une politique de maîtrise des dépassements d’honoraires ? » demande-t-on au directeur général.

« Nous travaillons avec 350 médecins libéraux seniors, dont un noyau dur de 120 professionnels. Ils sont libres de fixer leurs honoraires. À l’Hôpital américain, les tarifs sont plus élevés car la qualité de prise en charge est au rendez-vous. Cela étant dit, certaines pratiques peuvent nuire à la réputation de l’établissement. Quand c’est le cas, l’institution a le droit de dire : stop ! On met le holà. » 

Mettre le holà, voila peut-être le secret du succès hospitalier. Quand, précisément, a-t-il été mis ? Nous ne le saurons pas.

A demain

#Metoo au Mans : mise en examen pour viols et agressions sexuelles d’un psychiatre de 72 ans

 

Bonjour

La vie comme elle va, dans la Sarthe et les médias. Le 10 janvier un psychiatre installé au Mans a été mis en examen pour « viols et agressions sexuelles ». C’est ce que révèlent les médias locaux, dont France Bleu -ainsi que le site d’informations Mediapart.

Selon ces médias, l’information judiciaire a été ouverte après une garde à vue du médecin  pendant 48 heures, résume Le Quotidien du Médecin. Elle fait suite à la plainte d’une patiente déposée à la mi-décembre. C’était la première plainte déposée devant la justice à l’encontre de ce spécialiste. Ce dernier avait en revanche fait l’objet d’une série de plaintes devant l’Ordre des médecins – plaintes restées sans suite pour la plupart, comme l’explique Mediapart.

Accusé à trois reprises de viol, en 1995, en 2004 et en 2017, le médecin avait été condamné en octobre 2017 à trois mois de suspension pour « gestes déplacés sur ses patientes ». La qualification de viol n’a pas été retenue par la chambre disciplinaire de première instance « faute de preuves ». Le psychiatre avait décidé de faire appel.

Témoignages

Selon les témoignages des femmes qui ont porté plainte contre ce médecin (témoignages recueillis dans le détail par France Bleu), le psychiatre leur caressait les cheveux, les embrassait ou encore leur demandait d’enlever leurs vêtements lors des consultations, pour ensuite avoir des relations sexuelles avec elles. L’une d’elles, suivie depuis 2001 par le médecin après le décès de son mari, a toutefois finit par porter plainte au pénal – et ce  « à la suite de l’affaire Weinstein et après avoir arrêté un médicament »« Je me suis rendu compte qu’il m’avait manipulée physiquement et moralement », témoigne-t-elle, en précisant qu’elle n’a pas réagi car elle était très fragile au moment des faits.

Une autre femme affirme avoir été victime d’attouchements sexuels répétés et d’un viol à partir de ses 16 ans – le médecin est l’un des seuls à être aussi pédopsychiatre dans le département. Elle consultait « à la suite du suicide de son frère et de la séparation de ses parents », rapporte Médiapart. Seule la plainte déposée en 2016 aboutira à une sanction en 2017.

Âgé de 72 ans, installé depuis près de quarante ans, le médecin exerçait toujours. « Le procureur de la République a décidé de mettre en examen le psychiatre à l’issue de sa garde à vue. Une information judiciaire est ouverte pour viols, agressions sexuelles, écrit France Bleu.  Il est aussi placé sous le statut de témoin assisté pour abus de faiblesse. Selon le procureur, il pourrait y avoir d’autres victimes. Une perquisition a d’ailleurs été menée hier matin au cabinet du psychiatre. Le procureur de la République a requis son placement sous contrôle judiciaire avec une interdiction d’exercer son métier jusqu’à nouvel ordre. Le médecin manceau nie les accusations de viols et d’agressions sexuelles. D’après nos informations, il aurait reconnu avoir eu avec sa patiente des relations sexuelles consenties. Ce qui évidemment est contraire à code de déontologie de la médecine. »

La vie comme elle va, dans la Sarthe, l’Ordre et les médias.

A demain

Mille et une voix s’élèvent pour dénoncer le garrot posé sur les hôpitaux français

Bonjour

Une tribune et un cri.

La tribune réunit mille signatures de médecins et cadres hospitaliers 1. On la trouvera sur le site de Libération.

