Tabac et politique :  « Quai d’Orsay », cigare historique pour présidents de la République

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C’est une information pour riches – glanée sur le site des buralistes. Une information à la frontière du luxe et de l’addiction. Quelques jours après la révélation de l’appétence d’Emmanuel Macron pour les cigares (et cinquante ans après la mort d’Ernesto Che Guevara) les firmes Seita Cigares et Habanos SA ont annoncé la relance d’une nouvelle gamme de « Quai d’Orsay ». Cela s’est fait, nous dit-on, à Paris « dans le cadre prestigieux et intime du studio Harcourt, sur invitation et en présence d’amateurs un certain nombre de professionnels et de journalistes ». Rien n’est précisé quant aux possibles conflits d’intérêt.

« C’est donc un cigare historique à plus d’un titre qui connaît une nouvelle vie, précise lemondedutabac.com, ‘’Quai d’Orsay’’ étant le fruit de la demande du président de la République Valéry Giscard d’Estaing souhaitant ‘’un grand cigare dans l’esprit français du goût et du raffinement’’. À l’époque – nous étions dans les années 70 – Seita a transmis sa demande à son partenaire Cubatabaco, ‘’dont les jefe de liga ont assemblé ce que leur terroir avait de plus délicat et précieux à offrir’’. »

On s’autorise à penser, dans les milieux bien informés, que les efforts de conviction de quelques hauts collaborateurs (anciens et actuels) de Seita seraient ici à l’origine de cette renaissance – nouveaux habillages et nouvelles vitoles. Une trentaine de gros distributeurs vont, dit-on encore, commercialiser cette nouvelle gamme qui verra « Quai d’Orsay » présent dans près d’une centaine de pays. Ces cigares sont, dit-on, réputés pour leur douceur et par conséquent « recommandées aux néophytes désireux de s’essayer au fumage des cubains. » Entrée dans l’addiction ? Douceur et, en même temps, rareté et exotisme appréciés des puristes et autres collectionneurs.

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Le gouvernement va-t-il bientôt augmenter le prix des cigares fumés par le Président ?  

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Au registre des symboles, manque le haut-de-forme. C’est une information de L’Express qui, cette semaine, s’intéresse à la « vie nocturne » du Président de la République : réunions tardives à l’Élysée, communication à toute heure avec ses proches, cinq heures de sommeil par nuit. On y apprend à cette occasion qu’Emmanuel Macron est un fumeur régulier de cigares. Les services du Palais de l’Élysée ont confirmé cette information auprès de l’hebdomadaire. L’information fait les délices du site des buralistes qui précise que la rumeur « courait depuis quelque temps dans le monde des aficionados parisiens ».

Ainsi donc le président de la République, rédigeant lui-même certains textes, « chercherait l’inspiration à travers la dégustation d’un bon cigare ». Comment le sait-on ? En avril dernier, Emmanuel Macron a voulu solliciter un prêt pour financer la campagne présidentielle. Pour cela, il a dû légalement souscrire à une assurance décès. Et dans le formulaire de renseignements médicaux, il a répondu « oui » à la question « Êtes-vous fumeur ? ». L’Express affirme avoir eu connais­sance de ce document.

Pudique et symbolique

Rien n’est dit quant à la provenance, au mûrissement ou à la taille. Certaines gazettes croient néanmoins savoir que le président de la République « n’est pas accro à la nico­tine » (sic), qu’il ne fumerait que « de temps en temps dans son bureau ». « Cepen­dant aucune photo d’Emma­nuel Macron, coupe-cigare à la main, n’existe, ajoutent-elles. Pudique au sujet de ‘’cette pratique haute­ment symbo­lique’’», il fume toujours à l’abri des regards indis­crets. »

Aujourd’hui consommateur averti le président l’était déjà lorsqu’il était ministre de l’Économie et, avant, secrétaire général adjoint de l’Elysée. Durant la campagne présidentielle Emmanuel Macron avait évoqué sa volonté d’augmenter le prix du paquet de cigarettes – volonté bientôt traduite dans les faits par le gouvernement d’Edouard Philippe. Rien n’a encore été précisé au citoyen pour ce qui est des augmentations de cet autre « produit du tabac » dont les luxueuses boîtes, en bois de cèdre, demeurent vierges de tout message préventif.

