Images vidéo à l’attention des médecins, des pharmaciens et de celles et ceux qui ne le sont pas

Bonjour,

Pas de grandes phrases. Il s’agit ici de nos allergies depuis 2010. Plus précisément de l’image réfléchie de nos allergies via les ventes de médicaments prescrits contre ces souffrances humaines – des manifestations nées de la tendance spontanées de certains végétaux à vouloir se reproduire quoi qu’il nous en coûte.

Pollens

Ceci est une initiative privée. Regardez et vous comprendrez :

https://www.youtube.com/watch?v=VkqRELtK3s8&feature=youtu.be

On en saura un peu plus en lisant ceci ou en allant sur Slate.fr.

Interdits de  notre Assurance maladie

Regardez à nouveau. Et imaginez maintenant tout ce qui pourrait-être fait dans le domaine du médicament, de la médecine et de la santé publique. Bien évidemment il faudrait pour cela que notre Assurance-maladie en finisse avec ses interdits. Et que le gouvernement (actuellement de gauche) s’intéresse à la dimension révolutionnaire de l’Open Data. Cela viendra. Nous y reviendrons.

A demain

 

Pilules : l’ANSM s’entrouvre à la vie réelle

L’Agence du médicament a mesuré l’impact de la médiatisation de l’affaire. Voici les premiers résultats. Sans surprise mais édifiants. Les données officielles (prescriptions, morbidité, mortalité) se rapprochent désormais celles de la vie réelle. On attend désormais les résultats du futur système de surveillance des IVG.  

On l’attendait, c’est fait. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a rendu public lundi 25 février un communiqué de presse sobrement intitulé « Actualisation des données sur les contraceptifs oraux combinés (COC) ». Il s’agit plus précisément d’une « mise à jour » de son dossier « Pilules estroprogestatives et risque thromboembolique veineux ». Nouveautés présentes : les données de pharmacovigilance recueillies entre le 4 et le 31 janvier 2013 et l’évolution de l’utilisation des COC. Nouveauté à venir : « l’ANSM s’engage à publier régulièrement les nouvelles données disponibles sur les risques et l’évolution des pratiques liées à l’utilisation des COC en France ». On pourra s’interroger sur les raisons du recours au verbe « s’engager ». N’était-ce donc point, déjà, un acquis ? Y avait-il quelques données à cacher ? Serait-ce un premier symptôme, printanier, d’un open data en boutons ?

Reprenons :

« La publication au 4 janvier 2013 des effets indésirables déclarés dans la base nationale de pharmacovigilance depuis 1985, avait fait apparaître un total de 567 notifications et 13 cas de décès par événements thromboemboliques veineux, rapportés chez des femmes recevant une contraception orale combinée souligne l’ANSM. Ces données ne reflètent pas la fréquence de survenue de ces événements en vie réelle (..,) ». Dans une vie non réelle, donc, 567 notifications et 13 décès en 28 ans.

Poursuivons :  

« Entre le 4 et le 31 janvier 2013, période durant laquelle le risque des pilules contraceptives a été fortement médiatisé, 36 nouveaux cas (31 thromboses veineuses et 5 thromboses artérielles) dont 10 étaient survenus il y a plus de 3 mois ainsi que 2 décès, survenus en 1999 et 2012, ont été enregistrés dans la base nationale de pharmacovigilance. » Dans une vie moins irréelle, donc, et un mois « fortement médiatisé » 21 notifications effectuées in live.

Conséquences :

« Afin de mesurer les conséquences sanitaires sur la population française des pilules des différentes générations, l’ANSM mène également des études pharmaco-épidémiologiques en « vie réelle », dont les étapes seront prochainement communiquées. Ces études reposent sur la base SNIIRAM (source CNAMTS) et du PMSI. » Pour quelles obscures raisons ne savions-nous pas plus tôt ce qu’il en était de la réalité de la « vie réelle « ?

D’autre part.

Il apparaît soudain, au chapitre toujours bien mystérieux des données de prescriptions et de ventes dés médicaments que l’utilisation des COC a rapidement évolué depuis la fin de l’année 2012. Est-ce du fait de l’ANSM ? Sans doute : « ces changements font suite à la recommandation de l’ANSM auprès des prescripteurs de privilégier les pilules de 2ème génération et à la mise en œuvre du plan d’actions de l’Agence. La vente des COC de 3ème et 4ème générations a diminué d’environ 25 % quand on la compare à la même période de l’année précédente. Cette baisse a été simultanément accompagnée d’une hausse de la vente des COC de 2ème génération (de l’ordre de 16 %). » Que s’était-il donc passé pour que l’Agence fasse cette recommandation ? L’ANSM ne le rappelle pas dans son communiqué de presse.

« Les pharmaciens suggèrent … »

« Ce mouvement de report vers les COC de 2ème génération s’est donc largement amorcé et devrait se poursuivre dans les semaines et mois à venir, ajoute l’Agence. Cependant, ce report n’est pas total, une baisse de l’ordre de 3,5% des ventes de COC toutes générations confondues ayant été observée. Les données du Conseil national de l’ordre des pharmaciens suggèrent que ce report pourrait être différent selon l’âge des femmes avec un moindre report chez les jeunes filles. » On aimerait connaître les suggestions des prescripteurs. Est-ce dire que l’ANSM ne dispose pas, en 2013, d’outils perfectionnés permettant de dire dans la vie « réelle » ce qu’il en est de la nature et des évolutions des prescriptions à partir des prescripteurs eux-mêmes ?

Ne pas oublier

L’ANSM rappelle qu’il existe « une palette importante de moyens de contraception et que les professionnels de santé restent les meilleurs interlocuteurs pour informer et aider les femmes à choisir le moyen de contraception qui leur est le plus adapté ».

On attend désormais, pour compléter les leçons de l’affaire, les résultats du futur système de surveillance des IVG.