Le cri est celui d’une jeune infirmière qui compare l’hôpital à « une usine d’abattage ». Elle vient d’adresser une « lettre ouverte à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la santé ». Infirmière diplômée depuis un an et demi, Mathilde Basset dresse un bilan très sombre de ses premiers mois de pratique. Employée depuis trois mois au centre hospitalier du Cheylard (Ardèche), la jeune femme de 27 ans achève son contrat « avec dégoût et la boule au ventre ».

« Elle a confié son désarroi dans une lettre ouverte qu’elle a publiée sur son profil Facebook. Depuis le 27 décembre, ce témoignage a été partagé plus de 18 600 fois et suscité plus de 2 200 commentaires, précise Le Quotidien du Médecin (Stéphane Long). Dans ce texte, Mathilde Basset décrit ses conditions de travail, d’abord au sein du service de médecine/SSR/Urgences, où il lui est arrivé de prendre en charge seule 35 patients, puis à l’EHPAD, un étage plus bas. » Des conditions ahurissantes. Combien y a-t-il, en France, de Mathilde Basset ?

La tribune. Pour l’heure ils sont un millier a avoir répondu à l’appel des professeurs André Grimaldi, Jean-Paul Vernant et de la docteure Anne Gervais – un millier à alerter publiquement sur la crise montante de l’hôpitaux français. « Plus de mille médecins et cadres de santé, venant de toutes sortes d’établissements, hôpital local comme centre universitaire, répartis sur toute la France, ont signé un appel s’alarmant de la situation dramatique des hôpitaux français et pointant un système de financement, avec la tarification à l’activité (T2A), à bout de souffle, devenant une menace pour la qualité des soins » écrit Libé (Eric Favereau).  Ecoutons-les :

« Une nouvelle cure de rigueur budgétaire de 1,6 milliard d’euros est imposée aux hôpitaux. Leur budget n’augmentera en 2018 que de 2 % alors que les charges programmées augmenteront de plus de 4 % (les hôpitaux publics utilisent 36 % des dépenses de santé). Pour maintenir l’équilibre budgétaire, les tarifs de la tarification à l’activité (T2A) vont être une nouvelle fois revus à la baisse. Pour essayer d’assurer l’équilibre de leurs comptes, les hôpitaux sont donc condamnés à augmenter sans cesse leur activité tout en réduisant le nombre de leurs personnels. Ce ‘’toujours plus avec toujours moins’’ entraîne une dégradation des conditions de travail, provoquant épuisement et démotivation des soignants et en conséquence, une baisse de la qualité des soins. »

Gauchistes et conditions

Ces médecins hospitaliers, ces cadres de santé, ne sont pas tous des gauchistes de l’extrême. « Au-delà de toute sensibilité syndicale ou politique » ils soutiennent la volonté exprimée par Agnès Buzyn d’améliorer la pertinence des soins en réduisant la disparité injustifiée des pratiques, en supprimant la prescription d’examens inutiles, en améliorant la coordination entre la ville et l’hôpital, en favorisant la prise en charge ambulatoire à chaque fois qu’elle ne compromet pas la qualité des soins, en aidant à la construction d’un véritable service de santé de proximité. Mais selon eux, pour l’hôpital, cela n’est envisageable qu’à cinq conditions :

Limiter la place de la  T2A aux soins standardisés et  programmés. Assurer une stabilité des tarifs correspondant aux coûts réels. Introduire pour les soins non standardisés et non programmés d’autres modes de financement, notamment le financement global d’un épisode de soins et surtout une dotation annuelle modulée en fonction de l’activité.  Maintenir dans chaque unité de soin un taux de soignants présents permettant de garantir la sécurité des patients et la qualité des soins.  Regrouper l’activité quand cela est pertinent par rapport aux besoins de santé des territoires concernés, en gardant la cohérence médicale des différents sites hospitaliers. »

Ils sont un millier à se souvenir que François Hollande avait promis l’abandon du «tout-T2A». Un millier à savoir qu’Emmanuel Macron a fait la même promesse. « Agir vite avant qu’il ne soit trop tard ! » clament-ils. Est-il déjà trop tard au centre hospitalier du Cheylard ?