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Se faire prendre à vapoter au travail avec des camarades coûtera désormais 150 euros

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Automne. À partir de ce dimanche 1er octobre entre en vigueur le « décret relatif aux conditions d’application de l’interdiction de vapoter dans certains lieux à usage collectif ». Un document daté du 26 avril dernier signé de Marisol Touraine (pour le Premier ministre) et de noms républicains  hier au pouvoir, aujourd’hui déjà presque oubliés : Bernard Cazeneuve, Ségolène Royal, Najat Vallaud-Belkacem, Jean-Jacques Urvoas, Myriam El Khomri, Matthias Fekl, Annick Girardin ou Patrick Kanner.

On savait que l’utilisation des cigarettes électroniques (« vapotage ») était interdite dans les établissements scolaires ainsi que dans « les établissements destinés à l’accueil, à la formation et à l’hébergement des mineurs », dans « les moyens de transport collectif fermés » ainsi que dans « les lieux de travail fermés et couverts à usage collectif ».  Le décret de Marisol Touraine avait pour objet de préciser les modalités d’application de l’interdiction concernant les « lieux de travail ». Entendre ici « des locaux recevant des postes de travail situés ou non dans les bâtiments de l’établissement, fermés et couverts, et affectés à un usage collectif, à l’exception des locaux qui accueillent du public ».

Vapoter en individuel

Ce décret rend d’autre part obligatoire une signalisation apparente qui rappelle le principe de l’interdiction de vapoter. Il prévoit, enfin, une contravention de 2e classe (150 euros) à l’encontre des personnes qui « méconnaissent l’interdiction de vapoter » ainsi qu’une contravention de 3e classe (450 euros) pour les responsables des lieux où s’applique l’interdiction qui ne mettent pas en place la signalisation.

 Le site des buralistes français rappelle pour sa part que rien ne semble s’opposer au vapotage en entreprise (dès lors que l’on dispose du privilège d’un bureau individuel) ; de même les établissements ouverts au public (bars et restaurants) semblent échapper à la prohibition. Selon une étude réalisée par Xerfi, la France compterait désormais un noyau de 1,2 million de vapoteurs quotidiens « matures vis-à-vis du produit ».  D’autres études évoquent un chiffre de 2 millions de personnes. Faut-il encore rappeler que nombre d’entre elles vapotent pour ne plus fumer ? Combien sont-elles à être, au quotidien, concernées par ce décret ?

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Prix du tabac : pourquoi Agnès Buzyn avait-elle oublié son collègue Gérald Darmanin ?

 

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Couac politique ou subtilités cachées de la communication gouvernementale ? De longues heures après les révélations, par Agnès Buzyn sur Europe 1, sur les détails du calendrier poussif de l’augmentation du prix des cigarettes,soudaine publication d’un long communiqué signé conjointement «  Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé et Gérald Darmanin, Ministre de l’Action et des Comptes Publics ». Comme la réparation en urgence d’un oubli de très grande taille qui, depuis l’aube suscitait l’ire des buralistes français : que fera le gouvernement contre la contrebande et le marché noir ? Extraits :

 Un produit « différent des autres »

 « Promotion d’une meilleure harmonisation des niveaux de fiscalité sur les produits du tabac grâce à une initiative que la France portera au niveau européen. Diminution de la quantité de tabac transitant d’un pays à l’autre de l’Union Européenne, en limitant strictement les transports transfrontaliers de tabacs « car le tabac n’est pas un produit comme les autres » (sic). Un plan de renforcement de la lutte contre la contrebande de tabacs sera déployé au plus vite sur notre territoire.