A demain

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Hôpitaux du Leman) ; Olivier Saint Jean (Paris HEGP) ; Thierry Sainte-Marie (Villejuif Paul Brousse) ; François Salachas (Paris Salpêtrière) ; Mohamed Saleh (Limoges) ; Gilles Salles (Lyon) ; Remi Salomon (Paris Necker) ; Marc Samama (Paris Cochin) ; Marc Sanson (Paris Salpêtrière) ; Bruno Sassolas (Brest) ; Anne Séchet (Niort) ; Philippe Seksik (Paris Saint Antoine) ; Nicolas Sellier Bobigny (Avicennes) ; Dominique Seret-Begué (Gonesse) ; Laure Serresse (Paris Salpêtrière) ; Alain Serrie (Paris Lariboisière) ; Jérôme Servan (Versailles) ; Laura Seurin (Roubaix) ; Jean-Pierre Siffrot (Paris Trousseau) ; Vivien Signorotti (La Rochelle) ; Benjamin Silbermann (Paris Olivier) ; Dominique Sitruk (Argenteuil) ; Alain Sobel (Paris Hôtel Dieu) ; Emmanuel Sonnet (Brest) ; Romain Sonneville (Paris Bichat) ; Laetitia Souchet (Paris Salpêtrière) ; Jean Claude Soufir (Paris Cochin) ; Vanessa Soulier (Lyon) ; Mario Speranza (Versailles) ; François Stenhouwer (Roubaix) ; Tanya Stokovic (Paris Salpêtrière) ; Felipe Suarez (Paris Necker) ; Benjamin Subran (Bicêtre) ; Pierre Sujobert (Lyon) ; Antoine Tabarin (Bordeaux) ; Pierre Taboulet (Paris Saint Louis) ; Abdelilah Tahir (Limoges) ; Valérie Talbart (Versailles) ; Corinne Tamames (Paris Pitié Salpêtrière) ; Fabienne Tamion (Rouen) ; Didier Tandé (Brest) ; Manuel Valente Tavares (Reims) ; Christine Terré (Versailles) ; Louis Terriou (Lille) ; Raphaël Tessier (Brest) ; Remy Tessier (Castres Mazamet) ; Louis Texeira (Paris Saint Louis) ; Matthieu Ternois (Roubaix) ; Nicolas Terzi (Grenoble) ; Eric Thervet (Paris HEGP) ; Florence Thibaut (Paris Cochin) ; Myriam Thiébaut (Brest) ; Annick Thirouart (La Rochelle) ; Lionel Thivard (Paris Salpêtrière) ; Daniel Thomas (Paris Salpêtrière) ; Xavier Thomas (Lyon) ; Jean François Thuan (Narbonne) ; Philippe Thuillier ; José Timsit (Paris Cochin) ; Jean François Timsit (Paris Bichat) ; Barbara Tisseron (Orléans) ; Jean Marie Tonnelier (Brest) ; Philippe Touraine (Paris Salpêtrière) ; Florence Travert (Paris Bichat) ; Erwan Treillet (Paris Lariboisière) ; Jacques Trévidic (Président de la Confédération des praticiens des hôpitaux et d’Action praticiens Hôpital) ; Christophe Trivalle (Villejuif Paul Brousse) ; Anne Isabelle Tropéano (Paris HEGP) ; Charlotte Trouillet (La Rochelle) ; Michel Tsimaratos (Marseille) ; Roland Tubiana (Paris Salpêtrière) ; Pascal Turlure (Limoges) ; Thierry Urban (Angers) ; Cédric Urbanczyk (La Rochelle) ; Madalina Uzunov (Paris Salpêtrière) ; Paul Elie Valensi (Bondy Jean Verdier) ; René Valero (Marseille) ; Dominique Valeyre (Bobigny Avicenne) ; Dominique Valla (Paris Bichat) ; Dorothée Vallois (Paris Bichat) ; Clément Vanbaelinghem (Roubaix) ; Xavier Van Damme (La Rochelle) ; Rdu Loan Vanica (Argenteuil) ; Laurent Vautier (Paris Bichat) ; Rachel Verbrugghe (Paris Salpêtrière) ; Jean-Marie Verdier (Saint Nazaire) ; Caroline Vergnes (Saint Nazaire) ; Marc Verin (Rennes) ; Jean-Paul Vernant (Paris Salpêtrière) ; Marc Verny (Paris Salpêtrière) ; Christophe Verny (Angers) ; Virginie Verrier (La Rochelle) ; Séverine Veyrieres (Argenteuil) ; Karine Viala (Paris Salpêtrière) ; Jean-Paul Viard (Paris Hôtel Dieu) ; Tiphaine Vidal-Trécan (Paris Lariboisière) ; Karina Vilhem (Dax) ; Marie Vincent (Nantes) ; Claude Virtos (Dreux) ; Angélique Voisin (Limoges) ; Sophie Voisin (Toulouse) ; Julien Vouillarnet (Lyon) ; Raphaël Wagner (Saint Nazaire) ; Thomas Walter (Lyon) ; David Weisenburger (Paris Saint Antoine) ; Laurence Weiss (Paris HEGP) ; Michel Wesoluch (Saint Nazaire) ; Adeline Wibaux (Roubaix) ; Bernard Willemin (Hagueneau) ; Lise Willems (Paris Cochin) ; Jean-Claude Willer (Paris Salpêtrière) ; Genevieve Wilson-Plat (Toulouse) ; Chantal Wood (Limoges) ; Stéphane Workinen (Lyon) ; Yann Wuthrich (Rochefort) ; Ibrahim Yacoub-Agha (Lille) ; Catherine Yardin (Limoges) ; Alain Yelnik (Paris Lariboisière) ; Marion Yger (Paris Saint Antoine) ; Jacques Yguel (Avesnes sur Helpe) ; Loic Ysebaert (Toulouse) ; Jean Ralph Zahar (Angers) ; Touriya Zaoui (Paris Bichat) ; Anne Céline Zeghoudi (Versailles) ; Ariane Zelinsky (Niort) ; Jean-Marc Zini (Paris Saint Louis) ; Jean Marc Ziza (Paris CH de La Croix Saint Simon) ; Benjamin Zuber (Versailles).