Le Gouvernement a décidé le renforcement du renseignement et des contrôles douaniers, au moyen d’un nouveau dispositif répressif et dissuasif plus adapté aux nouvelles pratiques de la fraude :  nouvelles techniques de ciblage, intervenant en amont du dédouanement sur tous les vecteurs (fret express et postal) pour un démantèlement plus efficace des filières d’approvisionnement du marché illégal ; usage d’un nouvel outil de traçabilité des produits du tabac vendus en France, rendu possible par un nouveau cadre réglementaire communautaire, et qui sera généralisé à partir de 2019. »

 Tabac uniquement chez les buralistes

 Conclusion emphatiques du Ministre de l’Action et des Comptes Publics, « Agissant sur tous les leviers de la fraude et usant des dernières techniques et technologies disponibles, avec des actions complémentaires menées de front au niveau national et international, le volet douanier du Plan Tabac permettra de maintenir au sein du réseau des buralistes, seul réseau de distribution autorisé en France, les achats de tabac et de contribuer ainsi à la réussite de la politique de santé publique du Gouvernement. »

Ainsi donc le tabac ne sera plus accessible que chez les buralistes dans un pays qui, aujourd’hui, compte près de 16 millions de fumeurs, où entre 18 et 34 ans, près d’une personne sur deux affirme fumer (et une sur trois entre 15 à 19 ans alors que la vente est interdite aux mineurs…). Un pays, La France, où la prévalence du tabagisme atteint  46% chez les femmes de 20-25 ans, et  55 % chez les hommes de 26-34 ans : des taux parmi les plus élevés recensés dans les pays occidentaux et dans le monde.

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Hausse du tabac : le calendrier miracle qui permettra de se préparer à arrêter de fumer 

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Après Nicolas Demorand, Patrick Cohen. 20 juillet 2017 : sur Europe 1 Agnès Buzyn a révélé de quelle manière le paquet français de cigarettes allait  progressivement passer à 10 euros. Un bien étrange calendrier. Aucune hausse brutale d’entrée, comme la ministre de la Santé en avait pourtant émis le souhait, mais une série de six petits paliers pour, poussivement, tenir une promesse jupitérienne. « Les arbitrages ont été rendus. Nous allons dès la fin de l’année harmoniser le prix des paquets de tabac, et notamment les plus faibles, en augmentant en moyenne de 35 centimes d’ici la fin de l’année pour aboutir à des paquets 7,10 euros » a expliqué Mme Buzyn. Une fois « l’harmonisation » réalisée il y aura une hausse d’un euro en mars prochain ; puis deux hausses de 50 centimes d’euro en avril et en novembre 2019, une nouvelle hausse de 50 centimes d’euro en avril 2020 et de 40 centimes en novembre 2020. Soit, alors, une paquet à 10 euros.

Pourquoi cette hausse graduelle très étales par paliers plutôt que le choc attendu de la hausse brutale ? Agnès Buzyn délivre ici un étrange argumentaire, a expliqué vouloir se mettre à la place des fumeurs. « C’est une hausse en trois ans, ce qui était mon souhait, assure-t-elle aujourd’hui. Ça permet aux gens de se préparer et de trouver les moyens d’arrêter de fumer. C’est un calendrier qui permet à chacun de se mettre dans la perspective de l’arrêt. »

Toujours rien sur la cigarette électronique

Etrange emballage politique. Des spécialistes soutiendront, sans difficulté, une argumentation contraire : cette annonce de la progressivité des prix n’aidera en rien les personnes dépendantes du tabac mais (à la différence d’un choc massif d’entrée) leur fournira les moyens de s’adapter et de ne pas briser leur addiction. Trouver les moyens d’arrêter ? On ne peut qu’être amèrement déçu, ici, de l’absence de toute mesure concernant l’amélioration de la prise en charge financière des substituts nicotiniques et le soutien à l’usage de la cigarette électronique comme outil d’arrêt du tabac. Une nouvelle fois, comme dans l’ancien monde, pas de vision politique de réduction des risques.

Ce n’est pas tout: sur son flanc droit le gouvernement doit d’autre part d’ores et déjà compter avec l’ire des buralistes qui dénoncent l’absence de toute mesure contre l’existence et le développement annoncé des circuits et marchés parallèles. Première manifestation annoncée pour le 4 octobre.

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Fumer dans les collèges et les lycées : face à la polémique, Edouard Philippe a tranché  

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Suffirait-il donc parfois, sous l’ère Macron, de parler pour être entendu ? Quelques jours après la résurgence médiatique d’une invraisemblable polémique, le Premier ministre Edouard Philippe a tranché. Et il a, via l’AFP, tenu à ce que la France le sache. L’interdiction de fumer dans l’enceinte des collèges et lycées restera strictement appliquée, a indiqué Matignon – et ce en dépit des hypothétiques inquiétudes quant à d’éventuels attentats visant les attroupements (plus ou moins) tabagiques à la sortie des établissements.

« À l’heure où le gouvernement va engager une campagne de lutte contre le tabagisme, et alors que la sécurité aux abords des établissements a été renforcée dans le cadre de la nouvelle posture Vigipirate Attentats, il n’est pas question d’affaiblir le décret du 15 novembre 2006 qui interdit de fumer à l’intérieur des établissements », a indiqué Matignon à l’AFP.

Appel présidentiel discret

Où l’on voit, comme nous l’avancions, que Jean-Michel Blanquer ministre de l’Education nationale n’a pas été à même de prendre seul la décision. La décision, annoncée ce lundi 4 septembre, a été prise par Édouard Philippe à la suite d’une réunion avec la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, et Jean-Michel Blanquer, a précisé Matignon. Et rien n’interdit d’imaginer un appel discret d’Emmanuel Macron, président féru de prévention.

Le site des buralistes français rappelle que la piste avait été évoquée d’autoriser les chefs d’établissement à permettre aux élèves de fumer dans l’enceinte des lycées, afin d’éviter des attaques visant les élèves regroupés devant l’établissement, par exemple à la voiture-bélier. Il ajoute que depuis les attentats de 2015, les ministères de l’Éducation et de la Santé avaient envoyé des messages contradictoires aux chefs d’établissement, le premier vers un assouplissement, le second maintenant l’interdiction absolue. Avant que le Pr Benoît Vallet, Directeur général de la santé s’attaque au dossier et l’emporte, l’an dernier, devant la justice administrative.

Edouard Philippe et la cigarette électronique

Et maintenant ? Pourquoi ne pas rebondir et aller plus loin comme le suggèrent, fort opportunément la Fédération Addiction et son président Jean-Pierre Couteron ? « Réfléchir à la mise en sécurité des adolescents fumeurs, dans un contexte de menaces terroristes, ne peut être reproché à ceux qui en ont la charge. Cependant les dangers du tabac et l’importance de la période adolescente dans les addictions, justifient d’autres solutions que de les abandonner les lycéens dans des espaces fumeurs » expliquent-ils.

Sur ce terrain, les professionnels de la Fédération Addiction proposent de répondre par la logique de l’Intervention Précoce. Ils observent (c’est un méchant euphémisme) que « l’interdit de vente du tabac aux mineurs est encore trop souvent mal respecté ». Aussi suggèrent-ils la création « même ponctuelle » d’espaces pour l’arrêt du tabac et sa réduction des risques, présentant des outils comme les patchs, les substituts nicotiniques et le vapotage.

Où l’on en vient à s’interroger : que pense le Premier ministre Edouard Philippe de la cigarette électronique ?

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Fumer dans les collèges et lycées : le ministre Blanquer va-t-il oser faire preuve d’autorité ?  

 

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 C’est la polémique de la rentrée dans les collèges et les lycées : permettre ou non aux élèves de consommer du tabac au sein des enceintes scolaires ? Bafouer la loi pour prévenir le risque hypothétique d’une attaque terroriste visant les regroupements d’adolescents fumant devant les portes et grilles de leurs établissements.