Vingt minutes par patient et promotion de l’hypnose clinique : étrange médecine helvétique

Bonjour

A quoi tient le charme de la Confédération helvétique ? Vingt minutes par patient, ni plus, ni moins. C’est la durée que doivent désormais respecter les médecins suisses pour leurs consultations. C’est ce que nous explique le quotidien national suisse « Le Matin » repris, de ce côté-ci du Léman, par Le Quotidien du Médecin. Le Matin, qui explique que les médecins se révoltent devant cette « médecine au chronomètre » :

« Depuis le 1er janvier, la consultation médicale de base est en effet limitée à 20 minutes, aussi bien pour les spécialistes que pour les généralistes. Explosion des coûts de la santé oblige, le Conseil fédéral a en effet adopté une série de mesures qui devraient permettre des économies de l’ordre de 470 millions de francs [suisses]par an, soit environ 1,5% des primes d’assurance-maladie. Berne entend ainsi «corriger des prestations surévaluées, réduire les incitations indésirables et augmenter la transparence». Mesures prises unilatéralement par l’exécutif fédéral, faute d’accord sur une révision globale entre les partenaires tarifaires, qui incluent notamment les médecins, les assureurs et les hôpitaux (…)

« Mais le gros morceau que ne parviennent pas à digérer les médecins est la limitation de la consultation de base à 20 minutes, respectivement 30 minutes pour les enfants et personnes âgées (ainsi que pour certains patients «présentant des besoins plus élevés», pour autant que cela soit motivé auprès de l’assureur).

Qui paiera le prix en cas de dépassement du temps? «Soit le médecin devra renoncer à facturer le surplus, soit il débordera et le patient courra le risque que la facture ne soit que partiellement remboursée», anticipe Pierre-Alain Schneider, président de la Société médicale de la Suisse romande (SMSR). Ce qui impliquerait une médecine à deux vitesses, où seuls les nantis peuvent bénéficier de longs entretiens médicaux. Des craintes balayées par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), qui précise que les spécialistes peuvent facturer des prestations supplémentaires pour des conseils médicaux spécifiques allant au-delà de la portée de la consultation de base. »

Et dans le même temps cette invitation adressée à la presse par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) : « L’hypnose clinique hospitalière : présentation du programme des HUG assistez à une séance en direct ». On apprend à cette occasion que les célèbres HUG ont lancé en 2017 un vaste programme de formation à l’hypnose clinique – et ce « à destination de leurs médecins et de leur personnel soignant ». Les premiers professionnels formés au Programme Hypnose HUG (PHH) recevront leur certification le 27 janvier prochain. Ils pourront alors « appliquer dans leur pratique de soin quotidienne l’hypnose clinique hospitalière et la communication thérapeutique ». Les HUG souhaitent désormais promouvoir très largement l’hypnose clinique. Ils estiment  avoir besoin de former 10% de leur personnel médico-soignant des services de soins, d’ici à 2020.

Il n’est pas toujours simple, en France, comprendre la pratique de la médecine dans la Confédération helvétique.

A demain