« Le sujet a fait l’objet d’une réunion, jeudi soir 31 août, entre représentants des ministères de l’Intérieur, de la Santé et de l’Éducation nationale, indique le site des buralistes. Aucune mesure n’aurait été prise. Dans l’entourage du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, on assure que pour celui-ci, ce serait « une véritable préoccupation (Le Figaro du 2 septembre). Mais on indique aussi qu’il ‘serait plutôt favorable à la possibilité de laisser les proviseurs choisir ‘’.»

Ce serait là un erreur majeur doublée d’une faute historique. Et une défausse qui cadrerait mal avec la volonté présidentielle de rétablir l’autorité et de faire acte de prévention, notamment contre le tabagisme. Où l’on voit, une nouvelle fois et sur un sujet sanitaire éminemment concret, les trois ministres concernés (sans même parler du premier) totalement silencieux. Faut-il, ici comme ailleurs, attendre un arbitrage jupitérien ?

Des cibles évidentes

 Laisser les proviseurs choisir ? Ces proviseurs ont le soutien de leur syndicat, le SNPDEN dont le secrétaire général, Philippe Tournier, demande toujours la levée de l’interdiction de fumer dans les lycées tant que perdurera l’état d’urgence. Et le site des buralistes de rappeler l’argumentaire syndicaliste : laisser aujourd’hui les jeunes dans la rue, c’est prendre, selon lui, des risques inconsidérés : « Ils sont des cibles évidentes et il faut prendre des mesures de bon sens. Je suis effaré de voir que les pouvoirs publics n’osent toujours pas intervenir… Alors qu’on s’est aperçu que les élèves ne fumaient pas davantage avec des espaces fumeurs dans l’enceinte de l’établissement ».

 A la veille de cette rentrée Philippe Tournier s’exprimait sur RTL. Voici ses propos :

« Depuis 2006, c’est interdit de fumer dans l’enceinte des établissements. En fait, cela n’a pas diminué du tout le nombre de fumeurs. Les élèves sont sortis fumer devant les lycées. Je rappelle qu’un certain nombre d’entre eux sont majeurs, donc on ne peut pas les empêcher de circuler librement. Et la situation est aggravée par le fait que les non-fumeurs qui autrefois étaient un peu séparés des fumeurs parce qu’ils n’allaient pas dans leurs zones … maintenant, ils sortent aussi avec les fumeurs. Il y aurait de quoi réfléchir sur l’efficacité de la mesure mais ce n’est pas le propos.

 « Le propos, il est très conjoncturel, il est lié aujourd’hui au risque terroriste alors que des centaines de jeunes sont agglutinés devant les lycées. Avec le principal syndicat des commissaires de police, nous avions fait une demande conjointe, à l’époque de Manuel Valls, pour donner, durant l’état d’urgence, la possibilité aux conseils d’administration de créer une zone à l’intérieur de leurs établissements de sorte à protéger les fumeurs.

Zone fumeur intérieure

« Nous nous sommes heurtés à une polémique qui nous semble un peu décalée de la part d’associations que l’on aurait plutôt voulu voir dans les lycées … On ne les voit jamais.

« Or, à peu près la moitié des lycées avaient recréé une zone fumeurs intérieure. Quasiment tous l’ont supprimée car il y a eu une décision de la justice administrative qui a eu pour effet d’annuler ces décisions.

 « Ce que l’on dit, c’est qu’il y a un risque évident, patent, qui est aujourd’hui le principal risque dans les établissements scolaires. Il faut que les autorités publiques prennent une décision applicable. »

Combien de temps faudra-t-il attendre pour connaître la décision des « autorités publiques » ? Et combien de temps faudra-t-il attendre avant que les mêmes autorités fassent appliquer les articles du code de la santé publique qui disposent qu’il « est interdit de vendre ou d’offrir gratuitement, dans les débits de tabac et tous commerces ou lieux publics, à des mineurs de moins de dix-huit ans des produits du tabac ou leurs ingrédients, y compris notamment le papier et le filtre » ? Plus d’un adolescent français sur trois consomme, aujourd’hui, du tabac.

 A demain